Portraits de l’UNICEF

Judy Collins

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© UNICEF/HQ94-0686/LEMOYNE

« La musique parle plus fort que les mots et ma musique m’aidera à défendre la cause des enfants partout dans le monde », déclarait la chanteuse et compositrice américaine Judy Collins lors de sa nomination en tant qu’ambassadrice itinérante de l’UNICEF en septembre 1995.

Rêve de paix

La première collaboration entre Judy Collins et l’UNICEF remonte au printemps 1994 lorsque la chanteuse s’offrit à promouvoir le livre Je rêve de paix : images de guerre par les enfants de l’ex-Yougoslavie, publié par l’UNICEF. Elle écrivit également une chanson inspirée par les rédactions et dessins des enfants et fit don des recettes à l’agence.

En novembre 1994, Judy Collins se rendit en Bosnie-Herzégovine et en Croatie pour constater de ses propres yeux les effets dévastateurs de la guerre. Elle visita des projets soutenus par l’UNICEF qui offrent aux enfants une ergothérapie et un suivi psychosocial ainsi qu’une formation à la sensibilisation aux mines antipersonnel. Judy Collins parle souvent de ces enfants à son public et depuis son retour aux Etats-Unis, il lui arrive de chanter en concert la chanson qui leur est dédiée.

En mai 1995, Judy Collins reçut le Prix Danny Kaye du US Fund de l’UNICEF en reconnaissance de son extraordinaire soutien.

Judy Collins n’en est pas à ses débuts de militante. Elle a participé aux manifestations contre la guerre du Vietnam et a même été arrêtée et emprisonnée à la suite de l’une d’elles. Quelle émotion pour elle lorsqu’en septembre 1995, elle fut invitée à participer à une mission de reconnaissance au Vietnam organisée par le US Funds pour l’UNICEF ! Là, elle se renseigna sur les besoins des enfants vietnamiens et put constater le rôle que joue l’UNICEF pour améliorer leur vie grâce aux soins de santé, à la vaccination, à l’alimentation en eau potable et à l’assainissement ainsi qu’à l’éducation traditionnelle ou non-traditionnelle.

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© UNICEF/HQ 97-0561/Nelson
Judy Collins (au centre) est entourée d’enfants tenant des ballons, après l’inauguration d’une bibliothèque pour enfants. Croatie, 1997.

En septembre 1997, Judy Collins retourna en Bosnie-Herzégovine et en Croatie et se rendit dans des écoles et des hôpitaux qui avaient été reconstruits avec l’aide de l’UNICEF. Cette mission devait aussi l’emmener dans l’ancienne république yougoslave de Macédoine, où elle put constater les problèmes auxquels sont confrontés les mères et les enfants de cette région.

Depuis des années, Judy Collins fait campagne avec ardeur contre les mines antipersonnel. Ses missions dans divers pays lui ont permis de promouvoir l’œuvre de l’UNICEF dans ce domaine ainsi que dans d’autres. Elle ne laisse passer aucune occasion de soutenir les comités nationaux de l’UNICEF et des les aider à récolter des fonds et leur abandonne une partie des droits sur les recettes de concerts ou la vente de ses guitares.

Une voix d’argent

Le New York Times a dit de Judy Collins qu’elle est « un trésor national, avec une voix d’argent  liquide ». Judy Collins a commencé le piano à l’âge de cinq ans et à dix ans, elle étudiait avec le chef d’orchestre Antonia Brico. Mais à l’adolescence, elle s’est laissée séduire par les chansons folks de Woody Guthrie et Pete Seeger. Elle s’est mise à jouer de la guitare et à chanter dans des clubs folk de Denver, Chicago et New York. En 1961, elle signa un contrat à long terme avec Elektra Records, qui produisit ses trente albums, tous à gros tirage. Judy Collins a également trouvé le succès en tant qu’actrice, productrice et écrivain.

Le mari de Judy Collins, Louis Nelson, soutient activement l’UNICEF, lui aussi.


 

 

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