La dette a un visage d'enfant : pression en faveur de l'annulation de la dette Si la valeur de ces réformes est indubitable, elles ne sont toutefois pas suffisantes. Une dette qui ne peut être remboursée exacerbe la pauvreté, c'est pourquoi une partie des dettes, si ce n'est toutes les dettes, doivent être annulées, au moins pour les pays les plus pauvres. La campagne Jubilé 2000 en faveur de l'annulation en bloc des dettes non remboursables à l'occasion du millénaire, a été accueillie favorablement et a reçu l'aval de plusieurs dirigeants politiques et chefs religieux. La date précise de cette annulation reste encore à définir, mais la nécessité d'annuler certaines dettes est incontestable.
L'annulation est l'occasion, tant pour les créditeurs que pour les débiteurs, d'entrer en guerre contre la pauvreté et de canaliser les ressources pour qu'elles atteignent les plus nécessiteux, notamment les enfants, en concentrant les efforts sur le développement humain. Cette orientation serait conforme à l'Initiative 20/20 – un plan visant à utiliser des ressources nationales et des fonds fournis par des donateurs convenu par les gouvernements lors du Sommet mondial pour le développement social de 1995 – et c'est une approche qui ne s'est que trop fait attendre. L'heure est venue de lancer l'assaut contre l'endettement et la misère – on aurait déjà dû le faire hier. Pour des millions d'enfants, demain sera trop tard.
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