Analyse de politiques et partenariats pour les droits des enfants

Engagement réaffirmé : la Première conférence ministérielle islamique sur l’enfant se termine

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© UNICEF/HQ96-1192/ Pirozzi
Les ministres des pays islamiques adoptent une position ferme en faveur des enfants à l’occasion de la Première conférence ministérielle islamique sur l’enfant.

RABAT, Maroc, 8 novembre 2005 – La Première conférence ministérielle islamique sur l’enfant s’est achevée au terme de deux jours de débats avec l’adoption d’une Déclaration demandant l’abandon des pratiques traditionnelles néfastes, la suppression des disparités entre filles et garçons à l’école, et la prise de mesures urgentes pour remédier aux taux de mortalité beaucoup trop élevés des enfants et des mères dans certains pays islamiques.

« La Conférence et ses conclusions surviennent à point nommé pour le monde islamique », a expliqué Ekmeleddin Ihsanoglu, Secrétaire général de l’Organisation de la Conférence islamique (OCI). « Tandis que l’OCI s’efforce de prendre des mesures concrètes qui apporteront des avantages réels et durables à ses États membres, ainsi qu’à l’ensemble de la Oumma musulmane, on ne pouvait pas imaginer de meilleure stratégie que de s’unir autour des droits et du bien-être des enfants. »

La Conférence, organisée conjointement au Royaume du Maroc par l’Organisation islamique pour l’éducation, les sciences et la culture (ISESCO), l’UNICEF et l’OCI, a été saluée comme une réussite sans précédent par plus de 200 participants. Elle a rassemblé des ministres de près de 50 pays islamiques et des représentants de plus de 20 organisations internationales arabes et islamiques.

« L’extraordinaire succès de cette Conférence réaffirme la valeur centrale conférée aux enfants dans la culture islamique et prouve à la communauté internationale que la Oumma musulmane est déterminée à bâtir un monde juste, pacifique et prospère en investissant en faveur des enfants », a déclaré le Directeur général de l’ISESCO, Abdulaziz Othman Altwaijri.

« L’UNICEF est fier d’avoir participé au processus dynamique qui a abouti à l’adoption de cette Déclaration – qui aborde sans détours tous les problèmes importants des enfants dans les pays de l’OCI, et qui le fait de telle sorte à susciter un soutien, au nom de la solidarité islamique en général », a déclaré Rima Salah, Directrice générale adjointe de l’UNICEF, à la tête de la délégation de cette organisation à la Conférence ministérielle. « Nous souhaitons continuer ce travail important en collaboration avec les deux partenaires très précieux que sont l’OCI et l’ISESCO. »

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© UNICEF Morocco/2005/ Koch
Les délégués à la Conférence ont exprimé leur inquiétude commune au sujet de la situation tragique des enfants dans nombre de pays islamiques, ainsi que la nécessité d’une action collective urgente.

Débats ouverts

La Conférence s’est distinguée par des débats francs et ouverts. Les participants ont évoqué les succès remportés pour surmonter certains problèmes difficiles, entre autres, les mariages d’enfants, les mutilations génitales féminines/excision et la discrimination contre les filles dans l’éducation.

Les délégués ont aussi exprimé leur inquiétude commune au sujet de la situation tragique des enfants dans nombre de pays islamiques, ainsi que la nécessité d’une action collective urgente.

Parmi les participants se trouvait Mme Mona Rishmawi, conseillère juridique auprès du Haut Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme, qui est elle-même originaire des Territoires palestiniens occupés. Mme Rishmawi a expliqué en quoi cette conférence se distinguait de toutes celles auxquelles elle avait assisté auparavant : « D’abord, le cadre est dynamique et les débats sont sincères. Les gens parlent de leurs problèmes ouvertement. Ils explorent les façons d’y remédier. »

« Nous avons le sentiment de faire cause commune, et je crois que les débats sont beaucoup plus élaborés. De nombreux membres de l’OCI ont adopté des stratégies et des plans d’action pour protéger les droits de l’enfant, et le fait de se réunir comme ça suscite des idées nouvelles », a déclaré Mme Rishmawi.

Les participants ont reconnu qu’il était essentiel de forger des partenariats dynamiques entre les pays de l’OCI, ainsi qu’avec la société civile et le secteur privé, afin d’obtenir les financements et l’expertise techniques nécessaires pour faire une réelle différence dans la vie des enfants du monde islamique.


 

 

Vidéo (en anglais)

9 novembre 2005 :
Le correspondant de l’UNICEF Thomas Nybo relate les conclusions de la Conférence.

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8 novembre 2005 : 
Mona Rishmawi, conseillère juridique auprès du Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme, explique pourquoi cette Conférence a été extraordinaire.

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7 novembre 2005:
Un extrait de l'intervention vidéo de la Directrice générale de l'UNICEF, Ann M. Veneman, présentée à la première Conférence islamique des ministres chargés de l'enfance.

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UNICEF FOCUS (en anglais)

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