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Le problème : carence en fer


De 4 à 5 milliards de personnes souffriraient de carences en fer et l’on estime à 2 milliards le nombre de personnes anémiques. Ce sont les femmes et les jeunes enfants qui sont le plus vulnérables : 50 % des femmes enceintes et de 40 à 50 % des enfants de moins de cinq ans des pays en développement souffrent de carences en fer. Si la consommation insuffisante de fer en est une cause,  la perte de sang pendant la menstruation et les infections parasitaires comme les vers intestinaux et le paludisme peuvent également occasionner ou aggraver le problème.

L’organisme a besoin de fer pour fabriquer de l’hémoglobine – la protéine présente dans les globules rouges qui transportent l’oxygène dans l’organisme – et également plusieurs enzymes dont ont besoin les muscles, le cerveau et le système immunitaire pour fonctionner. Les besoins en fer de l’organisme augmentent pendant la menstruation, la grossesse, l’allaitement et les périodes de forte croissance. Le fer est stocké dans la moelle, la rate et le foie. Des carences en fer apparaissent lorsque ces réserves sont trop faibles et l’anémie apparaît lorsque ces réserves sont épuisées. Les carences en acide folique (folate) ou en vitamine A, en acide ascorbique, en riboflavine et en minéraux divers peuvent également contribuer à l’anémie.

Les carences en fer se manifestent souvent par la pâleur de la peau, de la langue et de l’intérieur des lèvres. Parmi les autres symptômes figurent la fatigue, l’essoufflement et des vertiges. L’anémie accroît le risque d’hémorragie et de septicémie  (infection bactériale grave) pendant l’accouchement et joue un rôle dans 20 % des décès maternels. Ces femmes risquent de donner naissance à des enfants prématurés ou d’un poids insuffisant, qui souffrent d’infections, d’un système immunitaire affaibli, de troubles de l’apprentissage et du développement, et, dans certains cas, meurent.

La solution : apport de suppléments, enrichissement et interventions anti-paludiques


Les carences en fer et l’anémie ont de très lourdes répercussions sur la vie et la productivité des adultes comme des enfants. Il est cependant possible de les combattre par divers moyens. Dans le cas des femmes enceintes, qui ont besoin de davantage de fer, des suppléments de fer/folate peuvent prévenir le décès des mères et des enfants. Des campagnes d’information permettent de souligner le rôle important du fer dans l’alimentation. Lorsqu’il est difficile ou coûteux de se procurer des aliments riches en fer – du foie, de la viande rouge, des œufs, du poisson, du pain complet, des légumineux -  enrichir des produits de base comme la farine est un autre moyen d’atteindre une grande partie de la population. Enfin, dans les pays où le paludisme est endémique, il est essentiel de mener des interventions antipaludiques, par exemple distribuer des moustiquaires, pour prévenir l’anémie car le paludisme est souvent un facteur déterminant.

Objectif


Réduire la prévalence de l’anémie (y compris les carences en fer) d’un tiers d’ici à 2010.

Comment y parvenir ?


L’UNICEF et ses partenaires veillent à ce que les femmes enceintes reçoivent un supplément de fer/folate d’un prix modique, qui peut permettre d’éviter des décès maternels et infantiles. Dans le cadre de l’initiative Faire reculer le paludisme, l’UNICEF collabore avec l’Organisation mondiale de la santé, le Programme des Nations Unies pour le développement et la Banque mondiale en vue de fournir des moustiquaires imprégnées d’insecticide aux enfants de moins de cinq ans et aux femmes enceintes et de faciliter la guérisons des malades en essayant de veiller à ce qu’ils aient rapidement accès aux traitements.