Sénégal

Un ancien président lutte contre la malnutrition infantile en Afrique de l'Ouest

DAKAR, Sénégal, 16 septembre 2011 – L'ancien président du Cap Vert, António Monteiro s'est donné pour mission de faire de la lutte contre la malnutrition une priorité en Afrique de l'Ouest. Plaidant directement auprès des leaders des nations d'Afrique de l'Ouest, il souhaite placer la nutrition au centre des stratégies de développement et conseille des approches garantissant l'accent des politiques sur ce point.

VIDEO (en anglais) : le reportage de la correspondante de l'UNICEF, Suzanne Beukes sur l'élection de l'ancien Président du Cap Vert António Manuel Mascarenhas Gomes Monteiro, pour aider à combattre la malnutrition chez les enfants d'Afrique de l'Ouest dans son nouveau rôle de défenseur de la Nutrition.  Regarder dans RealPlayer

 

« Les enfants qui ne reçoivent pas le bon type de nourriture et d'alimentation tombent plus souvent malades », explique M. Monteiro. Quand ils survivent, « Ils peuvent souffrir de déficiences mentales et physiques irréversibles. On peut faire encore bien plus, à tous les niveaux, pour s'assurer que ceci n'arrive pas et sortir des urgences alimentaires qui impliquent des milliers de tragédies personnelles ».

Chaque année, environ 600 000 enfants de moins de cinq ans meurent dans la région de causes liées à la malnutrition - la situation contribue à 35 pour cent de tous les décès d'enfants dans la région.

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© UNICEF video
« On peut faire encore bien plus, à tous les niveaux, pour s'assurer que cela n'arrive pas et sortir des urgences alimentaires qui impliquent des milliers de tragédies personnelles », déclare l'ancien Président du Cap-Vert, António Manuel Mascarenhas Gomes Monteiro qui est maintenant le Défenseur de la nutrition pour le Groupe de travail Nutrition pour l'Afrique de l’Ouest.

Parmi les 15 pays dans le monde où les statistiques sur la mortalité des moins de cinq ans sont les pires, sept sont en Afrique de l'Ouest où un enfant sur quatre a un poids insuffisant. Selon Mme Felicite Tchibindat, Conseillère régionale en Nutrition pour l'UNICEF, les approches éprouvées et les politiques à mener n'ont pas toujours de la plus haute priorité pour certains gouvernements en raison d'un manque d'expertise et de financements.

« Si nous voulons briser le cycle de la pauvreté, de la mort et des urgences chroniques, il faut améliorer l'alimentation des enfants dès la naissance », souligne-t-elle.

Au cours des dernières années, les responsables régionaux ont fait de grands progrès pour combattre la malnutrition. Par exemple, quelques pays ont enregistré deux à trois fois l'augmentations du pourcentage de femmes allaitant exclusivement au sein leurs enfants de moins de six mois et environ 180 millions de personnes consomment aujourd'hui de l'huile de cuisine fortifiée (en vitamine A) et de la farine de blé enrichie (en fer, acide folique et zinc).

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En Afrique de l'Ouest, environ 600 000 enfants de moins de cinq ans meurent de causes liées à la malnutrition chaque année.

Faire passer le message

Cependant, on doit faire plus aux niveaux les plus élevés de gouvernement pour faire passer le message que la nutrition est la clé du développement général d’un pays.

« Nous devons améliorer notre engagement auprès des gouvernements nationaux - travailler avec la société civile, le secteur privé et les ONG - pour construire un soutien politique plus engagé dans le soutien des politiques et des actions capables de garantir que tous les enfants, particulièrement ceux-qui sont le plus en danger de malnutrition, pourront vivre des vies saines et productives », a déclaré Mme Kinday Samba, Conseillère en nutrition du Programme alimentaire mondial pour l'Afrique de l’Ouest. « M. Monteiro est la personne qu’il nous faut pour nous aider dans cette entreprise ».

L'espoir est que M. Monteiro, qui est soutenu par un groupe régional d'agences de l'ONU, des organisations non gouvernementales et des donateurs, puisse convaincre les responsables des pays d'Afrique de l'Ouest de capitaliser sur les acquis déjà obtenus et de placer la nutrition bien plus haut en tête de leur agenda du développement, et garantir la santé de leurs populations.


 

 

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