Kazakhstan

À la conférence d’Almaty, des jeunes échangent leurs idées sur les soins de santé dans le monde

Image de l'UNICEF
© WHO/Chris Black
Des jeunes délégués à la réunion préparatoire à la conférence internationale marquant le 30ème anniversaire de la signature à Alma-Ata de la Déclaration sur les soins de santé primaires.

Par Sultan Khudaibergenov

ALMATY, Kazakhstan, 16 octobre 2008 – Des jeunes du Brésil, de Jordanie, du Kazakhstan, du Kenya, de Malte, des Philippines, de Tanzanie et des États-Unis d’Amérique se sont réunis à Almaty afin de participer à la Conférence internationale de cette semaine, célébrant le 30ème anniversaire de la signature à Alma-Ata de la Déclaration sur les soins de santé primaires.

Durant les quatre jours de la réunion préparatoire à la conférence, les dix jeunes délégués ont échangé leurs idées et leurs expériences dans le domaine des soins de santé primaires et ils sont tombés d’accord sur un certain nombre de questions de santé primordiales qui affectent les jeunes et sur des recommandations à présenter lors des débats de la Conférence internationale.

Ils ont également échangé des idées avec la Directrice générale de l’UNICEF, Ann M. Veneman, et la Directrice  générale de l’Organisation mondiale de la Santé, le Dr Margaret Chan.

Partenaires pour la santé, partenaires pour le changement

Dans une déclaration de clôture faite au nom de tous les jeunes délégués, Roopa Dhatt, la déléguée américaine, a dit  à la conférence : « Nous sommes responsables. Nous allons utiliser la Déclaration d’Alma-Ata et les résultats de cette conférence pour mobiliser les autres enfants et les autres jeunes en faveur de la santé. Nous allons reprendre les recommandations formulées à cette conférence  dans nos équipes et nos réseaux pour nous donner les pouvoirs et les moyens d’avancer dans notre travail et dans notre action collective de promotion des soins de santé primaires. Nous sommes des partenaires pour la santé – ici et maintenant. Nous sommes des partenaires pour le changement. »

Cette conférence a permis d’apprendre que les jeunes échangeaient des idées pour se lancer des défis et préparaient des recommandations collectives, exprimant les perspectives des jeunes sur les soins de santé primaires.

La déclaration de clôture a précisé qu’il fallait accepter les jeunes qui sont marginalisés, les minorités ethniques, les handicapés, les enfants et les jeunes victimes d’exploitation sexuelle ou économique, ainsi que les personnes qui vivent avec le VIH, et qu’il fallait leur accorder à eux aussi les soins de santé primaires et les faire bénéficier des droits de l’homme, dans leur intégralité.

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© WHO/Chris Black
La déléguée des jeunes Américains, Roopa Dhatt, lit au nom de tous les jeunes la déclaration marquant la clôture de la réunion préparatoire à la conférence internationale d’Almaty.

Principales recommandations

Les jeunes délégués ont fait observer que la santé des enfants et des jeunes était affectée par les changements climatiques, la violence, les conflits, l’instabilité financière et les crises alimentaires. En outre, chez les jeunes, la santé mentale est absolument nécessaire en matière de santé primaire, ont-ils encore indiqué.

Citons parmi les principales recommandations :  

  • Il faut soutenir une participation significative des jeunes dans les politiques de santé et dans les soins de santé primaires. Ceci implique notamment de donner aux jeunes la possibilité de s’exprimer, des opportunités et des partenariats dans les soins de santé et au-delà.
  • Les systèmes de soins sanitaires doivent bien accueillir les jeunes et répondre à leurs besoins. Les prestataires de soins de santé, les familles et les jeunes doivent avoir des attitudes, des compétences et des connaissances permettant de créer un environnement favorable à l’observation des droits de l’homme et d’instaurer un climat de confiance avec les prestataires de soins de santé.
  • L’éducation en matière de soins de santé primaires doit être motivante, ouverte, interactive, informelle et tenir compte de l’aspect culturel. Le matériel d’information devrait être adapté à l’âge et amical à l’égard des jeunes, sous une forme d’accès facile. Il convient de prévoir dans l’éducation en matière de santé des programmes spéciaux pour les femmes et les filles, ainsi qu’un enseignement pour les hommes et les jeunes garçons sur l’égalité des sexes.
  • La violence sociale et les pratiques culturelles préjudiciables doivent être éradiquées. Il s’agit notamment de la violence basée sur l’honneur, du fait de contraindre un jeune (surtout les garçons) à commettre des actes de violence, de la mutilation génitale féminine et des mariages précoces.
  • Les entreprises devraient être plus responsables. Le marketing s’adressant aux jeunes devrait être réglementé ; il faudrait en particulier limiter l’influence de l’alcool et du tabac, ainsi que la promotion de normes de beauté malsaines.
  • Toutes les parties prenantes dans le système des soins de santé primaires doivent être tenues responsables de la fourniture de soins et du maintien en bonne santé de tous dans les communautés, y compris les jeunes.

Lors de la conférence de deux jours, qui s’est tenue ici, les jeunes ont pris la parole à deux tables rondes et participé aux débats en séance plénière. Ils ont eu également des contacts informels avec des délégués venant de plus de 60 pays. Ils ont échangé leurs propres expériences, fait part du travail de leurs organisations et partagé leurs réseaux pour la promotion des soins de santé primaires aux niveaux local et national. 


 

 

Vidéo (en anglais)

14 octobre 2008 : 
Le correspondant de l’UNICEF, Guy Degen, décrit le lancement d’un rapport de l’Organisation mondiale de la Santé sur les soins de santé primaires.
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