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Communiqué de presse

Les communautés ont un rôle crucial à jouer pour résoudre le problème du manque de toilettes, affirme l’UNICEF

Journée mondiale des toilettes

NEW YORK, le 19 novembre 2013 – Plus d’un tiers de la population mondiale n’a toujours pas accès à des toilettes, ce qui a des conséquences désastreuses sur la santé et le développement des enfants, a affirmé l’UNICEF à l’occasion de la Journée mondiale des toilettes.

Mais ce sont les communautés elles-mêmes qui détiennent la clé du problème, a souligné l’organisation.

Près de 1,9 milliard de personnes ont obtenu l’accès à un assainissement amélioré depuis 1990, mais en 2011, 36 pour cent de la population mondiale, soit environ 2,5 milliards de personnes, n’en bénéficiaient toujours pas.

« L’accès aux toilettes reste un sujet tabou, un secret honteux, même dans certains pays très prospères, a dit M. Sanjay Wijesekera, Directeur mondial des programmes Eau, Assainissement et Hygiène (WASH) de l’UNICEF. Mais le fait d’être invisible ne rend pas ce problème moins dangereux, bien au contraire. Le manque d’accès aux toilettes tue littéralement des enfants, entraîne des maladies chez les adultes et ralentit le progrès, jour après jour. »

D’après les chiffres publiés par l’UNICEF un peu plus tôt cette année, le manque d’accès à de l’eau salubre, à l’assainissement et à l’hygiène est l’une des principales causes des décès imputables à la diarrhée chez les enfants de moins de cinq ans, et il entraîne chaque jour la mort de quelque 1 400 enfants.

L’UNICEF a pris la tête d’un mouvement prônant un changement social grâce auquel 25 millions d’individus ont cessé la pratique de la défécation à l’air libre et utilisent maintenant des toilettes. Le programme « Approches communautaires pour un assainissement total » (CATS), qui encourage les communautés à prendre les choses en main et à proposer leurs propres mesures pour mettre fin à la défécation à l’air libre, a obtenu des résultats à grande échelle. Les derniers chiffres montrent qu’une cinquantaine de pays ont mis en place des programmes CATS et de nombreux gouvernements ont incorporé une approche similaire dans leurs politiques nationales.

En dépit de ce succès, les pays, les communautés et les individus ont encore beaucoup à faire, a affirmé M. Wijesekera, en particulier pour faire sortir de l’ombre ce sujet tabou que sont les toilettes et la défécation à l’air libre, en débattre ouvertement et accepter d’attaquer le problème.

L'approche CATS fonctionne précisément parce qu'elle repose sur le principe selon lequel les gens doivent prendre leurs décisions eux-mêmes et proposer leurs solutions à eux. Comme il y a de plus en plus de gouvernements et de communautés qui appliquent cette méthode pour éliminer la défécation à l’air libre et élargir l'accès à des toilettes, beaucoup plus de personnes devraient en bénéficier, en particulier grâce à la réduction des maladies liées à WASH.

Outre sa campagne mondiale actuelle « Pas d’accès », sur www.unicef.org/toilets4all, l’UNICEF promeut d’importantes interventions partout dans le monde  à l’occasion de la Journée mondiale des toilettes, afin de sensibiliser le public aux dangers de la défécation à l’air libre et du problème du manque d’accès à un assainissement amélioré.

En Inde, où environ 65 pour cent de la population n’avaient pas accès à un assainissement amélioré en 2011, et plus de 620 millions de personnes déféquaient à l’air libre, UNICEF Inde lance Poo2loo, une campagne en ligne sur le sujet de la défécation à l’air libre dans le pays.  Chacun peut prendre l’engagement de créer un « pays sans caca » sur www.poo2loo.com, s’inscrire sur Facebook (https://www.facebook.com/poo2loo)  et suivre l’évolution de la campagne sur Twitter (https://twitter.com/poo2loo).

Au Mali, pour la Journée mondiale des toilettes, l’UNICEF lance un projet de marketing de l’assainissement en partenariat avec PSI-Mali et la Direction nationale de l’assainissement.

En Érythrée, il y aura des manifestations à travers tout le pays pour célébrer les certificats accordés aux communautés qui ont banni la défécation à l’air libre.

« Toute mesure qui incite les gens à changer leurs habitudes en matière de défécation nous rapproche de l’objectif de l’assainissement pour tous, explique M. Wijesekera. Ce n’est pas facile, mais c’est tout-à-fait réalisable, et en outre, c’est absolument indispensable si nous voulons vivre une vie saine au XXIe siècle. »

NOTE AUX ÉDITEURS :

• La Journée mondiale des toilettes, observée depuis longtemps le 19 novembre, est devenue une Journée officielle des Nations Unies en vertu d’une résolution de l’Assemblée générale de 2013.

• La cible des Objectifs du Millénaire pour le développement est de réduire le pourcentage de la population mondiale qui n’a pas accès à un assainissement amélioré, de 51 pour cent en 1990 à 25 pour cent d’ici 2015. Même si près de 1,9 milliard d’individus ont obtenu un accès à un assainissement amélioré depuis 1990, le total de ceux qui y avaient accès en 2011 ne représentait encore que 64 pour cent de la population mondiale.

• Par assainissement amélioré,  on entend des installations sanitaires qui séparent de façon hygiénique les excréments humains du contact humain. Les installations sanitaires améliorées comprennent celles qui sont connectées à un réseau d’égouts ou un système septique, les latrines à chasse d’eau, les latrines améliorées à fosse ventilée ou les fosses d’aisance avec dalle ou couvercle.

À propos de l’UNICEF
L’UNICEF promeut les droits et le bien-être de chaque enfant, dans tout ce que nous faisons. Avec nos partenaires, nous travaillons dans 190 pays et territoires du monde entier  pour traduire cet engagement en action concrète, en déployant des efforts spéciaux pour les enfants les plus vulnérables et les plus marginalisés, pour le bien de tous les enfants, partout.

Pour en savoir plus sur l'UNICEF et son travail : www.unicef.org/french

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Rita Ann Wallace, UNICEF New York, Tél. : + 1 212 326-7586, Mobile: + 1 917 213-4034, rwallace@unicef.org


 

 

 

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