Portraits de l’UNICEF

L’impact de Malal sur la scène internationale et dans son pays

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Malal Diam Sow à la Session extraordinaire de l’ONU consacrée aux enfants, mai 2002

Malal Diam Sow n’ignore pas l’impact que de jeunes dirigeants peuvent avoir sur leur école, leur communauté ou sur la scène internationale. A quinze ans, il participait pour la deuxième fois à un forum international, la Session extraordinaire de l’Assemblée générale des Nations Unies consacrée aux enfants, qui s’est tenue en mai 2002.

Malal est né dans le quartier du Grand Médine à Dakar, capitale du Sénégal. C’est l’un des plus jeunes enfants d’une famille nombreuse, il a quatre frères et deux sœurs. Il ne vit pas avec sa famille. Il y a quelques années, ses parents ont réussi à l’inscrire dans une école spéciale, Daara de Malika, fondée tout particulièrement pour les enfants qui autrement, en seraient réduits à mendier dans les rues. L’école est loin de chez lui, aussi Malal loge-t-il sur place avec beaucoup d’autres élèves et il ne rend visite à ses parents que pendant les vacances scolaires.

L’école dispense un enseignement de base, ainsi que des cours sur le Coran et une formation professionnelle. Malal organise souvent des activités récréatives ou sportives pour les plus jeunes qui ne peuvent rentrer dans leur famille. Comme il fait partie des élèves les plus âgés, il veille constamment sur ses condisciples plus jeunes.

Plaidoyer pour les enfants

La première fois que Malal participa en tant que jeune dirigeant à une manifestation internationale, c’était en 1999, en tant que délégué au Forum des enfants de Genève qui avait été organisé pour célébrer le dixième anniversaire de la Convention relative aux droits de l’enfant.

De retour dans son pays, il mit toute son ardeur à partager cette expérience avec ses condisciples et décida de s’engager activement dans la lutte contre la pauvreté. Il devint membre du Parlement des enfants du Sénégal, d’ATD-Quart Monde, une organisation qui lutte contre l’extrême pauvreté, et du Mouvement Tapori, la division jeunesse d’ATD Quart Monde.  Au cours d’une réunion organisée par le ministre sénégalais de la famille, il apostropha le président de l’Assemblée nationale en insistant sur la nécessité de légiférer contre le travail des enfants.

La voix des jeunes est essentielle

Malal est convaincu que les jeunes ont un rôle crucial à jouer dans le processus de décision. A New York, au Forum des enfants, il participa à une table ronde organisée par l’organisation non gouvernementale « Sous-Comité pour l’éradication de la pauvreté » et il prit la parole au cours de la Marche pour les droits de l’enfant.

« Après la réunion de Genève, explique Malal, nous avons exhorté les dirigeants du monde à nous aider à bâtir un monde meilleur. L’heure est venue de demander aux « grands » de participer à la construction de ce monde meilleur. »

Les thèmes qui l’interpellent sont variés. Les conflits armés, le VIH/SIDA et l’éducation lui semblent particulièrement importants.

« A mon avis, il n’existe pas de problèmes auxquels nous ne devrions pas nous attaquer, estime-t-il, car toutes les questions que nous tentons de résoudre peuvent aussi aider à l’avancement du monde. Mon message principal est le suivant : qu’on arrête toutes les guerres partout dans le monde. »


 

 

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