Le risque de transmission du sida de la mère à son bébé
est mieux compris
Plus de 65 % des femmes âgées de 15 à 49 ans dans des pays où le
VIH est endémique, comme Haïti, le Kenya, lOuganda, la République
centrafricaine, la Tanzanie, la Zambie et le Zimbabwe, savent quune
mère contaminée peut transmettre le virus à son enfant.
| Selon les données réunies
dans le cadre dune étude portant sur 18 pays, les populations
sont beaucoup mieux informées sur le risque de transmission dans
les pays où les taux de prévalence du VIH sont les plus élevés
que dans les pays où ils sont relativement faibles comme Madagascar,
le Mali, le Niger et le Tchad.
Près de
1,3 million denfants de moins de 15 ans ont été infectés par le VIH en 1999. Dans
90% de ces cas environ, la mère a transmis le virus à son enfant à la fin de sa
grossesse, pendant le travail, laccouchement ou lallaitement maternel. |
|
Ce que les mères savent
Pourcentage de femmes (âgées de 19 à 49 ans) qui
savent que le virus du sida peut être transmis de la mère à lenfant
|
| Rép. dominicaine |
96 |
Rép. centrafricaine |
70 |
| Zimbabwe |
92 |
Côte dIvoire |
66 |
| Zambie |
88 |
Cameroun |
65 |
| Kenya |
85 |
Bénin |
62 |
| Ouganda |
85 |
Madagascar |
58 |
| Afrique du Sud |
84 |
Mali |
41 |
| Pérou |
79 |
Tchad |
36 |
| Haïti |
74 |
Niger |
26 |
| Tanzanie |
73 |
|
|
Source : EDS et autres études nationales (1994-1999)
|
Selon ces résultats, le fait de connaître le risque et la manière
déviter la transmission du virus ne suffit toujours pas à enrayer
sa propagation.
Les cliniques de soins prénatals doivent proposer aux femmes des tests volontaires et
leur donner des conseils sur les mesures à prendre lorsquelles sont séropositives
et, le cas échéant, sur les méthodes dalimentation du nourrisson autres que
lallaitement maternel. En outre, même dans les pays qui affichent la plus forte
prévalence du VIH, la majorité des mères ne sont pas séropositives et il est important
de leur permettre de faire le test du sida et de leur donner accès à des services de
consultation pour les aider à rester en bonne santé
Dans le nord de la Thaïlande, les taux de transmission du virus de la mère à
lenfant chez les femmes participant à de tels programmes ont chuté de 25 à 7,5 %.
Ces programmes donnent également aux mères en bonne santé et à leurs partenaires des
informations sur la manière déviter la contamination et daider les personnes
séropositives à prendre des décisions éclairées en matière de pratiques sexuelles,
de grossesse et dalimentation du nourrisson.
|