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Communiqué de presse

Le conflit au Nigéria oblige plus d’un million d’enfants à quitter l’école

Malgré la réouverture de certaines écoles, l’insécurité reste un obstacle à l’éducation

© UNICEF/UN03394/Fleury
En décembre 2015, une jeune fille assiste à un cours dans une classe récemment construite dans le camp de réfugiés de Assaga, au Niger.

DAKAR/NEW YORK, le 22 décembre 2015 – La violence et les attaques contre les populations civiles du Nord-Est du Nigéria et ses pays voisins ont forcé plus d’un million d’enfants à quitter l’école, selon l’UNICEF.

Le nombre d’enfants qui passent à côté de leur scolarité à cause des conflits s’ajoute aux 11 millions d’enfants en âge d’aller à l’école primaire au Nigeria, au Cameroun, au Tchad et au Niger et qui n’étaient pas scolarisés avant le début de la crise.

« C’est un chiffre effarant, » déclare Manuel Fontaine, le directeur régional de l’UNICEF pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre. « Le conflit a été un énorme choc pour l’éducation dans la région, et la violence a maintenu beaucoup d’enfants hors des salles de classe depuis plus d’un an, augmentant leur risque d’abandonner complètement l’école. »

A travers le Nigéria, le Cameroun, le Tchad et le Niger, ce sont plus de 2 000 écoles qui restent closes en raison du conflit – pour certaines depuis plus d’un an- et des centaines qui ont été attaquées, pillées ou incendiées. Au Nord du Cameroun, seule une école sur les 135 fermées en 2014 a pu rouvrir cette année.

Dans le Nord-Est du Nigéria, l’UNICEF a soutenu le retour à l’école de 170 000 enfants dans les zones les plus sûres des 3 États les plus affectés par le conflit, où la majorité des écoles ont pu rouvrir. Cependant beaucoup de salles de classe sont surpeuplées du fait que certains bâtiments soient utilisés pour héberger les très nombreuses personnes déplacées à cause du conflit. Dans ces zones, certains enseignants déplacés, ayant eux-mêmes fui les combats, s’engagent dans le maintien de l’école et les classes fonctionnent souvent avec un système de roulement pour permettre à plus d’enfants de suivre les cours.

Dans d’autres régions cependant, l’insécurité, la peur des violences et des attaques empêchent beaucoup d’enseignants d’assurer les cours et découragent les parents d’envoyer leurs enfants à l’école. Rien qu’au Nigéria, environ 600 enseignants ont été tués depuis le début de l’insurrection de Boko Haram.

« Le défi à relever est de maintenir les enfants en sécurité sans interrompre leur scolarité, » a ajouté Manuel Fontaine. « Les écoles ont été les cibles d’attaques, et les enfants ont peur de retourner à l’école ; plus ils restent déscolarisés, plus ils ont de risques d’être victimes d’abus et d’être recrutés par des groupes armés. »

Avec les gouvernements, les ONG et d’autres partenaires, l’UNICEF a mis en place des espaces temporaires pour l’éducation, a rénové et agrandi des écoles, au bénéfice de 67 000 enfants. De plus, l’UNICEF a formé des enseignants au soutien psychosocial et a fourni à 132 000 enfants déracinés par le conflit du matériel scolaire, notamment dans des écoles locales qui hébergent des élèves déplacés.

Cependant, les contraintes de sécurité et le manque de financements entravent l’accès à l’éducation et l’approvisionnement en matériel scolaire d’urgence. Pour l’instant, l’UNICEF a reçu 44% des financements requis en 2015 pour répondre aux besoins humanitaires des enfants au Niger, au Nigéria, au Cameroun et au Tchad.

En 2016, l’UNICEF aura besoin de près de 23 millions de dollars pour fournir un accès à l’éducation aux enfants affectés par les conflits dans les 4 pays, dont la plupart vivent dans la région du Lac Tchad.

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Photos et videos disponibles sur: http://uni.cf/1NU246A

À propos de l’UNICEF
L’UNICEF promeut les droits et le bien-être de chaque enfant, dans tout ce que nous faisons. Nous travaillons dans 190 pays et territoires du monde entier avec nos partenaires pour faire de cet engagement une réalité, avec un effort particulier pour atteindre les enfants les plus vulnérables et marginalisés, dans l’intérêt de tous les enfants, où qu’ils soient. consultez: www.unicef.org/french

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Laurent Duvillier, Bureau régional à Dakar, +221 77 740 35 77, lduvillier@unicef.org    
Doune Porter, UNICEF Nigéria, +234 803 525 0273, dporter@unicef.org
Anne Boher, UNICEF Niger, +227 9696 2159, aboher@unicef.org 
Manuel Moreno González, UNICEF Tchad, +235 639 00 947, mmgonzalez@unicef.org
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