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L'UNICEF alarmé par les nouveaux chiffres de l'aide au développementMardi 14 août 1997: L'UNICEF est profondément préoccupé par les nouveaux chiffres montrant que l'aide aux pays en développement est tombée à son plus bas niveau en 1996, a déclaré le directeur général de l'UNICEF, Carol Bellamy. Malgré une hausse régulière du nombre de personnes dont le revenu est inférieur à un dollar par jour, l'aide globale aux pays en développement a reculé l'an dernier de 4% en termes réels par rapport à 1995, s'établissant à 55,1 milliards de dollars contre 58,9 milliards précédemment, d'après un rapport publié par l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) qui regroupe 29 nations. "Disons clairement ce qui est en jeu ici", a dit Mme Bellamy. ""Ces chiffres sont plus que des entrées dans un livre de comptes; ils représentent une menace pour des millions d'enfants et les sociétés dans lesquelles ils grandissent. Ils témoignent de la persistance de terribles inégalités dans le monde - et de l'impuissance honteuse de la communauté internationale à les supprimer". Mme Bellamy a relevé que, d'après les estimations desNations Unies, 1,3 milliard de personnes - dont 650 millions d'enfants - sont prises au piège de la pauvreté absolue et que leur nombre augmente dans toutes les régions du monde, à l'exception de l'Asie du Sud-Est et du Pacifique. Si les gouvernements se décidaient vraiment à consacrer 0,7% de leur produit national brut à l'aide publique au développement (APD), rappelle Mme Bellamy, les recettes additionnelles seraient plus que suffisantes pour couvrir les 80 milliards de dollars supplémentaires requis, selon les estimations des Nations Unies, pour éliminer les pires aspects de la pauvreté mondiale. Le directeur général a affirmé que la chute des niveaux de l'aide est un défi direct à la Convention relative aux droits de l'enfant qui s'intéresse au sort des enfants les plus pauvres du monde, et au travail des Nations Unies en général - y compris l'effort entrepris actuellement par le Secrétaire général Kofi Annan pour réformer le système des Nations Unies. "Sans des flux appropriés et prévisibles d'aide au développement", a précisé Mme Bellamy, "les Nations Unies ne peuvent pas instituer de réforme ni s'acquitter des mandats définis par les Etats membres, particulièrement en ce qui concerne l'élimination de la pauvreté et la création d'un environnement propice à la croissance économique durable et au développement humain". "Les investissements et les financements privés sont absolument vitaux pour que les pays les plus pauvres émergent de la pauvreté", a déclaré le directeur général de l'UNICEF, "mais ils ne peuvent attirer le secteur privé sans aide publique au développement. L'APD permet non seulement à ces pays de supporter des réformes économiques douloureuses, mais également de créer l'infrastructure sociale et économique vitale pour le développement". D'après le rapport de l'OCDE, rendu public le 19 juin, la moyenne de l'aide publique au développement a reculé à 0,25% du produit national brut (PNB) combiné, contre 0,27% en 1995. C'est la plus faible proportion APD/PNB enregistrée au cours de la trentaine d'années qui se sont écoulées depuis que les Nations Unies ont fixé l'objectif mondial de l'aide à 0,7% du PNB. En 1996, quatre pays seulement ont atteint ou dépassé l'objectif de 0,7%: le Danemark (1,04%), les Pays-Bas (0,83%), la Norvège (0,85%) et la Suède (0,82%). Le rapport de l'OCDE note que si la moyenne de l'aide publique au développement a diminué en 1996, les flux privés vers les pays en développement ont progressé de près de 80milliards de dollars, s'établissant à 234 milliards de dollars, principalement en raison d'une forte hausse des prêts en obligations. Néanmoins, la plupart de ces fonds du secteur privé étaient destinés à une poignée de pays en développement avec des économies à croissance rapide. Les pays les plus pauvres, en particulier ceux de l'Afrique subsaharienne, n'ont reçu que des sommes négligeables. Veuillez envoyer vos commentaires ou demandes d'information par courrier électronique à netmaster@unicef.org avec la référence CF/DOC/PR/1997/34
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