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Les pays les plus pauvres du monde perdent encore du terrainRapport de l'UNICEF : les enfants sont les plus durement touchés mais ils restent le seul espoir de renverser cette tendance alarmante. Bruxelles/Geneve/New York, le 15 mai 2001 - Le retard qu'accusent les pays les plus pauvres du monde sur les autres nations en développement s'est encore accentué pendant les années 90, et des millions de personnes, dont la moitié sont des enfants, restent prisonnières d'une pauvreté abjecte, selon un rapport publié aujourd'hui par le Fonds des Nations Unies pour l'enfance (UNICEF). Cette situation alarmante a des répercussions sur les conditions de vie des enfants de ces pays, qui voient leur bien-être menacé par une éducation de mauvaise qualité, la malnutrition, les maladies et les troubles civils. Ces facteurs représentent des obstacles majeurs au développement des 49 pays les moins avancés (PMA), pris dans l'engrenage de la pauvreté et du désespoir. Cependant, le rapport La pauvreté et les enfants : bilan des dix dernières années dans les pays les moins avancés attire l'attention sur quelques exemples à suivre. Des pays comme le Bangladesh, le Malawi et l'Ouganda sont en train de combler le fossé qui les sépare des autres pays en développement grâce à leurs investissements dans les services sociaux de base pour les enfants, et en particulier l'éducation des filles. « Ces résultats sont un coup de semonce, mais ils ne constituent pas une surprise, note Carol Bellamy, Directrice générale de l'UNICEF. La plupart des ces pays sont pris dans un engrenage de pauvreté qui semble perpétuel. Les enfants sont les premiers à en souffrir, ce qui entrave leur développement et par conséquent, le développement de leur pays. Il faut briser cet engrenage. » L'UNICEF a rédigé ce rapport pour la troisième Conférence des Nations Unies sur les pays les moins avancés, qui se tient du 14 au 20 mai à Bruxelles. Le rapport souligne que les PMA, comparés aux autres pays en développement, ont un taux de mortalité infantile plus élevé, une moins bonne couverture vaccinale, des taux d'alphabétisation et de scolarisation inférieurs, un moins bon accès à l'eau potable et un plus grand nombre d'enfants souffrant d'insuffisance pondérale. Cela s'explique en partie par une croissance du revenu annuel par habitant qui n'a été que de 0,4 % dans les PMA, au cours des années 90, alors qu'elle a atteint 3,6 % dans les autres pays en développement. Avec un niveau de développement humain aussi bas, il devient impératif pour les PMA et leurs partenaires en matière de développement de mettre en place des stratégies de croissance économique pour réduire la pauvreté. Au cours des années 90, on a pu constater que :
Services de base : le fondement de la réduction de la pauvreté L'action gouvernementale ne permettra certes pas à elle seule de mettre fin à la lutte des PMA pour leur survie, mais le rapport prescrit d'importants investissements dans les services sociaux de base, indispensables pour échapper à la pauvreté. « L'accès universel à des services sociaux de base de qualité, et en particulier l'éducation, la santé, l'eau et l'assainissement, donne aux gouvernements des bases solides pour le développement, affirme Mme Bellamy. Et ce qui est tout aussi important, il garantit la réalisation des droits de l'enfant. » De tels investissements supposent une meilleure allocation des budgets nationaux et une augmentation de l'aide étrangère. Pour l'instant, les gouvernements des PMA dépensent bien plus pour la défense et le service de la dette que pour les services sociaux de base. En Tanzanie, par exemple, le montant du budget national consacré au service de la dette est neuf fois plus élevé que les sommes consacrées aux services de santé de base et représente quatre fois l'enveloppe destinée à l'éducation. Le Bangladesh est l'un des PMA qui a démontré ce qu'on peut faire en dépensant plus pour les services sociaux de base. Le pourcentage de son budget national consacré aux services sociaux de base est passé de 22,6 % en 1990 à 25,7 % en 1999. Avec pour conséquence, entre autres, une baisse spectaculaire de la mortalité des moins de cinq ans et une augmentation significative de l'alphabétisation des femmes. Qu'est-ce qu'un pays moins avancé ? Les Nations Unies considèrent qu'un pays fait partie des « pays moins avancés » lorsqu'il répond aux trois critères suivants :
Qui sont les pays les moins avancés ? 30 pays africains et Haïti Angola, Bénin, Burkina Faso, Burundi, Djibouti, Guinée équatoriale, Erythrée, Ethiopie, Gambie, Guinée, Guinée-Bissau, Lesotho, Libéria, Madagascar, Malawi, Mali, Mauritanie, Mozambique, Niger, Ouganda, République centrafricaine, République démocratique du Congo, Rwanda, Sierra Leone, Somalie, Soudan, Tanzanie, Tchad, Togo, Zambie et Haïti. 7 PMA asiatiques et le Yémen Afghanistan, Bangladesh, Bhoutan, Cambodge, Myanmar, Népal, République démocratique populaire lao et Yémen. 9 PMA Etats insulaires Cap-Vert, Comores, Kiribati, Maldives, Samoa, Sao Tomé-et-Principe, Iles Salomon, Tuvalu et Vanuatu. Remarque : ce rapport est disponible en ligne sur www.unicef.org Pour de plus amples informations, veuillez vous adresser à : Lynn Geldof, UNICEF Media, Genève, (4122) 909 5331 Mitchie Topper, UNICEF Media, New York, (212) 303 7910 Veuillez envoyer vos commentaires ou demandes d'information par courrier électronique à media@unicef.org
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