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Les adolescents du monde entier ont le droit d'être informés de tout ce qui concerne le VIH et le SIDA, déclare l'UNICEF

New York, le 26 juin 2001 - Convaincu que les jeunes, et les comportements qu'ils apprennent, sont l'arme qui permettra de vaincre le VIH/SIDA, le Fonds des Nations Unies pour l'enfance a déclaré aujourd'hui que les adolescents ont le droit d'être informés de tout ce qui concerne cette maladie, afin qu'ils puissent se comporter de façon responsable et se protéger, eux et les autres.

Selon l'UNICEF, une action d'envergure est nécessaire pour surmonter les tabous culturels et sociaux qui entravent un dialogue franc et ouvert sur le VIH ou le SIDA. L'institution estime que chaque adolescent a le droit de connaître au moins dix vérités fondamentales sur le VIH, y compris son mode de transmission et les moyens d'éviter la contamination.

« En dépit du lourd tribut que certaines nations paient au VIH/SIDA, un nombre invraisemblable de jeunes ne connaissent toujours pas les informations de base sur cette maladie, a déploré Carol Bellamy, Directrice générale de l'UNICEF. Si nous n'agissons pas immédiatement et de façon décisive, nous nous rendrons complices de la propagation de la pandémie. »

Mme Bellamy a fait valoir que d'après des recherches menées récemment dans les pays en développement :

· Dans 15 pays, près de la moitié des adolescentes ignorent qu'une personne apparemment en bonne santé peut avoir le VIH/SIDA.
· Au Mozambique (taux d'infection : 13 %), 74 % des filles et 62 % des garçons de 15 à 19 ans sont incapables de citer la moindre méthode de protection.
· Au Zimbabwe (taux d'infection : 25 %), plus de la moitié des filles de 15 à 19 ans sexuellement actives ne pensent pas qu'elles risquent de contracter le VIH. En Haïti (taux d'infection : 5 %), plus des deux tiers ne pensent pas être menacées.

Les Etats se sont engagés à faire baisser d'un quart la prévalence du VIH chez les 15-24 ans d'ici à 2005 dans les pays les plus gravement atteints et d'ici à 2010 dans le monde entier. Ils ont aussi pris des mesures pour garantir que, d'ici à 2005, au moins 90 % des jeunes auront accès à l'information, à l'éducation et aux services nécessaires pour réduire leur vulnérabilité face à l'infection au VIH.

En collaboration avec ses partenaires d'ONUSIDA, l'UNICEF a relevé au moins dix faits fondamentaux que les jeunes ont le droit de connaître:

1. Le SIDA est causé par le VIH, virus de l'immunodéficience humaine, qui endommage le système immunitaire. Les personnes atteintes du SIDA s'affaiblissent, car leur corps n'a plus la capacité de lutter contre toutes les maladies. Ils finissent par en mourir. Il n'existe aucun remède contre le VIH/SIDA.

2. Le SIDA peut mettre dix ans à se déclarer après une infection par le VIH. Une personne séropositive (ayant le VIH) peut paraître et se sentir en bonne santé pendant des années, mais elle peut transmettre le virus à d'autres. De nouvelles pharmaco- thérapies peuvent permettre à une personne atteinte de garder la santé pendant des périodes plus longues, mais cela ne l'empêche pas d'être séropositive et de transmettre le virus.

3. Le VIH se transmet par l'échange de n'importe quel liquide organique contaminé. Le transfert peut avoir lieu à n'importe quel stage de l'infection ou de la maladie. On trouve le virus dans les liquides organiques suivants : sang, sperme (et liquide pré-éjaculatoire), sécrétions vaginales, lait maternel.

4. Le VIH se transmet le plus souvent par contacts sexuels, parce que les liquides se mélangent et que le virus peut donc passer d'un partenaire à l'autre, en particulier s'il existe des lésions dans la muqueuse vaginale ou anale, des blessures ou d'autres infections sexuellement transmissibles (IST). Les jeunes filles sont particulièrement exposées à l'infection par le VIH, car leurs muqueuses vaginales sont plus minces et plus facilement contaminées que celles de femmes plus âgées.

