Centre de presse

Communiqué de presse

Les nouveau-nés deviennent la priorité des efforts pour la survie de l’enfant

JOHANNESBURG, 1er juillet 2014 – Lors de la clôture d’un forum international portant sur la prévention des décès de mères, d’enfants et de nouveau-nés, l’UNICEF a affirmé que les engagements pris par les gouvernements et les organisations du secteur public et privé avaient le potentiel de transformer la situation pour les nouveau-nés. Des millions de nouveau-nés meurent chaque année, a rappelé l’organisation.

Les chiffres fournis par l’UNICEF montrent que 2,9 millions de bébés décèdent durant le premier mois de leur vie. Parmi ceux-ci, 1 million ne survivent pas au-delà du premier jour, ce qui fait des premières vingt-quatre heures de la vie d’un enfant les plus dangereuses. Alors que, mondialement, les décès d’enfants de moins de cinq ans ont diminué, passant d’environ 12 millions en 1990 à 6,6 millions en 2012, le nombre de décès de nouveau-nés stagne et il représente aujourd’hui un plus grand pourcentage des décès d’enfants qu’en 1990, passant de 33% cette année-là à 44% en 2012.

Le Plan d’action « Chaque nouveau-né lancé lors du forum de Johannesburg par l’ex-Première Dame d’Afrique du Sud et la militante des droits des femmes et des enfants Graça Machel, a pour but de tenter de combler cette lacune flagrante des programmes mondiaux pour la survie de l’enfant.

 « Je suis très optimiste et je crois que des progrès peuvent être réalisés parce que cela a été fait par certains pays, » a dit le Dr Mickey Chopra, le responsable des programmes internationaux de santé à l’UNICEF. « Au cours de la dernière décennie, le Rwanda, par exemple, a connu la diminution la plus rapide de mortalité infantile en Afrique subsaharienne. Si nous utilisions les mêmes méthodes au niveau international, d’ici 2035, un enfant né au Cameroun aurait les mêmes chances de survie qu’un enfant né aux États-Unis. »

Le Plan d’action « Chaque nouveau-né » a été élaboré par l’UNICEF et l’Organisation mondiale de la Santé et présente une feuille de route précise sur la façon de mettre fin aux décès évitables de nouveau-nés. Il encourage des démarches novatrices destinées à renforcer les stratégies portant sur le secteur de la santé et définit des normes pour la qualité des soins et le calcul du nombre de naissances et de décès. Il comprend aussi des programmes ayant pour but de fournir aux plus négligés les prestations de santé disponibles pour tous et fixe des directives en matière de responsabilisation.

« Les mesures qui sont préconisées dans le Plan d’action « Chaque nouveau-né » peuvent prévenir plus de 70% des décès qui se produisent aujourd’hui, affirme l’UNICEF. La solution est d’obtenir un engagement politique ; et c’est ce que le lancement du plan d’action et le forum ont cherché à faire. »

Au cours de dernières semaines, des engagements ont été pris par des gouvernements, des organisations de la société civile et le secteur privé pour appuyer les programmes en faveur des nouveau-nés. Parmi ceux-ci figurent des promesses de soutien à la santé des nouveau-nés d’une valeur de presque un demi-milliard de dollars faites par les États-Unis, le Canada, la Banque islamique de développement, Johnson & Johnson, GSMA, la Fondation Bill et Melinda Gates et d’autres.

« Les pays doivent faire preuve d’initiative pour garantir que ces mesures simples et éprouvées pour soutenir la survie de l’enfant soient appliquées au niveau local, » a ajouté le Dr Kim Eva Dickson, conseillère principale à l’UNICEF pour la santé maternelle et néonatale. « Ceci garantirait que toutes les mères et tous les bébés, mêmes ceux se trouvant dans les communautés les plus isolées, puissent obtenir la qualité de soins dont ils besoin pour pouvoir survivre. »

Indispensable à cette action est la nécessité de veiller à ce que les enfants, particulièrement les plus jeunes, soient comptabilisés par leurs gouvernements. Les quelque 3 millions de nouveau-nés qui meurent et les 2,6 millions de mortinaissances sont largement absents des statistiques de leurs pays. Ni leurs naissances ni leurs décès ne sont enregistrés et il n’y par conséquent que peu d’obligations pour rendre compte de leurs vies et peu d’attention portée aux raisons pour lesquelles ils meurent.
 
« Alors que nous célébrons cette année le 25ème anniversaire de la Convention relative aux droits de l’enfant, il nous reste encore beaucoup à accomplir pour faire en sorte que même le plus jeune enfant dispose du droit le plus fondamental : celui de survivre, a dit le Dr Chopra. Nous espérons que ceci n’est que le début d’une dynamique que rien ne pourra freiner et qui nous conduira à mettre fin aux décès de nouveau-nés en l’espace d’une génération. »

###

À propos de l’UNICEF
L’UNICEF promeut les droits et le bien-être de chaque enfant, dans tout ce que nous faisons. Nous travaillons dans 190 pays et territoires du monde entier avec nos partenaires pour faire de cet engagement une réalité, avec un effort particulier pour atteindre les enfants les plus vulnérables et marginalisés, dans l’intérêt de tous les enfants, où qu’ils soient.  

Suivez-nous sur Twitter et Facebook

Pour plus d’informations :

Rita Ann Wallace, UNICEF New York, tél. : + 1 212 326-7586; mobile : + 1 917 213 4034, rwallace@unicef.org

Suzanne Beukes, UNICEF Johannesburg, tél. : +27 (0) 11 517 1606, mobile : +27 (0) 79 495 5935, smbeukes@unicef.org

Chiara Frisone, UNICEF Johannesburg, tél. : +27 (0) 11 517 1554, mobile : +27 (0) 72 664 8003, cfrisone@unicef.org


 

 

 

Recherche