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L'UNICEF salue l'accord sur l'interdiction de l'enrôlement avant 18 ansLundi 24 janvier 2000 : LUNICEF s'est félicité aujourdhui de la décision prise par les gouvernements de faire passer de 15 à 18 ans lâge minimum requis pour la conscription et la participation à un conflit armé.« Au point mort pendant six ans, cet accord constitue une avancée, et nous nous sommes heureux », a affirmé Mme Carol Bellamy, Directrice générale de lUNICEF. Toutefois, le Fonds pour lenfance souligne que cet accord, obtenu vendredi au cours dune réunion du Groupe de travail des Nations Unies, qui avait pour but d'étendre les normes de la Convention relative aux droits de lenfant à la situation des enfants dans les conflits armés, laisse libre champ à linterprétation, notamment pour tout ce qui touche au recrutement volontaire dans les forces armées gouvernementales. Mme Bellamy a fait remarquer que l'on n'est pas arrivé à imposer le strict âge de 18 ans que l'UNICEF et d'autres avaient cherché dans cet accord.
« La mission de lUNICEF sinscrit dans le concept général de lintérêt supérieur de lenfant, sans distinction du fait de savoir où vivent les enfants ni de quel coté du conflit ils se situent. A la lumière de ce préalable, il est décevant que le Protocole facultatif noblige pas les forces armées gouvernementales à appliquer les mêmes dispositions relatives au recrutement volontaire que celles lon a exigé de fixer de la part des groupes armés non-gouvernementaux. ». LUNICEF a toujours été résolu de fixer à 18 ans le moment du passage à lâge adulte. La formulation du protocole établit de manière très ferme à 18 ans lâge minimum pour le recrutement dans les forces non-gouvernementales. Mais il ne demande pas vraiment aux états de fixer un âge minimum et pas nécessairement à18 ans- où ils seraient autorisé à recruter sur la base du volontariat dans leurs propres forces armés. Ce texte ne prévoit pas plus que les gouvernements indiquent quelques mesures ils comptent adopter afin de garantir que ce recrutement nest pas coercitif. « La notion de recrutement volontaire n'a pas grande valeur quand ceux qui se portent candidat n'ont pas vraiment d'autre choix, font facilement l'objet de manipulations et peuvent aussi subir des pressions sociales, y compris de la part de leurs propres communautés ou familles »a indiqué Mme Bellamy. Elle a prié les gouvernements de montrer clairement leur détermination à établir à 18 ans lâge minimum le recrutement volontaire quand ils ratifieront le Protocole facultatif. cela aura également pour effet de créer un précédent et dinfluencer les autres pays signataires. Près de 300 000 enfants dont certains âgés de 8 ans- sont engagés dans les trente principaux conflits armés autour du monde, en tant que soldats, porteurs ou même esclaves sexuels. La plupart sont victimes dun recrutement forcé. « La position de lUNICEF est dicté par notre volonté résolue dinverser le modèle actuel de la victimisation des enfants dans les conflits daujourdhui. Dans ces situations tragiques, et malheureusement de plus en plus fréquentes, on pratique sur eux et sur les plus jeunes des amputations, des enlèvements systématiques ainsi que des viols et des abus sexuels. Ils sont aussi attaqués dans les écoles ou les hôpitaux, terrorisés dans les camps de réfugiés et manipulés comme des pions sur les différents champs de guerre. Trop souvent, les enfants sont forcés par les adultes à terroriser les communautés doù ils viennent. » a rappelé Mme Bellamy. Mme Bellamy a formulé le vu que grâce au rôle actif joué par les Etats-Unis dans les débats du Groupe de travail, ce pays soit encouragé à rejoindre le reste de la communauté internationale ayant ratifié la Convention relative aux droits de lenfant. Presque tous les pays (au total 191, mais pas les Etats-Unis ni la Somalie) ont adopté la Convention, le texte relatif aux droits de lhomme ayant fait l'objet de la plus large ratification de lhistoire.
Veuillez envoyer vos commentaires ou demandes d'information par courrier électronique à media@unicef.org, sous la référence CF/DOC/PR/2000/06
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