Nutrition

Nutrition maternelle apparentée

Il est important de veiller à ce qu’une mère soit en bonne santé car elle joue de toute évidence un rôle vital dans le couple, ou la dyade alimentaire, que forment la mère et l’enfant. Pour soutenir l’allaitement maternel il faut se préoccuper de la mère ainsi que de son nouveau-né. La nutrition de la mère se répercute sur sa santé, son dynamisme et son bien-être.

La mère qui allaite devrait manger environ 500 calories de plus par jour qu’avant la grossesse. Il est préférable que ces calories proviennent d’une alimentation normale et saine, comprenant suffisamment de protéines, de vitamines et de minéraux. Les aliments riches en fer, calcium, vitamine A et acide folique sont recommandés, ainsi que le sel iodé. Il n’est pas nécessaire de disposer d’aliments spéciaux et coûteux.

En d’autres termes, une mère a besoin d’une part supplémentaire des meilleurs aliments dont dispose la famille, tout comme pendant la grossesse. Elle a besoin de ces aliments pendant les deux années d’allaitement, et pas seulement pendant les premiers mois.

Si la mère souffre de malnutrition modérée, elle continuera à produire du lait maternel de bonne qualité, préférable au lait maternisé. Si elle est atteinte de malnutrition grave, la quantité de lait maternel produit pour chaque tétée risque de diminuer. Dans les deux cas, dans l’intérêt de la santé de la mère et de celle de l’enfant, il est plus sûr et préférable de fournir à la mère une alimentation adéquate tout en l’aidant à continuer à allaiter son enfant.
 
Lorsqu’on dispose d’aliments ou de suppléments de vitamine, il est préférable de les donner à la mère qui allaite plutôt qu’au nourrisson. Cela améliorera la santé et le bien-être de la mère, garantira que le lait maternel contient suffisamment de vitamines et protégera le nourrisson des risques de l’allaitement artificiel.

L’apport alimentaire de la mère n’augmentera pas la quantité de lait maternel qu’elle peut produire en une journée. Son état nutritionnel avant et pendant la grossesse influe sur la composition du lait, mais n’a généralement qu’un impact marginal car son organisme veille à ce que le lait maternel contienne les vitamines  et minéraux disponibles. Si une mère craint de ne pas produire suffisamment de lait pour son enfant, elle peut évaluer la situation en vérifiant que le nourrisson urine au moins de 5 à 7 fois par jour et que ses selles correspondent bien à son âge et à l’alimentation reçue. La mère devrait savoir que consommer des aliments disponibles en quantité suffisante, avec une plus grande variété dans la mesure du possible, et en augmentant la fréquence des allaitements, nuit et jour, favorisera et accroîtra la production de lait maternel.


 

 

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