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Soins de santé : une parade efficace aux infections aiguës des voies respiratoires


Malgré les risques considérables associés aux infections aiguës des voies respiratoires, des études récentes ont révéléque,dans les pays en développement, les parents consultent très rarement un professionnel de la santé lorsqu’un de leurs enfants souffre d’une telle affection.

La situation est particulièrement préoccupante dans huit pays : Bangla- desh, Bénin, Cameroun, Haïti, Mali, Niger, Tchad et Togo, où seulement jusqu’à un tiers des enfants ayant souffert d’une infection respiratoire aiguë dans les deux semaines précédant l’étude avaient été examinés par un médecin ou un agent de santé. Globalement, dans 18 des 29 pays couverts par ces études, moins de la moitié des enfants atteints d’affections aiguës des voies respiratoires avaient été examinés par un agent de santé.

Ces études ont également révélé que la situation était légèrement meilleure en Afrique de l’Est et en Afrique australe qu’en Afrique del’Ouest, à savoir que plus de la moitié des enfants atteints d’une infection aiguë des voies respiratoires avaient été examinés par des agents de santé, contre moins d’un tiers en Afrique de l’Ouest.

Les affections aiguës des voies respiratoires représentent une cause principale demortalité chez les jeunes enfants, faisant chaque année 2 millions de victimes chez les enfants de moins de 5 ans vivant dans les pays en développement. Pour prévenir ces décès, il est essentiel que tout enfant souffrant d’une infection respiratoire aiguë soit examiné par un agent de santé. Or, lorsque l’enfant est malade, une telle consultation dépendra de plusieurs facteurs, notamment la capacité de sa famille à reconnaître les signes de la maladie toux accompagnée d’une accélération du rythme respiratoire et si elle sait où trouver un spécialiste. On peut aussi citer la possibilité d’accéder à des soins et à des médicaments de qualité et les moyens de les payer, et la condition de lafemme, qui peut empêcher les enfants d’avoir accès aux soins de santé professionnels dont ils ont besoin.

Une analyse des résultats de ces études révèle que plus une mère est instruite, plus elle est susceptible de faire appel à un professionnel de la santé lorsqu’un de ses enfants souffre d’une infection respiratoire aiguë.

Au Cameroun, par exemple, les enfants de mères instruites ont 3 à 4 fois plus de chances de voir un agent de santé que les enfants dont la mère n’a pas d’instruction.

L’UNICEF collabore avec l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et d’autres partenaires afin d’améliorer les soins à domicile et les soins de santé communautaires destinés aux enfants, dans le cadre de la stratégie de «prise en charge intégrée des maladies de l’enfant».

Un traitement réservé à quelques privilégiés
Pourcentage d’enfants atteints d’infections respiratoires aiguës ayant consulté un agent de santé*
Tchad 19
Mali 22
Niger 26
Togo 26
Haïti 27
Bénin 32
Bangladesh 33
Cameroun 33
Érythrée 37
Guatemala 37
Madagascar 37
Côte d’Ivoire 39
Mozambique 39
Rép. centrafricaine 41
Bolivie 43
Malawi 46
Rép. dominicaine 48
Colombie 49
Zimbabwe 52
Kenya 57
Nicaragua 58
Ouganda 61
Comores 62
Égypte 62
Indonésie 69
Viet Nam 69
Tanzanie 70
Zambie 71
Jordanie 76
* Dans les deux semaines ayant précédé l’étude
Source : EDS (1994-1999).

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