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| Orphelins
au Rwanda qui font un devoir en classe. Les orphelins nont pas le même accès aux
services déducation et de santé que les enfants qui ont encore un ou leurs deux
parents |
Des études réalisées dans 20 pays, en Afrique
pour la plupart, viennent confirmer ce que lon suspectait
depuis longtemps : les enfants dont les parents sont morts
ont moins de chances dêtre scolarisés que les enfants
qui nont pas perdu de parent et qui vivent avec un
de leurs parents au moins.
Cest au Bénin, au Mozambique et en République centrafricaineque les écarts sont les
plus marqués entre le taux de fréquentation scolaire des orphelins et celui des autres
enfants. Au Bénin, par exemple, 17% seulement des enfants ayant perdu leurs parents sont
scolarisés, contre 50% des enfants ayant encore leurs deux parents. Dans la plupart
des pays étudiés, la différence moyenne est de 19 points de pourcentage. Seuls le Mali
et le Tchad présentent des écarts inférieurs à 10 points.
Toutefois, nombre denfants ayant encore
père et mère sont privés du droit à léducation. Au
Mali et au Niger, par exemple, les taux de scolarisation
des enfants ayant encore leurs deux parents sont respectivement
de 29 et de 28% --les taux les plus faibles enregistrés
par ces études, inférieurs aux taux de scolarisation des
orphelins dans nombre de pays.
Ces chiffres ne peuvent quinciter les gouvernements concernés à faire en sorte que
le décès des parents, qui représente une perte douloureuse pour les enfants, ne
compromette pas leur droit à léducation. On peut tirer des enseignements précieux
de lexpérience des pays qui ont réussi à combattre cette injustice en réduisant
lécart entre les taux de scolarisation des enfants qui sont orphelins et ceux qui
vivent avec leurs parents.
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