Analyse de politiques et partenariats pour les droits des enfants

L’UNICEF lance l’exposition de photos « Art in All of Us » et le Festival international du film sur les droits de l’enfant

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© UNICEF/NYHQ2009-1650/Markisz
La Directrice générale de l’UNICEF, Ann M. Veneman, inaugure l’exposition l’ « Art in All of Us » (l’art en chacun de nous) et préside au lancement de la série de films pour le Festival du film documentaire sur les droits de l’enfant.

Par Amy Bennett

NEW YORK, États-Unis, 4 novembre 2009 – Dans le cadre des activités menées un peu partout dans le monde en préparation du vingtième anniversaire de la Convention relative aux droits de l’enfant, la Directrice générale de l’UNICEF, Ann M. Veneman, a inauguré une exposition de photos et ouvert le Festival international du film documentaire sur les droits de l’enfant avec une projection spéciale au siège de l’UNICEF, à New York.

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L’exposition photographique « Art in All of Us », qui a eu lieu au Danny Kaye Visitor’s Center, s’est faite à partir d’un livre où figurent des photos, des poésies et des œuvres d’art d’enfants. L’UNICEF a apporté un soutien au niveau mondial à ce projet et Mme Veneman a écrit la préface du livre.

L’Ambassadrice itinérante de l’UNICEF, Lucy Liu, et le metteur en scène Guy Jacobson étaient également sur place pour la présentation de leur film, « Redlight » (lumière rouge). Ce film fait partie des œuvres retenues pour le festival international, qui va se poursuivre jusqu’en décembre 2009.

De puissants moyens d’expression
La photographie et le cinéma constituent des moyens efficaces pour donner toute leur visibilité à des questions qu’on laisse souvent dans l’ombre et l’expression culturelle et artistique fait partie de ce qui profite vraiment, à de multiples titres, aux enfants et aux jeunes. On mesure clairement l’effet bénéfique de l’art sur les enfants avec les nombreux, dessins, poèmes et photos qu’on trouve dans le livre et dans l’exposition « Art in All of Us ». Les problèmes qui affectent les enfants sont souvent mieux exprimés par les enfants eux-mêmes, grâce à un moyen d’expression qui dépasse le seul langage.

« Parfois, dans certains pays, les enfants ont peur de parler franchement », a expliqué Anthony Asael, le photographe qui a créé Art in All of Us (AiA). « Pour eux, il est bien plus facile, pour s’exprimer, d’avoir un appareil photo ou des crayons, ou bien de se servir de leurs mains, c’est une très grande chance et chaque gosse dans le monde peut la saisir pour dire ce qu’il pense, donner son opinion à lui et s’exprimer. »

Art in All of Us a été fondé en 2004. Son objet est de promouvoir la tolérance et les échanges culturels entre les enfants du monde entier, en ayant recours à l’art comme moyen de communication qui transcende le langage. En quatre ans, 18 000 enfants ont participé au projet, avec l’aide des bureaux de l’UNICEF répartis dans le monde.

« Chaque enfant est un artiste, » a expliqué M. Asael. « Il est important que nous, les adultes, nous stimulions leur créativité dès le début. »

Un film qui montre les effets de la traite des enfants
L'autre initiative créatrice lancée hier, Le Festival international du film documentaire sur les droits de l’enfant va mettre l’accent sur les succès obtenus et les défis rencontrés dans le respect des droits de l’enfant. Les documentaires vont mettre en scène des enfants, des jeunes et des familles déterminés à transformer leur vie et leur communauté, pour les améliorer.

Le film projeté à l'UNICEF, « Redlight » suit la situation tragique de plusieurs enfants cambodgiens qui ont été des esclaves sexuels ou qui le sont encore. Certains s’efforcent de réintégrer la société cambodgienne afin de retrouver une vie normale après avoir vécu leurs expériences atroces.

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Le photographe Anthony Asael s’exprime à la tribune lors de l’inauguration de l’exposition organisée pour son livre « Art in All of Us ». Anthony Asael est également le président et co-fondateur d’Art in All of Us (AiA) qui travaille au développement des échanges culturels entre les enfants grâce à l’art.

Redlight donne une vue d’ensemble de la traite des enfants à des fins sexuelles en racontant l’histoire de la militante Somaly Mam et de la femme politique Mu Sochua, toutes deux nominées pour le Prix Nobel de la paix. Outre les témoignages d’enfants anciens esclaves sexuels ou qui le sont encore, des séquences du film ont été prises clandestinement dans des maisons closes en opération actuellement.

En finir avec l'exploitation
« C’est très différent car vous les voyez de près, » a dit l’Ambassadrice itinérante de l’UNICEF, Lucy Liu, narratrice et productrice de Redlight. « Les enfants sont extrêmement honnêtes et il leur est très difficile de revivre ce qui leur est arrivé. Le fait de pouvoir raconter l’histoire elle-même crée chez eux une vulnérabilité incroyablement poignante. »

 « C’est une histoire pleine d’enseignements. Non pas en raison du côté sombre de ces choses horribles, mais au contraire en raison de ces gens incroyables, sur le terrain, qui ont été en mesure de s’attaquer à ce problème, même dans les pires conditions, » a observé M. Jacobson, le metteur en scène de Redlight, qui a, par ailleurs, fondé la RedLight Children Campaign (la campagne des enfants de Redlight). Il s’agit d’une organisation non gouvernementale dont le but est de mettre fin à l’exploitation sexuelle des enfants sous toutes ses formes.


 

 

Vidéo (en anglais)

3 novembre 2009 : Amy Bennett présente le vernissage d’une exposition de photos et la projection spéciale d’un film dans le cadre de la commémoration du vingtième anniversaire de la Convention relative aux droits de l’enfant.
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