Les rapports des ONG
La Convention relative aux droits de l'enfant appelle spécifiquement
les ONG à intervenir. Par leur action, elles ont montré qu'elles
étaient l'un des moteurs principaux dans l'application pratique du
traité. Dans plusieurs pays, les ONG aident le gouvernement à
élaborer des lois et à diffuser les messages fondamentaux
de la Convention.
Ainsi, au Nicaragua, la réforme de la législation bénéficie
de l'assistance de l'organisme chargé de coordonner les ONG de soutien
à l'enfance. Aux Philippines, un programme national en faveur des
enfants sexuellement exploités et des enfants des rues est mené
en commun par des services gouvernementaux et non gouvernementaux, ainsi
que des groupements civiques et religieux; ce réseau fournit, outre
un personnel compétent, des services communautaires, de protection
et d'orientation couvrant 17 villes et quelque 300 projets locaux.
Dans les Caraïbes, la Coalition jamaïquaine pour les droits de
l'enfant a contribué à convaincre le gouvernement de ratifier
la Convention et d'envoyer son rapport au Comité en temps voulu.
Elle a aussi préparé son propre rapport. Dans différents
pays, ces «rapports parallèles» ont appelé efficacement
l'attention sur les droits des enfants. Au Royaume-Uni, le Children's
Rights Development Unit s'est assuré l'appui de plus de 150 organisations
bénévoles pour élaborer un rapport de 350 pages, présenté
parallèlement au rapport officiel du gouvernement.
En Belgique, les ONG s'occupant des droits de l'homme surveillent les violations
de la Convention et mènent souvent des enquêtes. En Jordanie,
un groupe d' ONG pour les droits de l'enfant, récemment créé,
coordonne la promotion des droits de l'enfant dans ce pays. Au Zaïre,
ce sont des ONG qui ont fait connaître des violations des droits de
l'homme, telles que le travail des enfants dans les mines, et le viol de
jeunes filles.
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