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Le coût de la guerre: urgences contre développement

Les conséquences de la guerre ne se limitent pas à des vies et des sociétés brisées; elles obligent en outre à mobiliser des ressources qui auraient pu servir au développement à plus long terme. Ces dix dernières années, les crédits dont le développement avait un besoin si désespéré ont été de plus en plus souvent détournés pour faire face à des situations d'urgence - et même ainsi on était loin de pouvoir satisfaire les besoins des individus.

Réponses aux appels des Nations Unies

NOTE - Ce tableau se réfère à des appels lancés jusqu'en 1996 ou au début de 1997.

Source: Nations Unies, Département des affaires humanitaires. http://www.reliefweb.int, avril 1997.

Les contributions des gouvernements pour le maintien de la paix et pour l'aide humanitaire d'urgence ont quintuplé, de moins de deux milliards de dollars en 1985 à près de dix milliards en 1994, traduisant une montée de conflits qui ont eu un impact dévastateur sur les populations civiles, et en particulier sur les enfants.

Malgré cet accroissement spectaculaire, les contributions apportées au titre de l'aide d'urgence aux institutions compétentes des Nations Unies ont été régulièrement bien au-dessous des montants nécessaires, laissant en moyenne entre 1992 et 1996 un «blanc» de 28 %. Quant aux appels lancés en faveur de 14 pays en 1996 et au début de 1997, les crédits demandés n'ont pas été atteints pour 13 pays - la différence étant la plus grande pour l'Iraq (presque 60 %).

L'UNICEF et d'autres institutions s'efforcent d'intégrer les programmes d'urgence dans les efforts de développement à plus long terme, en organisant par exemple des vaccinations et en fournissant des mallettes pédagogiques «école-dans-la-boîte» pour que les enfants puissent continuer leurs études. En dépit de tous ces efforts cependant, les conflits sapent le développement.

En 1985, les crédits alloués à l'aide d'urgence et au maintien de la paix représentaient 5 % du total de l'aide au développement fournie par les pays industrialisés. En 1994, la proportion était passée à plus de 16 %. Autrement dit, des dizaines de milliards de dollars qui auraient pu aller au développement à long terme ont servi à atténuer - partiellement - le coût humain de la guerre.

Dépenses pour l'aide d'urgence et le maintien de la paix

Source: OCDE, Coopération pour le développement, rapports de 1994 et 1996.

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