Nutrition

Aliments et alimentation complémentaires

Complément nutritionnel de l’allaitement après six mois

Après les six premiers mois d’allaitement, il est temps d’introduire des aliments complémentaires, c’est-à-dire des aliments qui sont facilement consommés et digérés par le jeune enfant et qui apportent une nutrition supplémentaire répondant à tous les besoins croissants de l’enfant. Si l’allaitement exclusif constitue le meilleur départ, après six mois et à condition que l’allaitement se poursuive, l’enfant a besoin de plus de vitamines, de minéraux, de protéines et de glucides que le lait maternel n’en fournit généralement. Tout aliment ou liquide nutritif autre que le lait maternel qui est donné au jeune enfant pendant cette période entre dans la catégorie des aliments complémentaires, et l’alimentation complémentaire est le processus consistant à introduire ces aliments.

Il s’agit d’une période très importante pour la santé, la croissance et le développement psychosocial de l’enfant. La malnutrition infantile reste cependant un grand problème de santé dans les pays disposant de peu de ressources. Dans les pays en développement, environ un tiers des enfants de moins de cinq ans ont une taille inférieure à la moyenne pour leur âge (<-2 ET par rapport aux données de référence) (ACC/SCN 2000) et un plus grand nombre encore manquent d’un ou de plusieurs micronutriments. Cela s’explique peut-être en grande partie par d’autres causes, comme des retards de croissance du fœtus dus, en grande partie, à une nutrition insuffisante de la mère avant et pendant la grossesse et à des maladies infectieuses chez la mère. Cependant, la quantité et la qualité insuffisantes d’aliments complémentaires, des pratiques d’alimentation des enfants inadéquates et des taux élevés d’infection contribuent aux problèmes de santé et de croissance pendant ces années importantes, qui sont exacerbés par la pauvreté ambiante, qui ne fait qu’accroître le problème. Il est nécessaire de mettre au point des interventions efficaces qui améliorent en particulier les pratiques d’alimentation des enfants pour commencer à résorber le préjudice subi et à atténuer les effets de la pauvreté.

Il faut améliorer les pratiques d’alimentation complémentaire. Trop souvent, les aliments complémentaires sont introduits trop tôt ou trop tard. Il arrive que la fréquence et les quantités d’aliments proposés soient inférieures aux besoins d’une croissance normale, ou que leur consistance ou leur valeur énergétique ne correspondent pas aux besoins de l’enfant. Inversement, de trop grandes quantités d’un aliment complémentaire inadéquat peuvent atténuer les effets du lait maternel qui est plus nutritif dans l’alimentation de l’enfant. D’autres facteurs, comme les caractéristiques de l’alimentation (par exemple, allaiter et donner ensuite des aliments complémentaires, ou vice versa) peuvent influencer l’absorption de lait maternel. En outre, il se peut que la valeur nutritive de ces aliments soit inadéquate ou que d’autres composants de ces aliments nuisent à leur absorption. Des méthodes de stockage sûres sont également importantes.

Et surtout, une alimentation adaptée aux besoins de l’enfant, le fait que la mère encourage l’enfant à manger et d’autres aspects psychosociaux des soins pendant l’alimentation contribuent probablement pour beaucoup à garantir l’alimentation de l’enfant et sa consommation adéquate de nutriments. On ne comprend pas toujours tout ce qui doit être fait pour améliorer l’amélioration complémentaire, en raison de la complexité des comportements à l’œuvre. Les comportements et les aliments nécessaires évoluent rapidement en fonction de l’âge de l’enfant et de la consommation de lait maternel. Il faut que les personnes s’occupant de l’enfant le comprennent et répondent aux besoins qu’exprime l’enfant, tout en veillant à une consommation alimentaire adéquate.

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) et l’UNICEF ont publié ensemble un document intitulé : « Complementary feeding of young children in developing countries: a review of current scientific knowledge » (Brown et al 1998)

Les toutes dernières recommandations de l’OMS et de l’UNICEF seront publiées sous peu.


 

 

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