Page d'accueil | Activités de l'UNICEF | Dossiers | Information et publications | Cartes de vux, cadeaux et dons | Coin des médias | La voix des jeunes | A propos de l'UNICEF
|
L'UNICEF félicite les lauréats du prix Nobel de la paix 1998Vendredi 16 octobre 1998 : Le Directeur général de l'UNICEF, Carol Bellamy, a félicité les lauréats du prix Nobel de la paix 1999, John Hume et David Trimble, pour leur contribution au processus de paix en Irlande du Nord. « La persévérance et la diplomatie dont ils ont fait preuve pour réunir deux camps farouchement opposés après des années d'un conflit cruel sont un exemple pour tous ceux qui cherchent actuellement des solutions à des conflits tout aussi difficiles dans le monde. » « Il est également important », a ajouté Mme Bellamy, « de féliciter le Comité Nobel d'avoir aidé à centrer l'attention du monde sur le Mouvement des enfants pour la paix en Colombie; en le retenant parmi les candidats au prix Nobel, il a reconnu le potentiel formidable des enfants comme pacificateurs dans le monde d'aujourd'hui ». « La présence du Mouvement des enfants parmi les candidats pressentis pour le prix Nobel de cette année est un signe pour toutes les nations en guerre », a remarqué Mme Bellamy. « Dans de nombreuses situations de conflit où les adultes se sont révélés incapables de rétablir la paix, il faudra la participation croissante des enfants et des jeunes pour renverser la tendance. » Mme Bellamy a affirmé que les jeunes pacificateurs colombiens illustrent les idéaux de la Convention relative aux droits de l'enfant, l'instrument des droits de l'homme le plus largement ratifié de l'histoire. « La Convention souligne que les enfants doivent être élevés dans un esprit de paix, de dignité, de tolérance, de liberté, d'égalité et de solidarité. Face à une violence intolérable, les enfants colombiens ont appliqué ces principes avec assurance et ont obtenu des résultats remarquables. » Le bureau de l'UNICEF en Colombie a été étroitement associé avec le Mouvement des enfants colombiens depuis son apparition. En octobre 1996, le Mouvement des enfants pour la paix a mobilisé des enfants vivant dans les municipalités les plus violentes de Colombie et leur a demandé de voter dans un scrutin spécial - connu sous le nom de Mandat des enfants pour la paix et les droits. Les enfants devaient choisir lesquels de leurs droits étaient les plus importants pour eux-mêmes et leur communauté. Dans un premier temps, on pensait que tout au plus 300 000 enfants voteraient - mais le mouvement s'est étendu si rapidement que plus de 2,7 millions d'enfants de 7 à 18 ans se sont rendus aux urnes, soit environ un tiers de ce groupe d'âge dans le pays tout entier. La participation dans beaucoup des municipalités les plus violentes a dépassé 90 %. L'immense majorité des enfants a voté en faveur du droit à la survie et du droit à la paix. Ce résultat a envoyé un onde de choc dans tout le pays. Une année après, plus de dix millions d'adultes colombiens (alors que les dernières élections présidentielles de 1994 avaient mobilisé à peine plus de 4 millions de votants) se sont présentés aux urnes pour soutenir un référendum pour la paix qui appuyait le Mandat des enfants et condamnait les atrocités de la guerre, et pour s'engager personnellement à aider à rétablir la paix. Par la suite, la paix est devenue le thème principal de débat des élections présidentielles de 1998 et c'est la priorité du nouveau gouvernement d'Andres Pastrana. Malgré la poursuite de la violence, les deux principaux groupes de guérilla, les Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC) et l'Armée de libération nationale (ELN), ont reconnu l'importance des deux mandats et se dirigent vers des entretiens de paix en novembre. Ayant placé la paix au centre de la politique nationale, le Mouvement des enfants est aujourd'hui plus actif au niveau communautaire, où il aide à jeter les fondements d'une paix durable. Des centaines d'organisations, de groupes communautaires, de municipalités et d'autres organismes ont répondu aux revendications du Mouvement des enfants souhaitant voir le droit à la survie et le droit à la paix se réaliser - et considèrent désormais les enfants comme des partenaires réels dans cet effort. Les enfants qui participent le plus étroitement au Mouvement des enfants pour la paix sont très organisés et parlent avec éloquence de la situation dans leur pays. Beaucoup d'entre eux ont fait personnellement l'expérience de la violence. Juan Elias Uribe a 16 ans. A l'âge de 14 ans, il était membre fondateur du Mouvement, mais alors qu'il menait ses premières activités pour la paix, son père a été assassiné. Juan Elias a compris qu'il ne ferait pas comme la plupart des Colombiens et ne chercherait pas à venger la mort de son père par la violence. Il devait choisir la paix. « Au début, quand mon père a été tué, j'ai pensé que tout le travail que j'accomplissais pour la paix ne servait à rien car cela ne l'avait pas sauvé. Pourtant, mon père avait toujours souhaité que je travaille pour la paix et je ne voulais pas que d'autres enfants vivent ce cauchemar. Finalement, la mort de mon père m'a poussé à m'engager davantage. Je crois que j'ai maintenant une attitude plus réaliste à l'égard de la paix. » Farlis Calle, 17 ans, fréquente l'université à Bogota, mais son foyer est chez ses parents et ses trois soeurs dans une petite maison en bois à Apartado au nord-ouest de la Colombie, près de la côte des Caraïbes. Farlis décrit l'impact de la violence dans sa communauté. En 1996, alors âgée de 15ans, elle est devenue le première « enfant maire » après avoir découvert avec d'autres élèves qu'ils avaient le droit constitutionnel de former un gouvernement local d'enfants. Il ont constitué le Mouvement des enfants pour la paix à Apartado par lequel des centaines d'enfants ont commencé à participer aux activités en faveur des services communautaires. Farlis sait qu'il est dangereux de travailler pour la paix en Colombie, mais elle estime ne pas avoir le choix. « Je ne critique jamais un groupe particulier. Si je le faisais, je sais que je pourrais devenir une cible. Tous les enfants dans le Mouvement pour la paix savent qu'ils doivent faire attention à ce qu'ils disent. Cela n'est pas difficile. Quand vous vivez dans la peur, le silence est naturel. Nous décrivons la violence, mais nous ne savons pas qui est responsable de ces événements terribles." Mayerly Sanchez, 14 ans, vit dans une communauté pauvre au sud de Bogota. Les problèmes qu'elle connaît sont engendrés par la violence urbaine, entre bandes et au sein des familles. Elle a organisé une réunion des parents et des enfants pour débattre de la violence à la maison. Son expérience lui a appris que la voix des enfants a le pouvoir d'influencer le comportement des adultes. « Les enfants ont un don spécial pour convaincre les gens de la vérité de ce qui se passe. Les gens ne s'occupaient jamais de la guerre à moins qu'elle ne les touche directement, mais quand les enfants parlent de leur douleur et de leur chagrin, ils font ressentir cette douleur aux adultes comme si c'était la leur. Les enfants sont les germes de la nouvelle Colombie. Nous sommes les germes qui feront cesser la guerre. » L'UNICEF a été lauréat du prix Nobel de la paix en 1965.
Veuillez envoyer vos commentaires ou demandes d'information par courrier électronique à netmaster@unicef.org
|
Page d'accueil | Activités de l'UNICEF | Dossiers | Information et publications | Cartes de vux, cadeaux et dons | Coin des médias | La voix des jeunes | A propos de l'UNICEF |