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UN BILAN DE L’EAU ET DE L’ASSAINISSEMENT, NUMÉRO 5, SEPTEMBRE 2006 Voir les numéros précédents >

Pays industrialisés

Concernant l’eau et l’assainissement, la couverture universelle qui caractérise les pays industrialisés comporte toutefois quelques trous. Dans les zones rurales de Lettonie et de Hongrie, 4 % et 2 %, respectivement, de la population n’ont toujours pas accès à des sources améliorées d’eau potable.

Dans plusieurs pays européens en transition économique, les infrastructures d’eau et d’assainissement doivent être encore renforcées et améliorées. Et tous les pays industrialisés ont un défi de taille à relever, qui consiste à financer le remplacement d’infrastructures qui se délabrent ou qui fuient, et qu’il aurait fallu commencer à rénover depuis longtemps dans certains cas.

La plupart des pays membres de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) s'efforcent de financer la remise en état des canalisations d’eau et des égouts en introduisant des barèmes de prix pour l’eau reflétant l’ensemble des coûts marginaux liés à l’octroi de services aux ménages et à l’industrie. Dans plusieurs cas, ils ont essayé d’appliquer des mesures garantissant l’accès des groupes à revenu faible. Ce type de service ciblé est essentiel pour les groupes vulnérables, car il pourrait arriver que des populations soient privées de couverture par l’eau et l'assainissement sans qu’on s’en aperçoive lorsque les prestations sont pratiquement universelles.

L’aide publique au développement (APD) fournie par les pays industrialisés pour soutenir l’approvisionnement en eau et l'assainissement a beaucoup augmenté en 2004, bien qu’elle s’explique largement par le financement par les États-Unis du programme de reconstruction de l’Iraq. Les engagements bilatéraux pris par les donateurs membres du Comité OCDE d’aide au développement en 2004 pour tous les pays se sont élevés à près de 3 milliards de dollars, tandis que les engagements multilatéraux se sont élevés à 1,8 milliard.

On constate toutefois que le secteur de l’eau n’est que rarement en tête des priorités. La part de l’aide accordée à l’approvisionnement en eau et à l’assainissement par rapport au montant total de l’APD des membres du Comité d’aide au développement susceptible d’être affectée par secteur est passée de 8 % pour la période 1999-2000 à 6 % pour la période 2001-2002, et elle n’en a pas bougé pendant 2003-2004. L’Allemagne, les États-Unis, la France, le Japon et les Pays-Bas sont les pays donateurs qui ont versé la contribution la plus élevée à ce secteur en 2004.