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L'UNICEF propose une nouvelle approche de la pandémie du VIH/sidaMercredi 15 septembre : Les pays de l'Afrique sub-saharienne ont besoin d'une injection massive de ressources s'ils veulent faire des progrès significatifs dans leur lutte contre l'épidémie grandissante du sida, a affirmé aujourd'hui Mme Carol Bellamy, Directrice générale de l'UNICEF. En s'adressant à la onzième Conférence internationale sur le sida et les MST en Afrique qui se tenait dans la capitale zambienne, Mme Bellamy a qualifié l'épidémie de « la plus terrible guerre mondiale non-déclarée » qui fait retourner cette partie de l'Afrique dans un "champ d'exécution". « Près de 200 000 personnes, en majorité des femmes et des enfants, sont mortes en 1998 à la suite des conflits armés sur le continent africain. Et maintenant deux millions d'Africains sont tués chaque année par le sida », a ajouté Mme Bellamy. « Dans ce combat contre le VIH/sida, les pays pauvres ont besoin de plus qu'un encouragement. Cela nécessite des revenus complémentaires, un allégement de la dette et des réseaux d'entraide sociale renforcés. Plus que tout, ils ont besoin de ressources», a souligné la Directrice de l'UNICEF. Mme Bellamy a appelé la communauté internationale à éliminer les bouleversantes iniquités et inégalités qui ont contribuées à étendre l'épidémie, parmi d'autres conséquences de la pauvreté ». Avec une telle propagation du virus, grevant des ressources et des moyens à tous les niveaux, elle a demandé aux dirigeants africains d'envisager de nouvelles voies pour s'attaquer à l'échevon national à cette crise, en leur suggérant d'établir des objectifs spécifiques à court terme dans le domaine de la prévention et des soins. En saluant les efforts des différentes structures gouvernementales en Afrique sub-saharienne pour venir à bout de l'épidémie, Mme Bellamy a affirmé qu'il était important de favoriser la mobilisation des communautés et de les aider à s'aider eux-mêmes. « L'idée est de reconnaître au pauvre le rôle d'être un acteur de son propre développement. Plutôt que d'être de simples récipiendaires d'aides et de services dispensés par les agents de santé, les enseignants, les chefs religieux et les autres » a déclaré Mme Bellamy. La Directrice de l'UNICEF a attiré spécialement l'attention sur les chiffres en augmentation des orphelins à cause du sida, sur le problème de la transmission du VIH de la mère à l'enfant et sur le besoin de donner à la jeunesse un rôle principal dans les campagnes d'information pour enfants, notamment sur les dangers que représente l'épidémie et sur la façon dont ils peuvent se protéger eux-mêmes. « La communauté internationale, les Nations Unies, l'Organisation des Etats africains (OUA) et les dirigeants africains ont travaillé sans relâche à apporter la paix dans des pays comme le Liberia, le Sierra Leone et la République démocratique du Congo. Nous devons porter la lutte contre le sida au même niveau d'intensité et de visibilité pour l'opinion publique, et nous devons le faire maintenant », a souligné Mme Bellamy. Selon des chiffres du gouvernement américain, les Etats-Unis dépensent 880 millions de dollars par an à la lutte contre le VIH/sida, en faisant face à 40 000 nouveaux cas par an. Mais l'Afrique, qui doit, elle, affronter 4 millions de nouveaux cas par an, dépense seulement entre 149 et 160 millions de dollars. « Cela est simplement inacceptable » a déclaré la Directrice de l'UNICEF. Elle a affirmé que l'UNICEF avait renforcé son soutien aux gouvernements et aux ONG pour combattre le sida en Afrique, fournissant un appui en personnel aux bureaux régionaux et nationaux et en intensifiant son financement en faveurs d'actions concrètes dans les pays concernés. En même temps, l'UNICEF, en collaboration avec ses partenaires du programme ONU-sida, oeuvre à une meilleure coordination des activités avec les autres agences spécialisées des Nations Unies. Bien que le personnel soignant en Afrique sub-saharienne ait rendu des services héroïques en soignant les orphelins ou les malades en phase terminale, la façon traditionnelle africaine de concevoir la famille étendue en prenant soin des orphelins à cause du sida est dans une position de plus en plus intenable. « Beaucoup de ménages peuvent tout juste se permettre de garder des enfants, les laissant seul s'occuper d'aller à l'école . Le résultat est que les orphelins sont les premiers à qui l'on refuse le droit à l'éducation. Alors que ces conditions empirent, il est clair que l'on a besoin de modèles alternatifs de soins aux orphelins ». Parce que la transmission du VIH/sida de la mère à l'enfant est la cause majeure de l'infection parmi les jeunes enfants en Afrique, Mme Bellamy a précisé qu'il était essentiel d'encourager toutes les femmes à effectuer un test du sida. Elle a également appelé à soutenir les mesures de prévention, comme le conseil sur le choix de l'alimentation des nourrissons. Mme Bellamy a noté que l'UNICEF a axé ses efforts sur la réduction du risque de la transmission mère-enfant du virus et a développé des opérations-pilote dans onze pays visant à proposer des tests de dépistage libres et confidentiels ainsi que des conseils auprès des femmes enceintes. Les femmes déclarées séropositives recevront un des tous derniers traitements antiviraux rapides accompagnés de conseil sur l'alimentation du nourrisson et du soutien pour la méthode choisie. Mme Bellamy a informé que l'UNICEF travaillait étroitement avec l'OMS et d'autres partenaires du programme ONU-Sida sur certaines mesures d'urgence, notamment pour effectuer une évaluation du médicament Neviparine, aux effets prometteurs et dont l'efficacité avait fait l'objet d'une première étude menée en Ouganda par l'Institut national américain de la santé. On a indiqué que la Neviparine peut réduire la transmission du VIH de l'ordre de 50 % avec une simple dose administrée à la mère et à l'enfant, avec un coût par traitement d'environ quatre dollars. Constatant que les prochains enjeux de l'épidémie du VIH/sida se trouve entre les mains de la jeunesse, Mme Bellamy a rappelé qu'il est « absolument vital de les armer avec la connaissance nécessaire du problème pour qu'ils se protègent eux-mêmes et qu'ils protègent leurs communautés ». Elle a ajouté que l'UNICEF a redoublé d'efforts dans ses programmes de mobilisation et de soutien afin de s'attaquer à la défense des droits de l'enfant par la voie du développement et de la participation. Cela comprend un soutien au droit des adolescents à l'information et à la préparation à la vie active, dans lequel l'UNICEF participe au travers de toute une série d'activités dans les écoles, avec les ONG et les médias en Ouganda, le Zimbabwe, la Zambie et la Namibie ainsi que par la promotion de services de santé "à orientation jeunes" dans des pays comme la Zambie et le Kenya. Veuillez envoyer vos commentaires ou demandes d'information par courrier électronique à media@unicef.org, sous la référence CF/DOC/PR/1999/38
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