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Communiqué de presse

L’UNICEF met en lumière le lien entre l’exploitation sexuelle des enfants et la propagation du VIH/SIDA

Page de l'UNICEF sur Yokohama
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Nairobi /Genève /New York, le 28 novembre 2001 – Le lien entre la propagation du VIH/SIDA et l’exploitation sexuelle des enfants constitue l’un des aspects les plus troublants et les plus complexes de cette épidémie, a déclaré aujourd’hui la Directrice générale du Fonds des Nations Unies pour l’enfance.

« Qu’il s’agisse des mythes sur les vertus curatives des rapports sexuels avec de toutes jeunes filles ou d’attitudes macho prônant un comportement sexuel violent envers les femmes et les filles, la relation entre les abus sexuels sur les enfants et la propagation du VIH/SIDA est claire », a dit Carol Bellamy, Directrice générale de l’UNICEF.

Affirmant que les enfants entraînés de force dans le commerce du sexe -- on estime leur nombre à un million chaque année -- sont ceux qui risquent le plus de contracter et de propager le VIH/SIDA, Mme Bellamy a réclamé des initiatives visant à s’attaquer directement à des comportements sexuels jusqu’à présent plus ou moins tolérés. Elle a également demandé que l’on commence par mettre les enfants à l’abri du commerce du sexe.

L’intervention de Mme Bellamy s’inscrit dans le cadre des préparatifs du deuxième Congrès mondial contre l’exploitation sexuelle des enfants à des fins commerciales, qui se tiendra du 17 au 20 décembre à Yokohama (Japon) et qui est organisé par l’UNICEF, ECPAT International, le groupe des ONG pour la Convention relative aux droits de l’enfant et le Gouvernement japonais.

Les travaux de recherche et les réunions préparatoires ont montré qu’il fallait non seulement protéger les enfants victimes de l’exploitation sexuelle à des fins commerciales mais aussi réduire la demande chez les auteur de ces sévices, des hommes le plus souvent. Contrairement à ce que l’on croit généralement, les études montrent que la majorité des exploiteurs sexuels ne correspondent pas au profil classique du « pédophile ». Ce sont souvent des hommes qui fréquentent des prostitué(e)s et qui par machisme ou indifférence choisissent des enfants de plus en plus jeunes comme partenaires sexuels.

Si, dans certaines régions du monde (surtout en Asie et en Afrique), les filles très jeunes sont particulièrement prisées, c’est parce que les questions de transmission du VIH/SIDA se heurtent à l’ignorance de la population et que les mythes sur les vertus curatives de la virginité abondent. Certains exploiteurs sexuels sont convaincus qu’il est moins risqué d’avoir des rapports sexuels avec un enfant, car celui-ci a plus de chances d’être « propre » et qu’il ne transmettra donc pas la maladie. En réalité, les enfants sont par nature plus vulnérables aux lésions, infections et maladies et ils sont rarement en mesure d’exiger des rapports protégés ou de repousser un agresseur violent.

Dans certaines des nations les plus durement touchées, le taux d’infection chez les adolescentes est cinq à six fois plus élevé que chez les adolescents. On estime à 13 millions le nombre de jeunes de 15 à 24 ans qui vivent avec le VIH/SIDA et plus de 7 000 jeunes sont contaminés chaque jour.

Lors d’une réunion préparatoire du Congrès de Yokohama qui s’est tenue récemment à Rabat (Maroc), les délégués africains ont mis en évidence un autre lien entre le VIH/SIDA et l’exploitation sexuelle des enfants. En Afrique subsaharienne, cette maladie a fait périr les parents de douze millions d’enfants. Il est prévu que ce chiffre double au minimum au cours de la prochaine décennie. Ces orphelins se retrouvent entraînés vers le commerce du sexe. Non seulement ils ont perdu leurs parents, mais ils vivent dans une pauvreté encore plus grande, sans possibilité de scolarisation, et ils sont recrutés pour faire le trottoir ou pour le travail forcé. Ces facteurs accroissent leur vulnérabilité dans des proportions considérables.

L’UNICEF s’efforce de protéger les enfants qui sont les plus exposés. Au Rwanda, l’institution donne aux familles dirigées par des enfants des fournitures scolaires afin qu’ils puissent continuer l’école. En Haïti, elle encourage la formation d’éducateurs du même âge pour aider les jeunes à comprendre les risques associés à certains comportements. A Madagascar et au Zimbabwe, elle intervient dans des centres spéciaux pour femmes et enfants battus où l’on propose des informations sur le SIDA. En Ukraine, le pays d’Europe où la propagation du VIH/SIDA est la plus rapide et où la grande majorité des toxicomanes sont encore adolescents, l’UNICEF a établi des centres d’information pour la jeunesse ainsi qu’un numéro d’assistance.

Mais pour briser le lien entre le VIH/SIDA et l’exploitation sexuelle des enfants, il faut impérativement s’en prendre à la demande. Mme Bellamy a affirmé que Yokohama fournirait l’occasion d’effectuer des progrès concrets dans ce domaine essentiel.

« L’exploitation sexuelle des enfants, à des fins commerciales ou autres, accélère la propagation du VIH/SIDA, et nous ne devons pas hésiter à nous attaquer aux exploiteurs et aux comportements sexuels qui leur permettent de profiter des enfants, a-t-elle déclaré. Nous faisons appel à tous ceux qui peuvent nous aider : les Etats, les travailleurs de la santé, les tenanciers de maisons de passe, les médias, les enseignants, les collectifs de professionnels du sexe et tous ceux qui ont de l’influence. Il faut s’attaquer ouvertement au problème et faire changer les attitudes et pratiques sexuelles. C’est le seul moyen de protéger les enfants de ces pratiques consternantes. »

Pour de plus amples informations sur le Congrès de Yokohama, les consultations préparatoires et les possibilités d’articles ou d’interviews, veuillez vous adresser à June Kane, Conseillère/médias pour le Congrès :

E-mail : yokomedia@pleasehelp.co.uk
Tél : +41 22 328 27 85 (en dehors des heures de bureau : +41 79 695 64 88)
fax : +41 22 329 03 10

Pour joindre les responsables/média de l’UNICEF, veuillez vous adresser à :

Vera Oloo-Rosauer, Bureau régional de Nairobi, tél : +254 2 622 218, e-mail: voloo@unicef.org
Beatrice Karanja, Bureau régional de Nairobi, tél : +254 2 622 770, e-mail: bkaranja@unicef.org
Hans Olsen, Bureau régional de Genève, tél : +41 22 909 5517, e-mail: holsen@unicef.org
Mitchie Topper, New York, tél : +212 303 7910, e-mail: mtopper@unicef.org

Pour les accréditations de presse pour le Congrès de Yokohama :
www.focalpointngo.org/yokohama/pressinfo/accreditation.htm

Pour les chaînes de télévisions : une nouvelle vidéo sur l’exploitation sexuelle des enfants et divers programmes de prévention est disponible. Cette vidéo de 38 minutes comprend des images fortes filmées récemment en Albanie, aux Philippines, en Sierra Leone, en Inde et au Nicaragua. Pour visionner les scripts ou les séquences ou pour commander une vidéo, veuillez vous rendre sur http://www.unicef.org/broadcast/brolls/csec/index.html

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