Le progrès des nations 1998
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Tenir les promesses

UNICEF/97-0512/Murray-Lee

L'état civil permet de calculer, entre autres, le nombre d'enfants à scolariser. Une classe au Turkménistan, où 90 % des naissances sont enregistrées.

Il y a des obstacles qui peuvent et doivent être vaincus par l'engagement, la technologie et les campagnes d'information, et certains pays ont commencé à faire de petits pas dans cette direction. Sous les auspices de la Division de statistique de l'Organisation des Nations Unies et d'un consortium d'institutions des Nations Unies, des ateliers de formation ont été organisés ces six dernières années à l'intention d'officiers de l'état civil du monde entier, afin d'accélérer l'amélioration des systèmes civils d'enregistrement. Les bureaux de l'état civil sont renforcés et revalorisés, certains même sont informatisés.

Plus de 30 Etats ont intensifié leurs efforts pour atteindre les enfants dans les zones rurales. Des officiers itinérants de l'état civil délivrent des certificats de naissance, notamment en Argentine, en Equateur, en Iran, en Thaïlande et au Zimbabwe. Au Mozambique, une campagne mobile a été entreprise peu après l'accord de paix de 1992 pour enregistrer les enfants nés pendant le conflit.

Le Chili a mis en place une unité mobile d'enregistrement très moderne, en liaison informatique avec le Service central dans la capitale. En 1996, la Roumanie a adopté une loi obligeant les médecins à amorcer le processus d'enregistrement des bébés qu'ils font naître et qui sont par la suite abandonnés à l'hôpital. Aux Philippines, dans le cadre d'un effort visant à élargir la sensibilisation, on organise chaque année en février le «mois de l'enregistrement à l'état civil».

Dans un certain nombre de pays, les agents de santé ou les officiers de l'état civil commencent le processus dès l'hôpital, notamment en Afrique du Sud, au Chili, au Costa Rica, à Cuba, en Egypte, en El Salvador, au Ghana, en Guinée équatoriale, en Libye, à Madagascar, au Mali, au Myanmar, en République dominicaine et en Uruguay. Pour atteindre les enfants nés en dehors de l'hôpital, le Ghana a formé les accoucheuses traditionnelles à les enregistrer.

Au Pérou, les juges, les avocats, les officiers de l'état civil, les éducateurs et le personnel des organisations communautaires locales ont participé à des séminaires sur l'enregistrement à l'état civil. L'Equateur a créé des brigades mobiles pour enregistrer les enfants dans les quartiers pauvres, tandis que le Nicaragua se concentrait sur les migrants des zones rurales et les enfants des quartiers autochtones.

Mais il s'agit là d'efforts isolés, et qui restent insuffisants - la preuve en est que la plupart des nations ne savent pas exactement quel pourcentage des naissances est enregistré. Il faut que les gouvernements fournissent des ressources pour développer les systèmes d'enregistrement, et que les citoyens maintiennent leur pression sur leur gouvernement en dénonçant les lois qui exercent une discrimination à l'égard du droit de l'enfant à une nationalité à part entière.

L'enregistrement à la naissance est le premier pas dans le chemin de la vie. Pour les enfants à qui l'on refuse un certificat de naissance, ce chemin sera plein de vicissitudes. Nous devons nous engager à garantir que tous les enfants du monde jouiront de ce précieux droit de naissance, qui est un bon de citoyenneté. Je ne peux imaginer de meilleure commémoration du cinquantième anniversaire de cette promesse solennelle faite à l'humanité, la Déclaration universelle des droits de l'homme.

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