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Un nouveau traitement du VIH/SIDA sauvera des milliers d'enfantsJeudi 26 mars 1998: L'UNICEF a déclaré aujourd'hui qu'un nouveau traitement chimiothérapique d'une remarquable rentabilité contre la transmission mère-enfant du VIH pendant la grossesse aidera à fomenter une intensification de la guerre contre le SIDA dans le monde en développement. Les conséquences du nouveau traitement, décrit lemois dernier par les Centers for Disease Control and Prevention (CDC) des Etats-Unis d'Amérique, ont été examinées cette semaine lors d'une réunion à Genève avec la participation du Programme commun des Nations Unies sur le VIH/SIDA (ONUSIDA), l'Organisation mondiale de la santé (OMS) et l'UNICEF ainsi que des représentants des pays en développement et de la communauté des donateurs. Le Directeur général de l'UNICEF, Carol Bellamy, a déclaré que l'efficacité du nouveau protocole, jointe à des estimations de son bon rapport coût-efficacité, permettrait à l'UNICEF et à ses partenaires du système des Nations Unies d'étendre leur action pour prévenir le VIH/SIDA chez les enfants. Mais elle a rappelé que d'autres aspects de la transmission du VIH n'étaient toujours pas résolus. "Cette récente évolution est une avancée - qui offre de nouvelles options pour réduire sensiblement la transmission du VIH pendant la grossesse et l'accouchement", a noté Mme Bellamy. "Mais elle met également en lumière le travail qui reste à faire pour abaisser la transmission en premier lieu aux femmes en premier lieu et la transmission par l'allaitement maternel". Le nouveau traitement comporte l'utilisation du médicament antirétroviral AZT. La procédure, qui s'est révélée efficace lors d'essais cliniques en Thaïlande, est nettement moins coûteuse que les thérapeutiques actuelles, n'exige pas d'administration intraveineuse et peut être utilisée par des femmes pendant les derniers mois de la grossesse, d'après les CDC. "Un milliers de nourrissons naissent chaque jour porteurs du VIH, pour la plupart dans les pays en développement", a noté Mme Bellamy. "Le nouveau protocole de l'AZT rendra possible de réduire ce chiffre de manière spectaculaire". Pourtant, parce que plus de 90% des femmes enceintes qui vivent avec le VIH dans les pays en développement ne savent pas qu'elles sont infectées, elles ne recherchent pas de traitement et ne peuvent prendre de décisions informées sur l'alimentation de leur bébé. Devançant l'émergence du protocole simplifié, l'UNICEF - en étroite collaboration avec l'ONUSIDA et d'autres partenaires - se prépare à adapter ses programmes pour inclure ce nouvel élément. Une évaluation rapide de la situation dans les pays d'Afrique sub-saharienne, qui est actuellement menée conjointement par l'UNICEF et l'ONUSIDA, examinera les activités présentement assistées par l'UNICEF afin d'identifier les possibilités d'inclure l'administration simplifiée de l'AZT dans les programmes existants. Lanouvelle procédure est beaucoup moins onéreuse que les protocoles précédents - environ 50 dollars par traitement. Néanmoins, le coût de l'exécution du programme est encore élevé pour la plupart des pays en développement. L'UNICEF se joindra à l'ONUSIDA dans les négociations en cours avec l'industrie pharmaceutique pour examiner des stratégies régionales et nationales visant à abaisser le prix des médicaments afin de prévenir la transmission mère-enfant dans les pays en développement. L'essai thaïlandais a démontré que le protocole simplifié d'AZT était efficace pour réduire les risques de transmission pendant les derniers mois de la grossesse et pendant l'accouchement, mais il n'a pas cherché à savoir si la procédure était également efficace pour diminuer les risques de transmission par l'allaitement maternel, la méthode d'alimentation des nourrissons la plus fréquente en Afrique sub-saharienne, où l'incidence du VIH chez les femmes enceintes est particulièrement élevée. Les résultats d'autres essais en cours, particulièrement les essais de l'ONUSIDA dans plusieurs pays en développement, répondront à cette question impérieuse. L'UNICEF encourage fermement la poursuite de cette recherche capitale qui peut révéler des moyens abordables de rendre