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 Un bon départ dans la vie
    
 Présentation : la petite enfance
       

Des mesures toutes simples

Copyright© UNICEF/98-1117/Pifossi
Pesée des enfants dans un poste de santé d’une région rurale du Kenya. L’insuffisance pondérale à la naissance contribue chaque année au décès de 4 millions de nourrissons au cours du premier mois de leur vie.

L’ignorance n’est plus une excuse. Nous connaissons de bons exemples d’approches intégrées qui garantissent la survie des enfants et leur permettent de réaliser leur potentiel.On peut tirer des enseignements utiles, porteurs de promesses de succès pour d’autres pays, de programmes appliqués en Inde, en Jamaïque, au Kenya, au Pérou et en Turquie.

Aux Philippines, le modèle intégré de soins à donner au jeune enfant pour assurer son développement s’est avéré efficace dans les communautés qui ontassocié services de santé, nutrition, soins psychosociaux et éducation. Ce programme a pour but de faire reculer de  moitié les taux de mortalité juvéno-infantile, de malnutrition et d’abandon à l’école primaire – objectifs cruciaux.dans un pays où près d’un tiers des enfants souffrent d’insuffisance pondérale ou d’un retard de croissance et où le taux de mortalité des moins de 5 ans est de 44 décès pour 1000 naissances vivantes.

Dans l’ensemble du pays, les enfants qui fréquentent les crèches, comme ceux du village de Capagao,apprennent des notions de base telles que le nom des animaux, l’alphabet et l’hygiène –par exemple se laver les mains– grâce à des affiches  aux couleurs vives, bien qu’ils n’aient à leur disposition que des jouets usagés et des instruments de musique improvisés à l’aide de bouteilles  et de tiges de bambous. Les agents de santé et de nutrition du village ont suivi des stages pour aider les parents à mieux s’occuper de leurs jeunes enfants, en leur donnant notamment des conseils sur l’allaitement maternel et la thérapeutique de réhydratation orale (TRO). Les enfants sont vaccinés systématiquement au dispensaire. Les agents de santé tiennent à jour une carte des foyers de la communauté, sur laquelle ils reportent des indications sur la croissance des enfants, l’accès au sel iodé et aux autres micronutriments, et sur la disponibilité de l’eau salubre et de l’assainissement.

Ces mesures sont toutes simples, mais elles permettent de sauver des vies et de les transformer. Surtout, ces services sont disponibles au sein des communautés et ils sont gérés sur place. Ils comprennent soins de santé, garderies, enseignement primaire et formation des parents. Généralement, dans les villages, les puéricultrices, les sages-femmes, les agents de santé et les responsables du développement de l’enfant sont polyvalents ; de cette façon, les agents de santé et de nutrition savent comment stimuler un jeune enfant dans son apprentissage et les puéricultrices ont des notions d’éducation sanitaire.

Le bureau de l’UNICEF aux Philippines soutient ces efforts avec les autorités locales dans 20 provinces et cinq municipalités en améliorant les services sociaux de base dans les communautés rurales grâce à la création de centres de santé et de nutrition. Rien que dans la province de Capiz, 200 centres de ce genre auront été mis en place à la fin de l’an 2000. Ces centres de santé et de nutrition sont des lieux de réunion pour les mères. Elles peuvent y parler de la santé, de la nutrition et des besoins psychosociaux de leurs enfants, être conseillées par l’agent de santé du village et accéder à des services de base comme l’administration de suppléments de vitamine A et de fer.

Dans la minuscule province insulaire de Guimaras, où plus de 70 % des enfants vivent dans des familles pauvres, la création d’une garderie pour les familles pauvres permet aux deux parents de travailler. Ce type de garderie se multiplie dans les villages. Dans l’ensemble du pays, le nombre de nouveaux centres agréés a augmenté de 11 % en 1998, pour atteindre plus de 20 000 aujourd’hui.

L’UNICEF s’emploie à améliorer la santé des mères et aide les parents à élever les jeunes enfants dans un milieu chaleureux et stimulant. Dans le cadre d’un programme communautaire, des groupes de parents participent à des réunions sur la santé infantile, les soins psychosociaux, la nutrition et même les relations entre hommes et femmes. L’UNICEF finance aussi la formation des puéricultrices et des agents de santé locaux et leur distribue des cartes et du matériel d’information pour les aider à conseiller les parents.

Dans trois régions des Philippines, la Banque mondiale et la Banque asiatique de développement, avec l’appui de l’UNICEF et en partenariat avec les autorités locales et nationales, financent un projet intégré de soins et de développement du jeune enfant. Le monde a un grand besoin d’initiatives de ce genre, ainsi que d’une alliance généreuse et ambitieuse --un mouvement réellement mondial-- pour les soutenir et les présenter à l’opinion publique. Les gouvernements, tous les secteurs de la société civile, les organisations confessionnelles et locales, les médias et les organisations internationales doivent déployer des efforts pour placer les droits des enfants au premier rang des priorités.


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