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UN BILAN DE LA NUTRITION NUMÉRO 4, MAI 2006 Voir les numéros précédents >

Dans le monde en développement, un enfant sur trois est nourri exclusivement au sein au cours des six premiers mois de sa vie.

Les régions d’Asie de l’Est/Pacifique et d’Afrique de l’Est et australe sont celles qui ont les niveaux les plus élevés d’allaitement exclusif au sein au cours des six premiers mois, alors que l’ECO/CEI et l’Afrique de l’Ouest et centrale enregistrent les niveaux les plus faibles.

Allaitement exclusif au sein

Allaitement exclusif au sein

Le lait de femme est l’aliment idéal pour la survie, la croissance et le développement des nourrissons. L’allaitement exclusif au sein pendant les six premiers mois de la vie stimule le système immunitaire et protège contre la diarrhée et les infections respiratoires aiguës – deux des principales causes de mortalité infantile dans le monde en développement – et améliore la réaction à la vaccination. A l’inverse, et en particulier dans de mauvaises conditions hygiéniques, les produits de substitution présentent des risques élevés d’infection et peuvent être fatals pour les nourrissons. Et pourtant, seulement un peu plus d’un tiers environ des nourrissons des pays en développement sont allaités exclusivement au sein pendant les six premiers mois de leur vie.

On constate des variations considérables. Les taux les plus élevés se rencontrent actuellement dans la région de l’Asie de l’Est et du Pacifique (43 %) et de l’Afrique de l’Est et australe (41 %), et les taux les plus faibles en Afrique de l’Ouest et centrale (20 %) et dans l’ECO/CEI (22 %).13

Les pourcentages restent faibles dans l’ensemble du monde en développement, mais les données tendancielles montrent que le taux d’allaitement exclusif au sein s’est amélioré : il est passé de 34 % à 41 % entre 1990 et 2004.14 En Afrique subsaharienne, le taux a doublé au cours de la même période, passant de 15 % à 32 %. L’Afrique de l’Ouest et centrale a accompli de remarquables progrès : le taux a été multiplié par plus de cinq. Les pays africains qui ont fait de grands progrès depuis 1990 sont les suivants : Burkina Faso, Cameroun, Ghana, Madagascar, Mali, Nigéria, République-Unie de Tanzanie, Sénégal, Zambie et Zimbabwe. Les taux d’allaitement exclusif au sein se sont également améliorés au cours de la même période en Asie du Sud et dans la région du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord, passant de 43 % à 47 % et de 30 % à 38 %, respectivement.

Les taux sont demeurés à peu près constants dans la région de l’Asie de l’Est et du Pacifique au cours de la même période. Les données disponibles n’ont pas permis de calculer des tendances pour l’Amérique latine/les Caraïbes et l’ECO/CEI (on ne présente des estimations de tendances régionales que si les données disponibles couvrent au moins 50 % des naissances).

 

13  Les taux d’allaitement au sein sont basés des données les plus récentes dont on dispose pour 111 pays pour la période 1996–2004.
14  Les estimations de la tendance concernant l’allaitement au sein sont basées sur un sous-ensemble de 37 pays pour lesquels on disposait de données tendancielles et portent sur environ 60 % des naissances se produisant dans le monde en développement (à l’exclusion de la Chine). L’analyse concernant l’Afrique subsaharienne couvre 59 % du nombre total des naissances dans la région; l’analyse concernant l’Afrique de l’Ouest et centrale en couvre 68 %; et l’analyse concernant l’Afrique de l’Est et australe environ la moitié. Les estimations de tendances sont légèrement différentes des estimations des taux d’allaitement au sein actuels car l’étude des tendances a été basée sur les données concernant 37 pays et les taux d’allaitement au sein actuels ont été estimés à partir des données concernant 111 pays. Il en va de même pour toutes les autres régions.