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Communiqué de presse

République centrafricaine : l’eau potable est rétablie pour plus de 183 000 personnes à l’approche de la saison des pluies

BANGUI, République centrafricaine/DAKAR, Sénégal,  5 mars 2014 – Juste avant le début de la saison des pluies, qui accroît le risque de maladies d’origine hydrique comme le choléra, l’UNICEF et ses partenaires ont rétabli en République centrafricaine (RCA) les services en eau salubre et eau potable chlorée pour plus de 183 000 personnes déplacées.

« L’accès à l’eau potable reste hors de portée pour de nombreuses personnes qui ont été déplacées par les violences, » a déclaré le Représentant de l’UNICEF en RCA, Souleymane Diabaté. « Alors qu’ont débuté les premières pluies importantes, les eaux stagnantes et les inondations augmentent les risques d’une flambée de choléra.   
 
« Les enfants sont particulièrement vulnérables aux maladies liées à une eau insalubre et à des conditions sanitaires inadaptées. Un approvisionnement sûr en eau potable est essentiel pour leur survie et leur bien-être. »

Plus d’un an après le début du conflit, de nombreuses familles déplacées n’ont toujours pas ou peu accès à de l’eau salubre et celles y ayant accès ne reçoivent qu’une part infime de ce qui leur est nécessaire. 

Parmi les mesures essentielles prises par l’UNICEF et ses partenaires au cours des deux derniers mois figurent les suivantes :

• Plus de 72 000 personnes qui ont fui leurs foyers et tout abandonné ont reçu du savon et des bidons ainsi que des informations sur les bonnes pratiques d’hygiène, dans le cadre d’une opération menée pour prévenir une flambée de maladies contagieuses d’origine hydrique. 

• Dans les communautés musulmanes vulnérables de PK5, PK12 et de l’aéroport militaire de Bangui, qui sont encerclées et menacées par les milices anti-Balaka, 5 000 personnes déplacées ont continué à recevoir des approvisionnements d’urgence en eau au cours de ces derniers mois.

• À Bossangoa, près de 17 000 personnes déplacées à l’intérieur du pays disposent à présent de plus de 22 litres d’eau par personne et par jour, après que l’UNICEF eut contribué à la remise en état des installations de la compagnie nationale des eaux qui ont été saccagées pendant le conflit. L’UNICEF est aussi à pied d’œuvre pour améliorer à la fois la quantité et la qualité de l’eau pour 352 000 personnes vulnérables.

• Avec l’aide du dispositif d’aide humanitaire de l’Union européenne, ECHO, l’UNICEF collabore également avec ses partenaires pour accroître la production d’eau de la station de traitement des eaux de Bangui, rétablir le système de distribution d’eau municipal à Bouar et réparer les pompes manuelles, les forages et les puits à l’intérieur du pays, partout où les conditions d’accès le permettent. 
« À l’intérieur du pays, de nombreux points d’eau ont été détruits ou se sont détériorés à cause de l’absence d’entretien pendant plus d’un an. Quand cela est possible, nous remettons en état plutôt que de chercher à créer de nouveaux points d’eau, ce qui est plus durable que de distribuer de l’eau par camions citernes, » a ajouté Souleymane Diabaté.

En 2014, l’UNICEF demande 62 millions de dollars É.-U. pour répondre aux besoins humanitaires des enfants en RCA, ce montant incluant 14 millions de dollars pour couvrir les besoins en eau, en assainissement et en hygiène.

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Notes aux rédactions :
L’arrivée de la saison des pluies accroît de façon importante le risque de contamination des sources d’eau, particulièrement dans les zones où la population pratique la défécation à l’air libre. Permettre l’accès à de l’eau potable et chlorée est une des priorités des efforts de l’UNICEF pour prévenir des flambées de maladies. La chloration de l’eau est un des moyens de contrôle les plus efficaces des maladies d’origine hydrique comme le choléra.

À Bangui, la production de la station de traitement des eaux sera accrue de 30%, notamment grâce à la fourniture de pièces détachées et de pompes. Des produits chimiques pour le traitement de 28 000 mètres cubes par jour pendant les trois prochains mois ont également été fournis.

À Bouar, 40 000 personnes auront de nouveau  accès à l’eau potable, des travaux étant actuellement en cours pour remettre en état le système municipal de distribution d’eau. 

Depuis le 14 février, à Bossangoa, la population, y compris celle des sites pour personnes déplacées, a à présent accès à l’eau potable grâce à la compagnie nationale des eaux dont le fonctionnement a été rétabli avec l’aide de l’UNICEF. Ses locaux avaient été saccagés en septembre 2013 et s’étaient dégradés. Avant cela, l’UNICEF contribuait à l’apport de réserves d’urgence grâce à des réservoirs souples et des camions citernes.

L’UNICEF dirige la coordination nationale du groupe sectoriel de l’eau, de l’assainissement et de l’hygiène qui a pour but d’améliorer la coordination et l’intervention d’urgence. Elle est composée de trois partenaires du secteur public, de 11 ONG nationales et de 15 ONG internationales. 

À propos de l’UNICEF
L’UNICEF promeut les droits et le bien-être de chaque enfant, dans tout ce que nous faisons. Nous travaillons dans 190 pays et territoires du monde entier avec nos partenaires pour faire de cet engagement une réalité, avec un effort particulier pour atteindre les enfants les plus vulnérables et marginalisés, dans l’intérêt de tous les enfants, où qu’ils soient. Pour en savoir plus sur l’UNICEF et son action : www.unicef.org/French

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