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L'UNICEF soutient la Convention proposée par l'OIT sur le travail des enfantsMardi 2 juin: Le Fonds des Nations Unies pour l'enfance (UNICEF) considère qu'une nouvelle convention proposée par l'OIT, si elle est adoptée, sera une étape décisive de la campagne mondiale pour éliminer toutes les formes extrêmes de travail des enfants. La Convention fera l'objet de débats à la Conférence de l'OIT qui s'ouvre aujourd'hui à Genève. Au nombre des dispositions proposées figurent des mesures pour l'élimination immédiate des formes d'exploitation extrêmes de travail des enfants et la création de programmes nationaux de protection des plus jeunes, des filles en particulier. La nouvelle Convention devrait définir les critères de travail dangereux et qualifier certaines pratiques de délits et crimes. « C'est seulement quand nous parviendrons à nous débarrasser des pratiques qui exposent les enfants aux blessures, aux maladies et à la mort que nous aurons fait un pas en avant vers l'élimination de formes de travail qui privent les enfants de leurs droits fondamentaux », a déclaré Mme Carol Bellamy, Directeur général de l'UNICEF. Depuis quelques années, l'UNICEF a enregistré plusieurs succès dans ce combat, en particulier au Pakistan et au Bangladesh, où des accords sont intervenus pour mettre un terme au travail des enfants dans l'industrie des ballons de football et la confection. Mme Bellamy a applaudi les marcheurs, leur énergie et leurs objectifs. "Leur mot d'ordre - De l'exploitation à l'éducation - s'inscrit au coeur même de la lutte menée par l'UNICEF contre le travail des enfants", fait-elle remarquer. "Parallèlement aux mesures prises par les gouvernements, donner à tous les enfants du monde accès à l'éducation est une condition fondamentale pour offrir à ces enfants une autre possibilité que la mise au travail." L'UNICEF a toujours inscrit au nombre des priorités nationales et internationales l'accès pour chaque enfant à une éducation primaire de qualité. Une enquête menée dans 14 des pays les moins avancés de la planète a révélé que la moitié des écoliers n'avaient pas de manuels scolaires. Les classes sont souvent surchargées : on compte 67 élèves par enseignant au Bangladesh, et près de 90 en Guinée équatoriale. Dans les pays en développement, quelque 30 % des élèves abandonnent l'école avant d'avoir achevé le cycle des études primaires. En Afrique subsaharienne, le taux d'inscription scolaire est inférieur à 50 % dans 15 pays. L'UNICEF a lancé récemment un appel à l'intensification des mesures de réduction de la dette des nations les plus pauvres pour permettre une augmentation des investissements dans la santé et l'éducation de base, seule solution durable au problème du travail des enfants. L'UNICEF demande aux gouvernements de consacrer 20 % de leur budget à l'éducation et aux services sociaux de base, et aux pays donateurs defaire de même en ce qui concerne leur aide officielle au développement. L'UNICEF estime qu'il en coûterait six milliards de dollars supplémentaires par an pour scolariser tous les enfants d'ici l'an 2000 - ce qui représente moins de 1 % des sommes dépensées chaque année en armements dans le monde.
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