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Iodation du sel: le retard se comble
Il y a trois ans, Le progrès des nations indiquait que 48 pays en développement n'appliquaient aucun programme d'iodation du sel. Aujourd'hui, la plupart de ces pays ont commencé à ioder leur sel, ou à importer du sel iodé. L'avance a été spectaculaire - plus de la moitié du sel étant actuellement iodée - dans 14 pays, en tête desquels la Tunisie (98 %), le Liban (92 %) et la Zambie (90 %). On sait par ailleurs que dix des pays pour lesquels on ne possède pas de données ont commencé à produire du sel iodé, adopté une législation en ce sens ou mis en place les installations nécessaires. On a estimé que jusqu'en 1990, tous les ans quelque 40 millions de nouveau-nés - soit un enfant sur trois - étaient exposés à un certain risque de déficience mentale en raison du manque d'iode dans l'alimentation de leur mère. Cette année, l'amplification de l'utilisation de sel iodé devrait épargner ce risque à des millions d'enfants. Et le nombre de bébés souffrant de crétinisme (atteinte physique et mentale grave et irréversible) devrait avoir baissé de plus de la moitié, passant d'environ 120 000 en 1990 à moins de 55 000.
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