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La scolarisation comme une solution au problème du travail des enfants

Vendredi 3 septembre -
A l'occasion de la rentrée des classes, le Fonds des Nations Unies pour l'enfance (UNICEF) s'est engagé dans une initiative regroupant 29 pays visant à combattre le travail des enfants avec des programmes-pilote de scolarisation pour des millions d'enfants qui étaient précédemment astreints à un travail à plein temps.

« Dans les pays en developpement, près de 250 millions d'enfants entre 5 et 14 ans travaillent », a rappellé la Directrice générale de l'UNICEF, Mme Carol Bellamy. « Beaucoup trop d'enfants ne vont pas à l'école et un sur cinq travaille dans des conditions à risques, obligés de vivre dans la pauvreté avec un danger accru de maladie et de mort prématurée ».

En remplaçant le travail des enfants par la scolarisation, l'Initiative de l'UNICEF intitulée « l'éducation comme une stratégie de prévention contre le travail des enfants » espère ainsi modifier la sombre situation actuelle.

« L'éducation peut offrir une ouverture vers l'avenir, une chance d'améliorer son état de santé et de sécurité et surtout des opportunités économiques », a noté Mme Bellamy. « L'éducation peut s'opposer aux horribles conditions de la servitude domestique, du travail pénible et à risques et au traffic clandestin en créant des alternatives donnant de vrais choix aux enfants et aux familles ».

L'Initiative de l'UNICEF, lancée cette année dans différents pays comme le Maroc, le Pérou et le Sénégal, qui cherche la participation de chaque secteur gouvernemental et de la société civile comprend :

- des actions favorisant une éducation primaire de qualité pour tous les enfants, avec des stratégies éducatives spéciales pour les enfants qui travaillent, au travers d'une flexibilité des horaires de cours ;

- l'équivalent de programmes éducatifs “hors les murs” et d'autres services pour les enfants travaillant dans les rues ;

- un soutien avec un intéressement financier pour les parents dans le cas où leurs enfants iraient à l'école au lieu d'aller travailler.

L'Initiative souligne aussi la nécessité de s'attaquer au travail des enfants lui-même par des mesures de ce type :

- des actions en vue d'éliminer l'exploitation abusive et d'autres formes intolérables du travail des enfants au travers du cadre législatif et de mesures coercitives;

- des campagnes de mobilisation pour un renforcement de la loi contre le travail clandestin et le servage des enfants ;

- Communiquer et sensibiliser le public au problème du travail des enfants et générer une large coopération sociale.

La Norvège a fourni à la présente initiative la plus large contribution, la Finlande un financement supplémentaire et la Banque Mondiale l'octroi de subventions.

Dans les 81 communautés au Guatemala, l'UNICEF apporte son concours pour que les enfants-travailleurs puissent aller à l'école primaire, en distribuant de l'information bilingue sur les inconvénients du travail des enfants et en formant les enseignants à s'intéresser aux problèmes de protection de l'enfance.

L'UNICEF au Maroc finance une étude sur le travail des enfants et fournit du matériel éducatif aux travailleurs enfants. Il forme des enseignants aux droits de l'enfant et encourage les parents à envoyer leurs enfants à l'école et à les y laisser.

Au Népal, l'Initiative mélange des interventions en faveur de la petite enfance avec des programmes réservés à l'éducation spécialisée. Le but est de recenser et d'aider les plus jeunes, généralement les plus exposés aux risques.

Au Lesotho, l'UNICEF finance la première étude en profondeur réalisée dans ce pays sur le travail des enfants et s'efforce d'assurer un accès à l'éducation primaire à tous les enfants.

« Si vous donnez à une communauté une éducation primaire universelle, vous la protégez de fait contre les pires excès du travail des enfants » a noté Mme Bellamy. « Quand les enfants sont à l'école, ils ne sont tout simplement pas disponibles pour les pires formes pernicieuses d'exploitation ».

Par exemple, dans l' Etat du Kerala dans le sud de l'Inde où l'éducation primaire est traditionnelllement ouverte à tous, il apparait que le travail des enfants n'y est pas très développé, alors que cela est le cas dans les états voisins où la scolarisation est d'un accès plus difficile.

Au Bangladesh, des programmes financés par l'UNICEF ont fourni de l' enseignement parrallèle et dispensé de la formation à près de 1 100 anciens enfants travailleurs de secteur textile. Plus de 65 % des jeunes participants ont trouvé un travail mieux payé à la suite de leur éducation ou de leur formation.

Mme Bellamy a ajouté que l'Initiative de l'UNICEF a été grandement renforcée par l'accord signé en juin dernier à l'Organisation internationale du travail (OIT) portant sur la Convention 182 sur les pires formes de travail des enfants. Elle a prié instamment tous les pays à ratifier le document.

«Le nouveau traité interdit toutes les formes d'esclavage ou pratiques analogues, telles que la vente et la traite des enfants, la servitude pour dettes et le servage ainsi que le travail forcé ou obligatoire», a-t-elle souligné. «Il rend également hors-la-loi l'utilisation, le recrutement ou l'offre d'un enfant à des fins de prostitution, de production de matériel pornographique. Il reconnait les besoins d'une protection accrue des jeunes filles. La Convention prescrit que des mesures appropriées en matière d'éducation soient établies à l'intention des enfants qui travaillent. Sa ratification sera un évènement capital menant à l'élimination du travail des enfants.»

Veuillez envoyer vos commentaires ou demandes d'information par courrier électronique à media@unicef.org, sous la référence CF/DOC/PR/1999/36


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