La région de l'Europe centrale et orientale/Communauté d'États indépendants (ECO/CEI) avait en 2001 un taux net d'inscription/de fréquentation scolaire de 88 %, taux que seules les régions Asie de l'Est/Pacifique et Caraïbes/Amérique latine dépassaient dans le monde en développement. Elle a cependant enregistré entre 1980 et 2001 un accroissement annuel moyen du taux net d'inscription/de fréquentation scolaire dans le primaire inférieur à celui de toute autre région en développement (0,35 %). Cela s'explique en partie par le niveau de départ élevé d'une région dont les gouvernements ont longtemps privilégié en général l'éducation - des garçons comme des filles.
Etant donné les taux de scolarisation de départ relativement élevés, l'accélération nécessaire à la réalisation de cet objectif est tout à fait possible.
Comme toujours, les moyennes régionales occultent les disparités entre pays. Les taux nets d'inscription/de fréquentation scolaire les plus élevés en 2001 étaient ceux de l'ex-République yougoslave de Macédoine (97,5 %), de l'Albanie (97,2 %) et du Tadjikistan (96,0 %). C'est dans les pays les plus touchés par les guerres des Balkans - la Serbie-et-Monténégro (76,2 %) et la Bosnie-Herzégovine (86,2 %) - ainsi qu'en Azerbaïdjan (79,9 %), que ces taux sont le plus bas. La Serbie-et-Monténégro en particulier a vu son taux de scolarisation dans le primaire considérablement chuter pendant les années 1990, dominées par la guerre civile et les sanctions internationales.
À l'échelle régionale, la parité des sexes a déjà presque été atteinte dans le primaire en 2005. Tous les pays sont sur le point d'atteindre l'objectif de 2005, à l'exception du Tadjikistan (0,95), l'indice de la Turquie devant, d'après les projections, passer de 0,93 en 2001 à 0,96 en 2005.
Les données nationales ont tendance à masquer les disparités dans les pays. Les pratiques discriminatoires font obstacle à la participation des enfants des minorités ethniques et enfants handicapés. En outre, au sein des minorités, comme les Roms, les filles risquent davantage que les garçons de ne pas aller à l'école et d'abandonner leurs études. En général les disparités entre sexes se maintiennent suite au démantèlement des structures sociales intervenu à la période de transition.















