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Les dix ans de la Convention : «Chaque jour compte».Samedi 20 novembre 1999 :Commémorant le dixième anniversaire de la Convention relative aux droits de l'enfant aujourd'hui même à Oslo, l'UNICEF a salué le soutien politique massif dont jouit cette convention qui a permis, il y a tout juste une décennie, de donner des avantages sans précédent à tous les enfants dans le monde. Mme Carol Bellamy, Directrice générale de l'UNICEF, a toutefois souligné que beaucoup de choses restent à faire et que « chaque jour compte » quand il s'agit d'appliquer les directives générales de ce traité fondamental en matière de droits de l'homme. «A l'échelle du développement de la planète, dix ans, c'est comme un clignement d'il. Mais pour un enfant, cette durée représente une grande partie de sa vie», a affirmé Mme Bellamy. «Quand vient le moment de mettre en oeuvre les droits des enfants, les gouvernements et les sociétés doivent comprendre que le temps fait la différence, et que chaque jour compte», a-t-elle encore souligné. Le temps perdu à cause de l'inaction des gouvernements, des retards administratifs et de l'intransigeance de la société, se révèle être un élément dévastateur dans la vie des enfants. «Le temps perdu peut faire la différence entre une bonne et une mauvaise santé, entre une vaccination réussie et une maladie qui laisse la personne très diminuée, entre des années de scolarisation et d'autres dans des ateliers de la sueur, entre une vie épanouie et une mort dont on aurait pu prévoir les causes. Le temps est d'une importance particulièrement cruciale dans les cinq premières années de la vie d'un enfant, mais pendant ce temps là, exactement, la majorité des pays ignorent les besoins essentiels des enfants, ou alors y suppléent que légèrement. Pour tous les enfants de ce monde, la Convention relative aux droits de l'enfant est importante. Et nous leur devons de faire bouger les choses en vue de la réalisation de ses objectifs», a rappelé Mme Bellamy. S'adressant à Oslo en marge de la célébration convoquée à l'invitation du Gouvernement norvégien et où sont attendues Leurs Majestés la Reine Sonja de Norvège et la Reine Silvia de Suède, l'ambassadeur itinérant de l'UNICEF Harry Bellafonte, les ministres du Gouvernement norvégien ainsi que des ministres et des autorités de nombreux pays dans le monde, Mme Bellamy a indiqué que la Convention était le traité sur les droits de l'homme qui a été adopté de la façon la plus large dans toute l'histoire des Nations Unies. Elle a également souligné qu'un nombre important de pays signataires avait entrepris concrètement d'intégrer les droits de l'enfant dans leurs législations nationales et d'appliquer ces droits dans leurs différents politiques et programmes. Mais elle a enjoint les dirigeants du monde, à tous les niveaux, de faire plus. « Les mots droits de l'enfant représente plus d'un simple traité » a affirmé Mme Bellamy. « Ils signifient une croyance en des valeurs que les nations du monde ont accepté de protéger de toute la force de leur détermination. Aujourd'hui, nous lançons un appel aux dirigeants de toute sorte -aussi bien les gouvernements, les milieux financiers, les universités et les journalistes que les communautés et les familles- pour qu'ils réfléchissent à nouveau sur la véritable essence des droits de l'enfant, qui est de fournir à chaque enfant dans ce monde une éducation de base de qualité et l'opportunité de développer la plupart de ses potentialités. Reconnaissant les immenses possibilités d'émulation des relations entre les enfants et les médias, Mme Valgred Svargard Haugland, ministre norvégienne de la famille et de l'enfant, a lancé un appel -l'Appel d'Oslo- à toutes les personnes désirant s'engager dans ce processus. « L'idée est de travailler ensemble, de s'assurer que la puissance et l'influence des médias peuvent agir en faveur de l'amélioration des conditions de vie des enfants et aussi d'identifier, encourager et soutenir toute action allant dans ce sens. Il incombe à tous d'agir. C'est le sens de l'Appel. Aux gouvernements, aux organisations et aux individus, aux professionnels de