PROGRÉS POUR LES ENFANTS
Parité des sexes et enseignement primaire : numéro 2, avril 2005 Voir tous les rapports >

Dans de nombreux pays, la pandémie de VIH/SIDA a dévasté le secteur de l'éducation, privant les écoles de ressources humaines et économiques essentielles. L'Afrique orientale/australe est la région la plus durement touchée à cet égard. Il est infiniment plus difficile, du fait de la pandémie, de réaliser des progrès sur la voie d'un enseignement primaire universel de qualité.

Le VIH/SIDA fait perdre aux ecoles enseignants et eleves

Dans de nombreux pays touchés par le VIH/SIDA, l'offre aussi bien que la qualité de l'éducation ont chuté à mesure que les enseignants sont tombés malades, sont morts ou ont dû s'occuper de leur famille. À la fin des années 1990, par exemple, plus de 100 écoles ont été contraintes à la fermeture en République centrafricaine à la suite de décès liés au SIDA (1). Les écoles des régions rurales perdent souvent du personnel car les enseignants touchés par le VIH vont vivre dans des agglomérations urbaines de façon à ce qu'eux-mêmes ou leur famille soient plus près des hôpitaux et des autres services de soins de santé. Au Malawi, la proportion d'élèves par enseignant a atteint dans certaines écoles 96 pour 1 à cause de maladies liées au SIDA (2).

Le problème a trait non seulement à l'offre éducative mais également à la demande des enfants. À l'échelle mondiale, le nombre d'enfants orphelins du fait du VIH/SIDA est passé de 11,5 millions en 2001 à 15 millions en 2003. Environ 12,3 millions de ces enfants vivent en Afrique
subsaharienne (3).

Dans quasiment tous les pays pour lesquels on dispose de données, les enfants qui ont perdu leurs deux parents vont moins souvent à l'école. Aux Comores, par exemple, 35 % des enfants ayant perdu leurs parents vont à l'école contre 60 % des enfants vivant avec au moins un parent. Au Mozambique, ces pourcentages sont respectivement de 32 et de 68 % ; en Éthiopie, de 26 et
43 % (4).

Même les orphelins qui vont à l'école se heurtent souvent à de plus grandes difficultés. Des études réalisées au Kenya, en République-Unie de Tanzanie et au Zimbabwe ont montré que les enfants âgés de 6 à 10 ans qui ont perdu leurs deux parents sont deux fois moins souvent dans la classe correspondant à leur âge que les enfants du même âge dont les deux parents sont en vie ; pour les orphelins âgés de 11 à 14 ans, le ratio est de deux à trois (5).

PROGRÈS POUR LES ENFANTS
Avant-propos
LA PARITÉ DES SEXES
Afrique de l'Est/Afrique australe (You are here)
Afrique de l'Ouest/Afrique centrale
Asie du Sud
Moyen-Orient/Afrique du Nord
ECO/CEI
Amérique latine/Caraïbes
Asie de l'Est/Pacifique
Pays industrialisés
Note finale
Tables