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| Je chante contre le sida |
| Chiffres : progrès et disparités |
Trompées par les apparences, les filles courent à la catastropheDes études réalisées récemment dans 34 pays révèlent à quel point les jeunes, en particulier les filles, sont mal informés sur le VIH/sida. Dans 15 de ces pays, 50% au moins des filles âgées de 15 à 19 ans ne savent pas quune personne qui a lair en bonne santé peut être infectée par le VIH et le transmettre à dautres. En Côte dIvoire, 41% des filles sont trompées par les apparences, au Cameroun 45% et en Afrique du Sud 51%. Au Mozambique, le taux est de 66%. Les filles, qui sont plus exposées que les garçons du même âge pour des raison physiques, sociales et culturelles, courent un danger encore plus grand faute dinformations. Des campagnes et des activités plus vigoureuses doivent être entreprises de toute urgence pour démystifier la maladie et donner aux jeunes, surtout aux filles, les informations détaillées dont ils ont besoin pour se protéger. Comme le nombre dinfections par le VIH augmente le plus rapidement chez les jeunes de 15 à 24 ans, un processus suivi déducation qui a fait ses preuves doit être établi afin datteindre les enfants avant quils nentrent dans ce groupe dâge à haut risque. Des interventions précoces permettront aux enfants dassimiler peu à peu les informations et de renforcer leurs connaissances pendant quils grandissent. On pourra sauver des vies en faisant évoluer les comportements des jeunes dans la mesure où ils comprendront et admettront que lépidémie comporte des risques. Les pays dans lesquels un pourcentage extrêmement élevé de filles croient quune personne qui a lair en bonne santé ne peut pas être infectée sont notamment le Tchad (83%), le Niger (81%) et le Népal (80%). Ces pays affichent généralement des taux de prévalence faibles, mais lexpérience tirée des programmes sur le terrain révèle quil nest jamais trop tôt pour entreprendre les campagnes déducation et dinformation indispensables pour contrôler lépidémie.
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