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Dracunculose: 78 % des cas mondiaux au Soudan
La dracunculose se contracte en buvant de l'eau contaminée par un parasite qui grandit dans le corps du malade pour atteindre de 50 à 75 cm, provoquant des douleurs débilitantes, des ulcères, de la fièvre et des déformations articulaires. Il y a seulement dix ans, elle touchait des millions de personnes en Afrique et en Asie. Mais aujourd'hui, dix pays seulement notifient plus d'un millier de cas de dracunculose et tous, à l'exception du Soudan, ont enregistré une diminution des cas ces trois dernières années, réussissant presque à dompter le «serpent de feu», ainsi que l'on surnomme le parasite. Le Pakistan, qui n'a pas signalé de cas depuis 1994, a été certifié en janvier comme pays ayant éliminé la maladie, et le Kenya n'a pas notifié de cas en 1996. L'Inde en a rapporté neuf, mais a constaté que la propagation de la maladie était maîtrisée, ce qui accroît donc la probabilité de parvenir à l'éliminer en 1997. Au Soudan, le conflit armé continue d'entraver les efforts de prévention, bien que les agents de santé et les équipements sanitaires aient maintenant mieux accès au sud du Soudan, où se produisent la plupart des cas de dracunculose. La guerre civile et les mouvements de population qu'elle entraîne pourraient retarder la plupart des progrès vers l'éradication. A la différence de la vaccination, qui peut être accomplie en quelques «journées de tranquillité» acceptées par les forces en conflit, l'élimination de la dracunculose demande un travail continu pendant une année ou plus. Il faut améliorer les approvisionnements en eau de la communauté, distribuer des filtres à eau en tissu aux familles et mettre en place des programmes d'éducation à la santé et de surveillance.
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