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Communiqué de presse

L’UNICEF salue le rôle moteur de la Maison Blanche dans le projet de loi sur le SIDA

New York, 29 avril 2003 – La Directrice générale de l’UNICEF, Mme Carol Bellamy, a salué le rôle moteur que joue la Maison Blanche pour faire adopter un projet de loi d’urgence de 15 milliards de dollars qui vise à s’attaquer aujourd’hui au SIDA en Afrique et dans les Caraïbes. Le projet encourage un programme « ABC » de prévention en trois points (Abstinence, Be Faithful, Consistently use Condoms, abstinence, fidélité et usage régulier des préservatifs), ignorant les efforts de ceux qui cherchent à exclure les préservatifs de la loi définitive.

Mme Bellamy s’exprimait à la suite de l’appui accordé par le Président Bush au projet de loi sur le SIDA, lors d’une manifestation bipartisane organisée à la Maison Blanche. Le Président américain a apporté son soutien total au projet de loi portant sur la prévention, les soins et le traitement. Ce projet s’inspire du modèle ougandais qui a été couronné de succès et qui a permis une chute du taux de prévalence chez les femmes enceintes, de 20,6 pour cent en 1991 à 7,9 pour cent en 2000.

« Investir en faveur des jeunes est la meilleure stratégie dont on dispose aujourd’hui pour enrayer l’épidémie » a déclaré Mme Bellamy. « Dans les zones où la propagation du VIH/SIDA diminue, c’est essentiellement grâce aux jeunes, des deux sexes, auxquels on a donné les moyens et la motivation permettant de prévenir l’infection. Nous avons constaté des progrès remarquables dans des pays comme le Cambodge et le Brésil, entre autres. »

Mme Bellamy a indiqué que l’UNICEF intégrait le modèle ABC dans ses efforts de prévention. « Les jeunes gens ont le droit de connaître tous les moyens de prévenir l’infection à VIH, à commencer par l’abstinence, la fidélité à son partenaire et le recours systématique aux préservatifs », a-t-elle dit.

« Dans la mesure où l’évolution de l’épidémie va être largement conditionnée par les décisions que des vagues successives de jeunes vont prendre au cours de leur vie, les investissements devraient, d’abord et en tout premier lieu, fournir aux jeunes les ressources nécessaires pour qu’ils prennent des décisions salutaires et en connaissance de cause, leur permettant de prévenir l’infection à VIH », a précisé Mme Bellamy.

« Leurs décisions devraient être fondées sur une information sérieuse et sur la possibilité de traduire cette information en choix salutaires. Cela n’est possible que pour les jeunes ayant accès aux ‘compétences psychosociales’, ce qui signifie que ces jeunes sont en mesure de dominer des situations réelles rencontrées dans la vie, en particulier celles où il faut choisir son comportement vis-à-vis de ses relations, du sexe et de la drogue. En outre, les jeunes ont besoin d’avoir accès à des services médicaux adaptés aux problèmes de leur âge et de leur sexe. Il leur faut également un environnement juridique, social et familial qui leur apporte protection et soutien, » a ajouté Mme Bellamy. “Cela ne va pas seulement jouer sur les taux de prévalence chez les jeunes gens – mais aussi ralentir la progression du taux de transmission entre parents et nourrissons. »

Plus de la moitié des nouvelles infections à VIH se produisent chez des individus âgés de 15 à 24 ans – dans cette tranche d’âge, il y a 6 000 nouveaux cas chaque jour, ou quatre par minute. Les filles sont particulièrement vulnérables. En Afrique subsaharienne, plus des deux tiers des 8,6 millions de jeunes, de 15 à 24 ans, atteints du VIH/SIDA, sont des filles. Une étude de l’UNICEF, réalisée dans la même région, a montré que la moitié des filles de 13 à 19 ans interrogées ignoraient qu’une personne paraissant en bonne santé pouvait avoir le SIDA.

Le projet de loi consacre 3 milliards de dollars sur cinq ans à la lutte contre le SIDA en Afrique et dans les Caraïbes, y compris des fonds pour les médicaments antirétroviraux et autres traitements. L’objectif est de concourir à la prévention de 7 millions de nouveaux cas, de traiter au moins 2 millions de personnes avec des médicaments prolongeant la durée de vie, et de fournir des soins à des millions d’autres individus touchés par le SIDA, y compris les enfants que cette maladie a rendus orphelins.

Les pays qui doivent recevoir un soutien sont le Botswana, la Côte d’Ivoire, l’Ethiopie, le Guyana, Haïti, le Kenya, le Mozambique, la Namibie, le Nigéria, le Rwanda, l’Afrique du Sud, la Tanzanie, l’Ouganda et la Zambie.

Mme Bellamy a incité l’Administration américaine à consacrer une plus grande partie de l’enveloppe globale au Fonds mondial de lutte contre le VIH/SIDA, la tuberculose et le paludisme. “La communauté internationale a créé le Fonds mondial pour orienter, le plus efficacement possible, des ressources vers les pays en développement, afin de les aider à faire face à la crise du VIH/SIDA. Pour que le Fonds reste une opération viable, il est indispensable que les Etats-Unis le soutiennent davantage -- sous forme de fonds et d’engagement.”

Prévalence du VIH chez les adultes et les jeunes, par pays ciblé

% d’adultes de 15 à 59 ans atteints par le VIH/SIDA

% de femmes de 15 à 24 ans atteintes par le VIH/SIDA*

% d’hommes de 15 à 24 ans atteints par le VIH/SIDA*

Botswana

38,8

31,5

16,1

Côte d’Ivoire

9,7

8,4

2,9

Ethiopie

6,4

7,8

4,4

Guyana

2,7

4,0

3,3

Haïti

6,1

5,0

4,1

 Kenya

15,0

15,6

6,0

Mozambique

13,0

14,7

6,1

Namibie

22,5

24,3

11,1

Nigéria

5,8

5,9

3,0

Rwanda

8,9

11,2

4,9

Afrique du Sud

20,1

25,7

10,7

Tanzanie

7,8

8,1

3,6

Ouganda

5,0

4,7

2,0

Zambie

21,5

21,0

8,1

* estimations médianes
Sources : UNICEF, ONUSIDA, OMS, 2002. Les jeunes et le VIH/SIDA : une solution à la crise

L’UNICEF est entièrement financé par des dons de personnes, de fondations, d’entreprises et de gouvernements. Les dons pour le soutien du travail actuel de l’UNICEF en vue de prévenir le VIH/SIDA peuvent être adressés à http://www.supportunicef.org/

Pour de plus amples informations, veuillez vous adresser au service de presse en ligne :
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Conseiller principal en communication, VIH/SIDA
New York: (1-212) 326-7593; lbarrie@unicef.org

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Media Chief (Chef Médias)
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Marixie Mercado
Médias UNICEF
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Wivina Belmonte
UNICEF Genève: (41-22) 909-5509; wbelmonte@unicef.org

 


 

 

 

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