Éthiopie

Deux jeunes des Etats-Unis, séropositifs au VIH, se joignent à la lutte contre le SIDA en Éthiopie

Image de l'UNICEF
© UNICEF Ethiopia/2006
Kimberly Canady et Elias Perez, de jeunes militants des Etats-Unis, écoutent des enseignants qui parlent de la protection des orphelins et des enfants vulnérables d’Awassa, en Éthiopie.

Por Gerrit Beger

ADDIS ABEBA, Éthiopie, 30 novembre 2006 – Kimberly Canady, 19 ans, et Elias Perez, 20 ans, tous deux de Brooklyn, sont aussi fatigués qu’excités lorsqu’ils arrivent en Éthiopie, après un vol de 16 heures offert par Ethiopian Airlines. C’est leur premier voyage en dehors des États-Unis.

Fatigués ou non, ils n’ont pas le temps de se reposer. Kimberly et Elias font partie d’une importante mission de l’UNICEF, chargée d’évaluer sur le terrain l’impact du SIDA sur les enfants et les jeunes dans une région durement frappée par cette maladie.

La visite s’inscrit dans le cadre de UNISSONS-NOUS POUR LES ENFANTS, CONTRE LE SIDA, une grande campagne menée par l’UNICEF et ses partenaires afin que les enfants et les jeunes deviennent des éléments incontournables du programme mondial de lutte contre le SIDA. Kimberly et Elias ont avec eux un équipement audio et ils enregistrent leurs impressions dans une chronique sur Radio UNICEF/La Voix des jeunes.

La question leur tient particulièrement à coeur : ces deux jeunes ont lutté tout au long de leur enfance et de leur adolescence pour arriver à vivre en tant que séropositifs. Ils sont tous deux orphelins et ce sont leurs mères, aujourd’hui décédées, qui les ont contaminés.

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Des orphelins éthiopiens dansent et jouent au Yetesfa Raiy Development à Awassa.

L’impact du SIDA sur les enfants

Des enfants séropositifs et orphelins à cause du SIDA ? Est-ce que cela n’est pas une histoire africaine ? Pas nécessairement. Mais bien que leur histoire soit semblable à celle de bien d’autres ici en Éthiopie, l’impact du virus sur leur vie est totalement différent.

En Éthiopie, il y a encore beaucoup de mères qui contaminent leur bébé à la naissance avec le virus VIH, alors qu’il serait facile d’empêcher ces cas de transmission. Des milliers d’enfants attendent un traitement contre le VIH. On peut accéder aisément à ce traitement dans les pays développés, mais il s’agit d’un espoir peu accessible pour la plupart des enfants africains qui en ont besoin. Trop de jeunes sont contaminés parce qu’ils ne savent pas ce qu’il faut faire pour se protéger. Et des milliers d’orphelins à cause du SIDA rencontrent des obstacles qui compromettent leurs chances de survie et de développement.

Mais l’espoir demeure. Kimberly et Elias sont impressionnés par l’engagement et la détermination remarquables des Ethiopiens, décidés à éliminer le SIDA en une génération. Les jeunes de Brooklyn se rendent sur une demi-douzaine de projets où l’on nourrit des enfants et des jeunes malades du SIDA et où ils bénéficient de soins et d’un enseignement.

« Comment sont-ils encore en vie? »

Lors de la visite d’un projet géré par Abebech Gobena, qu’on appelle souvent la « Mère Teresa d’Éthiopie », ils ont pris dans leurs bras des petits enfants abandonnés, et leur ont dit de tenir bon et d’être forts. Le lendemain, au club des filles contre le SIDA d’Awassa, Sauvez-vous vous-mêmes, on a offert à Kimberly et Elias un café éthiopien dans le cadre d’une cérémonie traditionnelle.

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Elias Perez (à droite) parle avec un enseignant de la prévention, du traitement et des soins apportés en Éthiopie aux jeunes en matière de VIH/SIDA.

« Dis-leur que nous sommes séropositifs et qu’ils peuvent nous poser des questions », précise Elias au traducteur. Les jeunes filles, visiblement surprises, se mettent à parler entre elles. « Comment sont-ils encore en vie? » demande l’une d’elles, faisant référence à l’impossibilité d’obtenir en Ethiopie un traitement pédiatrique pour la plupart des enfants séropositifs et malades du SIDA.

Pour ces filles, la perspective de vivre dans le bien-être et heureux en étant séropositif est aussi lointaine que Brooklyn.

La Grande course d’Éthiopie

L’apothéose du voyage de Kimberly et d’Elias est leur participation à la Grande course d’Éthiopie, une compétition annuelle qui réunit plus de 25 000 participants. Les visiteurs sont à la tête de la Dream Team (l’équipe de rêve) de l’UNICEF, composée de 16 enfants orphelins et vulnérables qui vivent au Foyer des artistes.

Après la course, les enfants sont comblés par leurs médailles et par Kimberly et Elias, qui les serrent dans leurs bras et leur sourient d’un air rayonnant.

« Ma vie est agréable et mon rêve est de pouvoir mettre cela à leur portée, à eux tous », dit Elias. « Il nous incombe de le faire, et de nous unir pour les enfants ».

Avec la contribution d’Elizabeth Losleben.


 

 

Vidéo (en anglais)

30 novembre 2006 :
La correspondante de l’UNICEF, Sabine Dolan, décrit la visite effectuée en Éthiopie par deux jeunes militants des Etats-Unis séropositifs.

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Audio (en anglais)

30 novembre 2006 :
Elias Perez et Kimberly Canady, deux chroniqueurs de La Voix des jeunes de l’UNICEF, rendent compte de leur mission en Éthiopie destinée à leur permettre de rencontrer d’autres jeunes séropositifs.

AUDIO écouter

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