Nutrition

Action : principaux principes et stratégies

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© UNICEF/HQ97-1149/Pirozzi
En 1997, au Nigéria, une femme allaite en souriant sa petite-fille, à l’hôpital de Kaduna, dans l’Etat qui porte le même nom, dans le Nord du pays.

Il faut comparer le risque d’infection par le VIH au risque de morbidité et de mortalité dues à l’absence d’allaitement. L’allaitement maternel protège des décès dus à la diarrhée, aux infections respiratoires et autres, notamment pendant les premiers mois de la vie. L’allaitement maternel apporte également les éléments nutritionnels et autres ingrédients nécessaires, ainsi que la stimulation nécessaire à un bon développement psychosocial et neurologique, et contribue à l’espacement des naissances.

Pour les mères séropositives, notamment dans les pays en développement, allaiter ou donner des substituts du lait maternel comme des préparations pour nourrissons ou du lait de vache modifié constitue un dilemme. Si l’allaitement maternel peut accroître de 15 % dans certains cas le risque de transmission du VIH à l’enfant, donner des substituts du lait maternel multiplie par 6 environ pendant les deux premiers mois les risques liés aux maladies infectieuses comme la diarrhée et les infections respiratoires. Dans les pays en développement, de nombreuses mères n’ont pas les moyens d’acheter des substituts du lait maternel et n’ont pas accès à de l’eau salubre, qui est essentielle à la préparation et à l’usage de ces produits. Dans de nombreuses cultures, le fait de ne pas allaiter un enfant suscite une certaine réprobation. Une mère vivant avec le VIH/SIDA est donc confrontée à de nombreuses difficultés importantes : des inquiétudes quant à sa santé et sa survie, le risque de contaminer le nourrisson par l’intermédiaire du lait maternel et le danger que son enfant connaisse d’autres problèmes de santé si elle ne l’allaite pas.

En juin 2001, la session extraordinaire de l’Assemblée générale des Nations Unies consacrée au VIH/SIDA a suscité un degré sans précédent de mobilisation, de prise de conscience et de soutien face à la crise du VIH/SIDA. Afin d’évaluer les progrès réalisés et d’obtenir des résultats, une Déclaration d’engagement assortie d’objectifs et d’échéances précis a été adoptée lors de cette session extraordinaire.
 
Dans cette Déclaration, les gouvernements se sont engagés, en coopération avec leurs partenaires, à : réduire la proportion de nourrissons séropositifs de 20 % d’ici à 2005 et de 50 % d’ici à 2010.


 

 

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