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Communiqué de presse commun

28,5 millions d’enfants toujours en attente d'une éducation à cause des conflits

#EducationCannotWait

NEW YORK, 23 septembre 2013 – Les dirigeants d'États, d'organisations internationales et de la société civile du monde entier ont déclaré aujourd'hui que 28,5 millions d'enfants se voient toujours privés de l'accès à l'éducation dans les pays en proie à des conflits, et que cette situation ne peut plus leur être imposée.

Plus de la moitié des 57 millions d'enfants d'âge primaire actuellement déscolarisés vivent dans des pays ravagés par la guerre et les conflits, et sont privés de leur droit à l'éducation, contre 42 pour cent en 2008.

Selon des données de l'organisation Save the Children, cette hausse est en grande partie imputable aux conflits, aux combats et aux déplacements de population dans des pays tels que la Syrie, la République centrafricaine, le Mali et la République démocratique du Congo.
Des dizaines de milliers d'écoles ont été attaquées, ou sont occupées par les forces armées, ce qui accroît d'autant le risque que les enfants piégés par ces crises ne soient jamais scolarisés, ou qu’ils abandonnent leurs études.

La manifestation organisée ce jour sur le thème « L'éducation ne peut attendre » se tient pour la deuxième année consécutive dans le cadre de l'Assemblée générale des Nations Unies, sous la présidence de Gordon Brown, Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies pour l'éducation dans le monde. Elle a été organisée pour appuyer l'initiative mondiale L'éducation avant tout, lancée il y a un an par le Secrétaire général.

« Nous devons nous départir résolument et délibérément des modalités anciennes d'intervention dans les crises humanitaires, où l'éducation était systématiquement sous-financée, » a déclaré Gordon Brown, Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies pour l'éducation dans le monde. « Aujourd'hui où l'on compte presque un million d'enfants parmi les réfugiés syriens, nous avons la possibilité d'engager une action immédiate, pour prouver que nous sommes non seulement capables de formuler des priorités, mais aussi de concrétiser la promesse de l'éducation pour tous, une éducation sans frontières, en apportant l'espoir et l'ouverture même dans les circonstances les plus épouvantables. »

Les attaques perpétrées contre les écoles, les élèves et les enseignants constituent une violation patente des droits de l'homme et du droit humanitaire international, et s'apparentent à des crimes de guerre. Or, les écoles continuent d'être bombardées, pillées, occupées, et utilisées à des fins politiques ou pour y loger des familles déplacées.

« Nous sommes ici aujourd'hui parce que l'éducation ne doit jamais être une victime de la crise ... ou le coût à payer d'un conflit », a déclaré M. Anthony Lake, Directeur général de l'UNICEF. « L'éducation ne peut attendre que les batailles cessent … ou que l'on puisse éviter les catastrophes... ou qu'un financement soit disponible. L'éducation ne peut attendre… parce que les enfants ne peuvent attendre. »

« L'éducation est grossièrement sous-financée dans les situations d'urgence où elle ne représente que 1,4 pour cent de l'aide humanitaire, » a déclaré Alice Albright, la Directrice générale du Partenariat mondial pour l'éducation. « Nous devons au minimum doubler ce chiffre, veiller à ce que l'aide soit plus efficace, et améliorer la coordination entre les pouvoirs publics, les donateurs et les organismes humanitaires. »

Une éducation de qualité suppose des investissements et une planification destinés à donner aux enfants qui vivent dans certains des lieux les plus hostiles de la planète l’espoir et la chance de donner forme à leur avenir.

Conscients de cette situation, les dirigeants qui ont pris part à la manifestation « L'éducation ne peut attendre » ont lancé un appel commun à l'action, pour notamment :

• Développer la prévention et la planification des situations d'urgence, et intégrer les activités de préparation et de relèvement dans les plans sectoriels de l'éducation et dans les budgets nationaux
• Donner la priorité à l'éducation dans les situations d'urgence, en augmentant l'aide humanitaire à l'éducation et en améliorant son acheminement sur le terrain
• Protéger les enfants, les enseignants et les établissements scolaires contre les attaques.

L'enseignement ne doit pas être interrompu, car les enfants qui manquent l'école sont souvent incapables de rattraper leur retard, et cumulent ainsi des désavantages tout au long de leur existence.

« Dans les situations d'urgence, les parents et les soignants demandent que l'éducation de leurs enfants soit préservée ; c'est l'une des premières choses qu'ils évoquent. Ils connaissent la valeur de l'éducation, » a indiqué Lori Heninger, Directrice du Réseau interinstitutionnel pour l'éducation dans les situations d'urgence. « Si nous nous ne garantissons pas l'éducation dans les situations d'urgence, nous manquons à nos engagements à l'égard des populations que nous sommes censés servir, celles-là mêmes qui ont déjà tant perdu. »

« L'éducation ne peut pas et ne doit pas attendre. Nous avons tous un devoir à l'égard des enfants de la planète, leur offrir une éducation de qualité, même lorsqu'ils vivent dans des conditions désastreuses, » a indiqué Tove Wang, Directrice générale de Save the Children pour la Norvège.
Les dirigeants ont convenu que l'éducation doit jouer un rôle central dans tout plan de développement de l'après-2015.

« L'éducation doit faire partie intégrante des efforts de consolidation de la paix, et non constituer une pièce rapportée, et elle doit être rattachée au développement à long terme, » a déclaré Irina Bokova, Directrice générale de l'UNESCO. « C'est là un aspect essentiel de l'action menée en prévision de 2015 et des programmes mondiaux qui suivront. »

Les organisations ayant participé à cette manifestation sont l'UNICEF, Save the Children, le Partenariat mondial pour l'éducation, le Bureau du Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies pour l'éducation dans le monde, le Réseau interinstitutionnel pour l'éducation dans les situations d'urgence (INEE), le Groupement de l'éducation, l’UNESCO, l’IIPE-UNESCO, la Coalition mondiale pour la protection de l'éducation contre les attaques, le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés et Plan International.

Pour lire le texte de l'Appel à l'action, rendez-vous à l'adresse : www.globalpartnership.org/media/2013-09-Education-cannot-wait-Call-to-Action.pdf

Pour de plus amples informations, veuillez contacter :

Shimali Senanayake, UNICEF, Média, New York
tél : + 1 917 265 4516
courriel : ssenanayake@unicef.org

Eileen Burke, Save the Children
tél: + 1 203-216-0718
courriel : eburke@savechildren.org

Alexandra Humme, Partenariat mondial pour l'éducation
tél: + 1 202 458 5511
courriel : ahumme@globalpartnership.org

Pour en savoir plus sur l'initiative mondiale « L'éducation avant tout », lancée par le Secrétaire général des Nations Unies, rendez-vous à l'adresse : www.globaleducationfirst.org

 


 

 

 

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