l'allaitement maternel plus sûr. Néanmoins, les conclusions de ces travaux ne seront probablement pas disponibles avant quelque temps. L'UNICEF se rend compte que les femmes dont le risque de transmission pendant la grossesse ou l'accouchement a été réduit par l'AZT seront encore placées devant le dilemme immédiat de trouver le moyen de prévenir la transmission ultérieure du virus par le lait maternel. Certaines auront recours à des aliments préparés à la maison ou feront allaiter leur enfant par une amie ou une parente qui n'est pas infectée, mais la majorité des mères n'auront pas accès à des options réalistes et abordables. Les substituts du lait maternel produits commercialement (un approvisionnement de six mois de lait en poudre de premier âge le moins cher du marché, puis de lait en poudre entier suffisant pour six mois) sont encore plus chers que le traitement à l'AZT dans les pays en développement. Si les prix varient largement, un échantillon aléatoire de pays où le VIH est fréquent révèle des coûts élevés. Même sans tenir compte de la nécessité de se procurer davantage d'eau et de combustible, un approvisionnement pour une année de substituts du lait maternel dans le Kenya urbain coûte l'équivalent de 84% du salaire minimum. Acheter du lait en poudre pour un nourrisson pendant un an exige 107% du PNB par habitant au Viet Nam, 148% en République centrafricaine et 257% en Haïti. Actuellement, on estime que plus de 300 nourrissons par jour sont infectés par le biais de l'allaitement maternel, essentiellement en Afrique sub-saharienne. Les femmes vivant avec le VIH, qui choisissent de ne pas allaiter leur bébé, doivent disposer d'urgence des moyens de mener une alimentation de remplacement aussi sûrement que possible, conformément à la politique de l'ONUSIDA sur le VIH et l'alimentation des nourrissons et en accord avec le droit de tout enfant de jouir du meilleur état de santé possible. L'UNICEF soutient déjà des efforts qui ont prouvé leur efficacité pour réduire la transmission mère-enfant du VIH par l'emploi de médicaments antirétroviraux en Thaïlande. Des efforts seront déployés, au cours des trois prochains mois, dans un certain nombre de pays assistés par l'UNICEF où le taux de prévalence du VIH est élevé, notamment le Botswana, la Côte d'Ivoire, le Rwanda, l'Ouganda, la Zambie, le Cambodge et le Viet Nam, pour identifier des façons d'accélérer les activités du programme afin d'inclure:
Initialement, ce soutien sera limité à un petit nombre de sites qui sont liés à des institutions possédant déjà une capacité dans ce domaine. Dans les pays possédant un bon système de santé, les frais additionnels de prestation des services relatifs aux interventions destinées à éviter la transmission mère-enfant sont souvent abordables. Néanmoins, certains pays peuvent requérir des investissements plus substantiels pour renforcer leur infrastructure de santé afin de permettre l'inclusion d'interventions à grande échelle. Ces investissements auront un vaste effet bénéfique sur l'ensemble du secteur de la santé et doivent être encouragés. Démontrant l'efficacité de ces activités dans les premiers sites, par le suivi et l'évaluation, les services faciliteront l'expansion rapide de ces activités. L'UNICEF espère s'assurer le concours des fabricants locaux et, si nécessaire, multinationaux de produits laitiers, y compris de lait en poudre, en tant que partenaires dans son effort, pour autant qu'ils acceptent de fournir des laits en poudre génériques de qualité sans en retirer de bénéfices commerciaux. Si cela n'est pas possible, l'UNICEF s'efforcera d'établir des partenariats avec des conseils nationaux de produits laitiers ou d'autres institutions qui peuvent faciliter la distribution de lait et de lait en poudre adaptés. "Ces activités de "démarrage" et à plus grande échelle, nécessaires de toute urgence, exigeront des fonds supplémentaires substantiels", a déclaré Mme Bellamy. "Face à cette possibilité de sauver d'innombrables vies, nous pouvons faire confiance aux donateurs qui sauront mobiliser les ressources".
Veuillez envoyer vos commentaires ou demandes d'information par courrier électronique à netmaster@unicef.org
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