The Progress of Nations

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 Les enfants perdus
 
 Présentation: comment les atteindre
      

Des paroles aux actes

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Jeune garçon qui dort sur un trottoir en Afrique du Sud. La misère expose à la souffrance des millions d’enfants de par le monde : enfants des rues, enfants asservis, enfants qui travaillent dans des maisons closes, des usines ou à la ferme.

De grands progrès ont été accomplis au cours de la décennie qui a suivi le Sommet mondial pour les enfants et l’adoption de la Convention relative aux droits de l’enfant. Afin qu’ils portent leurs fruits, il faut tout mettre en oeuvre pour changer le destin misérable des enfants qui ont le moins profité des succès ou n’en ont même retiré aucun avantage.

Une étape cruciale consiste à faire de l’éradication des pires formes de travail et d’exploitation des enfants une véritable cause commune, non pas en paroles, mais dans les actes, non pas avec des discours, mais avec les politiques et les ressources nécessaires. C’est une grande cause digne d’être adoptée par toutes les régions, toutes les cultures, toutes les tradi-tions spirituelles et tous les niveaux de développement. Une cause qui mérite que l’on y contribue avec des moyens pratiques.

Au cours des huit dernières années, près de 90 pays ont adhéré au Programme international pour l’abolition du travail des enfants (IPEC), lancé par l’Organisation internationale du Travail, et ont beaucoup progressé sur ce front. Grâce à la grande alliance ainsi formée, cette cause est devenue mondiale. Lancé en 1992 dans six États participants grâce à un seul pays donateur, le programme compte aujourd’hui 25 pays donateurs et 65 pays participants. Tous ces pays ont adopté des projets visant à prévenir le travail des enfants, à les retirer des emplois grâce à des activités de réinsertion et d’éducation et à fournir de meilleurs moyens de subsistance aux familles en les aidant à trouver un travail décent.

En outre, la Convention N° 182, adoptée à l’unanimité en juin 1999 par la Conférence générale de l’Organisation internationale du Travail, constitue un formidable instrument pour abolir les pires formes de travail des enfants telles que les défi-nit cette convention : l’esclavage, le recrutement forcé d’enfants soldats, le travail forcé, la traite, la servitude pour dettes, le servage, la prostitu-tion, la pornographie, tous les travaux susceptibles de nuire à la santé, à la sécurité ou à la moralité de l’enfant.

Aux termes de la Convention N° 182, les nations qui l’ont ratifiée doivent prendre des mesures immédiates pour protéger les enfants contre l’exploitation commerciale et pour fournir à ceux qui ont été sous-traits à ces horreurs des moyens de se réinsérer dans la société et d’acquérir une formation.

Une dizaine de pays ont déjà ratifié ce nouvel instrument des droits de l’homme et plusieurs autres ont annoncé leur intention d’y adhérer au cours des prochains mois. Dans le cadre de l’IPEC, nous entreprenons toute une série d’activités, allant du lobbying privé aux rassemblements publics, de la diffusion d’informa-tions en ligne à l’affichage sur les murs, afin d’encourager les pays un par un à ratifier cette convention aussi rapidement que possible.

Toutefois, la ratification universelle n’est pas un but en soi : nous devons nous assurer que les principes énoncés dans cette convention sont intégrés dans les structures juri-diques nationales et mis en oeuvre de façon à pouvoir espérer de manière réaliste que les pires formes de travail des enfants seront abolies dans un futur proche