Information
En Bref
Page d'accueil | Activités de l'UNICEF | Dossiers | Information et publications | Cartes de vœux, cadeaux et dons | Coin des médias | La voix des jeunes | A propos de l'UNICEF

L'UNICEF condamne l'impitoyable massacre des populations civiles en Algérie

18 novembre 1997 -- Dans une déclaration faite aujourd'hui, Carol Bellamy, Directeur général du Fonds des Nations Unies pour l'Enfance (UNICEF) dénonce la violence dont un nombre croissant d'enfants sont les victimes en Algérie. "Des mesures de protection spéciale pour les femmes et les enfants sont indispensables", selon son Directeur général, Mme Carol Bellamy.

"La fréquence des massacres et des nouvelles les concernant ne doivent pas réduire notre capacité d'indignation", souligne Carol Bellamy. "Il est temps pour la communauté internationale de réagir devant cette situation, et d'exiger que cessent immédiatement ces violations flagrantes des droits de la personne humaine - des enfants en particulier -.

Carol Bellamy fait cette déclaration au moment où Amnesty International publie un rapport selon lequel près de 80.000 hommes, femmes et enfants ont été tués en Algérie, dont un grand nombre "égorgés, décapités et brûlés" dans un cycle impitoyable de violence et de violations des droits de la personne humaine qui a commencé en 1992.

Les dernières informations reçues font état du massacre d'environ 26 civils algériens -dont 11 enfants- le 8 novembre dernier, dans le village de H'Malite près de Blida, à 45 kms au sud d'Alger.

Le rapport d'Amnesty International, intitulé "Algérie: la population civile prise dans une spirale de violence", publié aujourd'hui à New York, indique que "les exécutions sommaires, les tueries aveugles, la torture, les disparitions, les enlèvements, les détentions arbitraires et les menaces de mort font partie, depuis six ans, de la réalité quotidienne en Algérie".

Mme Bellamy indique que l'UNICEF soutient pleinement l'appel d'Amnesty International pour une action concrète, y compris la recommendation contenue dans le rapport, d'une enquête indépendante et neutre sur les violations des droits de la personne humaine. Une telle enquête fournirait les bases d'une action à long terme dans le domaine des droits humains, incluant notamment la traduction en justice des auteurs de ces violences.

Mme Bellamy lance un appel pour la mise en place de mesures de protection spéciales en faveur des femmes et des enfants. Elle insiste sur le fait que les écoles, les centres de santé et les lieux de rassemblement des enfants doivent être désignés -- et respectés -- comme "zones de paix".

Des écoles ont été attaquées et des instituteurs tués devant leurs élèves. De nombreux enfants ont assisté à l'enlèvement ou à l'assassinat de leurs parents. Femmes et jeunes filles sont violées, puis tuées. Les enfants survivant à ces attaques resteront profondément traumatisés par les scènes dont ils furent les témoins.

Mme Bellamy lance un appel au gouvernement algérien, ainsi qu'à tous les groupes d'opposition armée opérant dans le pays, pour le respect des principes de laConvention sur les Droits de l'Enfant, ratifiée par l'Algérie en 1993, et de la Convention de Genève sur la Protection des Civils dans les Conflits Armés. Elle souligne le devoir de l'UNICEF de faire entendre sa voix dans toutes les situations où les enfants sont victimes de conflits armés. Elle confirme que cela sera le cas aussi longtemps que les massacres continueront en Algérie.

Veuillez envoyer vos commentaires ou demandes d'information par courrier électronique à netmaster@unicef.org avec la référence CF/DOC/PR/1997-57

Brève précédente | Toutes les brèves | Brève suivante


Page d'accueil | Activités de l'UNICEF | Dossiers | Information et publications | Cartes de vœux, cadeaux et dons | Coin des médias | La voix des jeunes | A propos de l'UNICEF