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L'UNICEF demande l'allégement de la dette de l'Amérique centrale dévastée par l'ouragan

Mardi 17 novembre 1998 : Les pays créanciers doivent agir avec détermination pour alléger sans délai le fardeau de la dette qui pèse sur les pays d'Amérique centrale ravagés par l'ouragan Mitch, afin que les fonds puissent servir à reconstruire les communautés dévastées, a annoncé l'UNICEF aujourd'hui.

L'UNICEF a déclaré qu'une proposition rendue publique lundi par la Banque mondiale, le Fonds monétaire international et la Banque interaméricaine de développement en vue d'accélérer l'examen du dossier d'allégement de la dette pour le Honduras et le Nicaragua, les deux pays frappés le plus durement par le cyclone, était un pas dans la bonne direction. Mais il a ajouté que les pays créanciers devraient suivre l'exemple de la France qui a cette semaine annulé toutes les dettes publiques de ces deux pays.

« Ces pays ont été ravagés par l'une des pires catastrophes naturelles à s'être jamais abattue sur l'hémisphère occidental et ils vont avoir besoin de toutes leurs ressources pour se remettre sur pied », a remarqué le Directeur général del'UNICEF, Carol Bellamy.

Mme Bellamy a précisé que rien que la reconstruction de l'infrastructure de base des pays touchés exigerait des centaines de millions de dollars, voire des milliards, pour restaurer l'accès de la population à l'eau potable et à l'assainissement, à l'éducation de base, aux soins de santé primaires et à une nutrition adéquate. Elle a noté qu'un allégement significatif de l'endettement était un volet essentiel des secours internationaux.

« Une solution immédiate et durable à la crise de l'endettement est la seule manière dont les pays d'Amérique centrale peuvent mener à bien le travail capital de reconstruction de leurs écoles et leurs foyers, de réfection des routes et des ponts et de remise en état de l'adduction d'eau », a-t-elle ajouté.

Selon la Banque mondiale, la dette extérieure du Nicaragua s'élève à 5,8 milliards de dollars et ce pays devrait verser 200 millions de dollars par an en intérêts. Le Honduras, dont les créances se chiffrent à 4,4 milliards de dollars, devrait payer 500 millions de dollars par an au titre des intérêts.

Les deux pays bénéficient de l'initiative de la Banque mondiale en faveur des pays les plus pauvres et les plus endettés qui accorde l'annulation de la dette en échange d'une réforme économique. Des observateurs de plus en plus nombreux demandent une accélération de ce processus et l'inclusion du fardeau fiscal du service de la dette dans les critères retenus pour décider si les pays doivent bénéficier de cette initiative.

L'adoption de la proposition d'hier par la Banque mondiale, le Fonds monétaire international et la Banque interaméricaine de développement permettrait au Nicaragua et au Honduras de prétendre à un allégement additionnel de la dette qui aiderait des millions de personnes à retrouver dès que possible l'accès aux services sociaux de base. Ces pays auraient également accès à un fonds fiduciaire pour les aider à s'acquitter des obligations du service de la dette.

Veuillez envoyer vos commentaires ou demandes d'information par courrier électronique à netmaster@unicef.org

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