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Comment les pays appliquent le CodeLe Code international de commercialisation des substituts du lait maternel vise à promouvoir la nutrition des nourrissons en protégeant l'allaitement au sein contre la commercialisation sauvage des préparations pour bébés et autres substituts du lait maternel. C'est une exigence minimum, qui doit être mise en vigueur «par l'adoption d'une législation, d'une réglementation ou d'autres mesures nationales appropriées». Dans la catégorie 1 figurent les pays qui ont adopté des mesures légales pour assurer le respect du Code dans son intégralité. Il n'y en a que 16, chiffre décevant puisqu'il s'agit d'une «exigence minimum». Les pays de la catégorie 2 appliquent le Code en partie seulement. Ainsi, les Etats Membres de l'Union européenne, se fondant sur une directive de l'Union, ont adopté une législation moins rigoureuse, ne visant que les préparations pour nourrissons (et non la catégorie plus large des substituts du lait maternel, pas plus que les biberons et les tétines), et qui autorise la réclame dans les publications scientifiques et pédiatriques. La catégorie 3 regroupe les pays qui ont passé des accords avec les fabricants, ce qui exclut la mise en uvre obligatoire des dispositions. Si en Australie cette méthode a donné des résultats assez satisfaisants, les violations répétées signalées en Afrique du Sud et en Thaïlande (voir Présentation) en montrent bien la fragilité. On trouve aussi dans la catégorie 3 les pays qui ont élaboré des avant-projets de mesures, ou qui en sont encore à étudier les meilleurs moyens de mettre le Code en uvre. Beaucoup sont des pays d'Europe centrale et orientale et des membres de la Communauté d'Etats indépendants, où la distribution de substituts du lait maternel était autrefois contrôlée par l'échelon central.
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