Le progrès des nations
Page d'accueil | Activités de l'UNICEF | Dossiers | Information et publications | Cartes de vœux, cadeaux et dons | Coin des médias | La voix des jeunes | A propos de l'UNICEF

Déséquilibre

Toutes les générations subissent l'impact du SIDA. Au décès des parents, d'autres membres de la famille doivent prendre en charge les orphelins. En Thaïlande, cette grand-mère élève ses petits-enfants, dont les parents ont succombé au SIDA.Pour combattre le SIDA, il est essentiel d'enseigner aux gens comment il se transmet. Une jeune fille participant à un atelier sur la connaissance du SIDA à Bujumbura (Burundi), montre un tee-shirt où est inscrit, en kirundi: «Nous avons appris ce qu'est le SIDA et nous l'enseignons.»

p024 picture

Le VIH ne fait pas souffrir seulement ceux qu'il infecte. Quand une mère tombe malade, ses enfants pâtissent souvent. Ici, entretien avec une conseillère dans un quartier pauvre de São Paulo (Brésil).

Alors que le monde en développement est frappé de façon si disproportionnée, la lutte contre le SIDA est tout aussi déséquilibrée, mais en sens inverse, en faveur du monde industrialisé. L'exemple le plus flagrant est celui des nouvelles multithérapies, largement disponibles dans les pays industrialisés. Le prix des médicaments - il peut atteindre 15 000 dollars par patient et par an - les met hors de portée des habitants des pays les plus affectés. Et même si de rares favorisés peuvent les payer, les médicaments ne sont disponibles que dans des pays à revenus moyens, comme le Brésil ou la Thaïlande; ils sont à peu près introuvables en Afrique.

On pourrait citer bien d'autres exemples de ce déséquilibre. Sur les 2,6 milliards de dollars consacrés chaque année à la prévention du VIH dans le monde, seuls 14 % vont aux pays en développement. Ces pays reçoivent une fraction encore plus faible (6 %) des 11,6 milliards de dollars versés pour les soins. Quant à la recherche sur le vaccin, d'une importance particulièrement cruciale pour les pays durement frappés, elle reçoit moins de 5 % des 4,2 milliards de dollars alloués chaque année à la recherche sur le VIH/SIDA dans le monde, selon les estimations les plus récentes.


Le SIDA est un défi au développement, où s'entremêlent inextricablement les problèmes de pauvreté, d'inégalité, de culture et de sexualité.
Etant donné l'enjeu, il est aussi scandaleux qu'irrationnel de refuser des fonds pour la mise au point de vaccins. Quelques informations encourageantes nous arrivent cependant du groupe d'évaluation de la recherche sur le SIDA relevant des National Health Institutes des Etats-Unis. Sous la pression et le contrôle de personnalités scientifiques connues et indépendantes, le groupe a appelé à revitaliser la recherche sur les vaccins, et les Instituts ont considérablement accru leurs efforts en ce domaine. Par ailleurs, un consortium d'organisations a lancé une initiative internationale pour un vaccin contre le SIDA, afin de stimuler la recherche à cet égard. L'initiative entend notamment activer les travaux sur les sous-types de VIH présents dans les régions où la propagation de la maladie est particulièrement rapide. Il faut aussi que les gouvernements prévoient des mesures d'encouragement pour inciter les grands laboratoires pharmaceutiques à investir dans ces recherches.

Le financement mis à part, la concentration de la recherche dans le monde industrialisé a d'autres implications inquiétantes. Ainsi, la recherche sur la prévention de la transmission du VIH de la mère à l'enfant et sur le traitement des états morbides en relation avec le VIH chez l'enfant a été des plus limitées, de toute évidence parce que ces problèmes concernent surtout les pays en développement. Ceux-ci ont également besoin d'une aide pour pouvoir fournir les médicaments anti-VIH à ceux de leurs citoyens qui en ont besoin. Il est impératif de répartir plus également dans le monde entier les ressources, les connaissances et les efforts pour combattre le SIDA.

Il faut en même temps travailler à rendre moins difficile la vie des personnes atteintes de maladies liées au VIH. Antalgiques, antidiarrhéiques et antimycosiques sont des médicaments de base, mais ils restent hors de portée des habitants des pays les plus pauvres.

Page précédente | Sommaire | Page suivante

Page d'accueil | Activités de l'UNICEF | Dossiers | Information et publications | Cartes de vœux, cadeaux et dons | Coin des médias | La voix des jeunes | A propos de l'UNICEF