l'information et aux patrons de presse, aux enfants et aux adolescents, aux parents, aux enseignants et aux chercheurs», a-t-elle souligné. Mme Hilde Johnson, ministre norvégienne du développement international et des droits de l'homme, a apporté la conclusion de la commémoration de l'anniversaire de la Convention : « Nous regrettons que les acquis actuels relatifs à cette Convention soient si minces. Nous devons regrouper nos forces pour combattre la disparité et gagner la bataille. », a-t-elle fait remarquer, rappelant les défis majeurs que nous ne devons pas perdre de vue, comme l'éradication de la pauvreté, le problème des enfants handicapés, des enfants dans les conflits armés, du travail et du trafic des enfants, et de la prostitution et de la pornographie infantiles. « Les droits de l'enfant vont connaître une forte impulsion et obtenir une grande place dans les débats internationaux sur les droits de l'homme », a-t-elle prédit. « Les enfants sont la véritable mesure de notre respect envers les droits de l'homme. « Pour chaque pays, la façon dont les gouvernements se conduisent envers ceux qui sont à l'aube de leur vie aura valeur de test de moralité ». Mme Carol Bellamy a salué le rôle dominant volontairement adopté par le Gouvernement de la Norvège en vue de promouvoir la Convention et de plaider en faveur des droits de l'enfant. « Le peuple et le gouvernement norvégiens peuvent, à juste titre, être fiers du soutien qu'ils ont apporté à la Convention relative aux droits de l'enfant » a affirmé la Directrice générale de l'UNICEF. « La Norvège a été le premier pays à introduire chez lui le concept du Médiateur des enfants, ce qui représente un instrument important de l'application et de la surveillance des règles de la Convention. Ce fabuleux événement et l' «Appel d'Oslo » sur de plus fortes relations entre les enfants et les médias sont excellentes réflexions supplémentaires sur l'engagement, assez unique en son genre, de la Norvège en faveur de la cause des enfants. Je suis personnellement très heureuse de saluer la place prépondérante dont vous occupez dans ce domaine». Note importante aux correspondants La Convention relative aux droits de l'enfant a été adopté par l'Assemblée g';enérale des Nations Unies le 20 novembre 1989., quelques jours seulement après la chute du Mur de Berlin. La coincidence des deux évenements a rendu le contenu de la Convention encore plus saississant. : ce texte était le prenier accord sur les droits de l'homme mêlant les droits civils et politiques, et les droits économiques, sociaux et culturels. La Convention est entrée en application le 2 septembre 1990 après avoir été ratifiée par les premiers vingt Etats nécessaires. Elle est l'instrument relatif aux droits de l'homme ayant été ratifié par le plus grand nombre de pays dans l'histoire, 191 pays étant devenus depuis lors Etats parties à cette Convention. Depuis la date de son adoption, elle a provoqué une réforme législative et constitutionnelle dans plus de 50 pays, et 23 autres sont dans le processus d'examen du droit. Cela a aussi eu pour conséquence de placer le thème des enfants au centre de l'agenda pour la sécurité et la paix internationales, a permis à une tierce partie de négocier des cessez-le-feu dans de nombreuses régions de conflit et a autorisé de développer des campagnes nationales de vaccination afin de protéger les enfants de la polio et d'autres maladies infantiles. Il est important de noter le rôle pivot joué par le groupe des ONG, dont les capacités organisationnelles et techniques ont permis de faire prendre forme et de porter la Convention jusqu'à son accomplissement dans les années 80. Ce groupe a fortement influencé les travaux de la Convention et c'est sa détermination qui a convaincu l'UNICEF, en 1986, que son engagement était essentiel dans la réalisation des droits de l'enfant. Pour plus d'informations consultez le site de la Convention à l'adresse suivante : http://www.unicef.org/french/crc/ Veuillez envoyer vos commentaires ou demandes d'information par courrier électronique à media@unicef.org, sous la référence CF/DOC/PR/1999/54
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