5. Les personnes souffrant d'IST courent de plus grands risques d'être infectées par le VIH/SIDA ou de transmettre cette infection à d'autres. Elles devraient donc se faire soigner rapidement et éviter les contacts sexuels ou se limiter à des rapports sexuels protégés (avec préservatif) ou sans pénétration, et informer leurs partenaires.

6. On peut réduire le risque de transmission sexuelle du VIH/SIDA si l'on s'abstient de rapports sexuels, si des partenaires non infectés n'ont de rapports sexuels qu'entre eux ou si l'on a des rapports sexuels protégés (avec préservatif) ou sans pénétration. . La seule façon d'être certain d'éviter la transmission sexuelle du VIH, c'est de s'abstenir de tout contact sexuel.

7. Le VIH se transmet aussi si on se coupe ou se perce la peau avec un instrument non stérilisé : aiguille, seringue, lame de rasoir, couteau ou tout autre outil. Les personnes qui s'injectent des drogues ou ont des rapports sexuels avec des drogués courent de grands risques d'infection par le VIH/SIDA. De plus, la consommation de drogue modifie les capacités de jugement et peut déboucher sur des pratiques sexuelles à risque, comme la non-utilisation de préservatifs

8. Toute personne qui pense avoir été contaminée par le VIH devrait contacter un agent de santé ou un centre VIH/SIDA afin de recevoir des conseils et subir un test de dépistage, à titre confidentiel.

9. Le VIH ne se transmet pas par des étreintes, des poignée de mains, ou les contacts quotidiens habituels. Se baigner dans une piscine, utiliser les sièges des toilettes, partager les draps, les ustensiles de cuisine ou la nourriture, tout cela ne transmet pas le SIDA. Les piqûres de moustique ou de tout autre insecte, les quintes de toux, les éternuements, non plus.

10. La discrimination envers les individus infectés par le VIH ou toute personne soupçonnée de l'être bafoue leurs droits fondamentaux et affaiblit la santé publique. Toute personne séropositive ou dont la vie a été bouleversée par VIH/SIDA mérite notre compassion et notre appui.

La prévention du VIH chez les jeunes reste la priorité no.1, tant pour l'UNICEF que pour le système des Nations Unies, dans le cadre de la campagne menée avec de plus en plus d'énergie pour contenir la maladie. On enregistre près de la moitié des nouveaux cas de séropositivité chez les jeunes de moins de 18 ans et on compte déjà 11 millions de jeunes qui vivent avec le VIH.

Au cours des prochains mois, l'UNICEF participera au lancement d'une vaste initiative, avec un grand nombre de partenaires, des Etats, des ONG et d'autres institutions de l'ONU, pour que les adolescents et les jeunes de tous les pays puissent s'informer et acquérir les compétences nécessaires pour se protéger.

« Bien que les jeunes parmi les plus durement touchés par la pandémie de VIH/SIDA, nous savons tous qu'ils détiennent la clé de la victoire. Ce sont les comportements qu'ils apprennent, les pratiques qu'ils adoptent, qui modifieront le cours de la pandémie dans le monde », affirme Mark Stirling, principal Conseiller de l'UNICEF en matière de VIH/SIDA. Dans la lutte contre le VIH, l'information, c'est la force, tout simplement. Nous avons l'information. Nous devons nous assurer que les jeunes la reçoivent. »

Pour de plus amples informations, veuillez vous adresser à :

Liza Barrie, Chef de la Section des média, UNICEF, NY (212) 326-7593,
Courriel : lbarrie@unicef.org
Shima Islam, UNICEF Média, New York (212) 824-6949,
Courriel : sislam@unicef.org

Veuillez envoyer vos commentaires ou demandes d'information par courrier électronique à media@unicef.org