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Communiqué de presse

L’enregistrement universel des naissances pourrait être l’héritage durable du 50ème anniversaire de l’Union africaine

ADDIS-ABEBA, 20 mai 2013 – Le 50ème « anniversaire » de l’Union africaine offre la chance de s’engager durablement en faveur des enfants du continent en donnant à chacun d’entre eux un nom et un statut légal et en apportant un changement durable et des avantages sociaux au plus d’un milliard de personnes d’Afrique subsaharienne, a dit aujourd’hui l’UNICEF.

Le nombre d’enfants du continent devrait augmenter de 130 millions d’ici à 2025, d’après les études démographiques. Près d’un enfant de la planète sur trois vivra en Afrique d’ici au milieu du siècle. D’ici à 2030, l’Afrique subsaharienne aura le plus grand nombre d’enfants âgés de moins de 18 ans du monde.

« La plus grande ressource de l’Afrique, ce sont ses enfants, » a dit M. Martin Mogwanja, Directeur général adjoint de l’UNICEF. « Pourtant, les aspirations du continent ne pourront être vraiment satisfaites que quand seront réalisés les droits des enfants à la survie, au développement et à la protection. La première étape dans cette direction est de veiller à ce que chaque enfant, où qu’il se trouve, soit pris en compte et reçoive une identité légale. » 

Seulement 44 pour cent des enfants africains de moins de cinq ans sont déclarés à leur naissance, ce qui signifie que la moitié de tous les enfants africains ne sont pas comptés en tant que citoyens. Dans de nombreux pays d’Afrique, les enfants des zones rurales ont beaucoup moins de chances d’être déclarés et de rester invisibles aux yeux des gouvernements; ils sont donc privés des prestations sociales et de la protection juridique pourtant essentielles à leur survie et à leur avenir.  

En Afrique, le manque d’équité affecte de nombreux enfants, particulièrement ceux vivant dans les familles les plus pauvres ou dans des zones où les niveaux d’éducation scolaire sont faibles ou dans des zones isolées ou dans des communautés marginalisées.

Faute d’identité légale, les enfants peuvent se voir refuser l’accès à des services de base comme la scolarisation. Dépourvus de détails sur leur naissance et leur âge, ils ne peuvent pas être facilement protégés contre le travail des enfants, le recrutement dans les forces armées ou les milices, la traite, le mariage précoce ou d’autres formes d’exploitation.  

L’UNICEF travaille en collaboration étroite avec l’Union africaine, la Banque africaine de développement, la Commission économique de l’ONU pour l’Afrique et différents organismes de l’ONU ainsi qu’avec l’appui de l’Union Européenne pour renforcer les dispositifs d’état civil et de statistiques indispensables en ayant recours à l’innovation, à l’intégration des prestations de services et à la création de partenariats.
 
« Nous nous félicitons que cet anniversaire soit tourné vers l’avenir collectif de l’Afrique, a affirmé M. Martin Mogwanja. « En commençant avec la mise en place de solides dispositifs d’enregistrement de l’état civil, non seulement le continent sera plus près de ses engagements envers les enfants mais ces investissements permettront de cerner les besoins en matière de planification pour la génération suivante ainsi que de répondre à des objectifs de développement plus larges. » 

En valeur absolue, l’augmentation la plus importante des populations d’enfants entre 2010-2025 aura principalement lieu en Afrique subsaharienne. En termes de pourcentages, les 10 pays connaissant les plus fortes croissances du nombre d’enfants se trouvent tous en Afrique subsaharienne : Zambie (66%), Niger (64%), Malawi (63%), République-Unie de Tanzanie (57%), Somalie (50%), Burkina Faso (48%), Ouganda (47%), Mali (46%), Rwanda (45%) et Nigéria (41%). 

Le Nigéria va plus que doubler sa population de 2012 d’ici à la moitié du siècle. Les projections actuelles de la Division de la population de l’ONU montrent que 1 décès d’enfant sur 8 se produira au Nigéria en 2010-2015.

Au cours des dix prochaines années, il y aura en Afrique 108 millions d’enfants d’âge scolaire en plus. Dans certains pays d’Afrique subsaharienne, la population des enfants d’âge scolaire doublera entre 2010 et 2025. Ceci alourdira considérablement la charge pesant sur les gouvernements pour assurer l’éducation et les services essentiels.  

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NOTE AUX RÉDACTIONS : Dans le cadre des cérémonies destinées à commémorer le 50ème anniversaire de l’Union africaine, un débat de haut niveau consacré au Scandale de l’invisibilité en Afrique aura lieu le mardi 21 mai 2013 de 15 h à 17 h au nouveau Centre de conférences de l’UA, à Addis-Abeba, en Éthiopie. Le débat sera animé par Uduak Amimo, un journaliste africain en vue ayant une vaste expérience de la couverture des événement sur le continent. Un enregistrement audio de  qualité sonore professionnelle sera disponible pour les média partenaires auprès de Channel Africa Radio, qui fait partie de la South African Broadcasting Corporation.

À propos de l’UNICEF
L’UNICEF est à pied d’œuvre dans plus de 190 pays et territoires du monde entier pour aider les enfants à survivre et à s’épanouir, de leur plus jeune âge jusqu’à la fin de l’adolescence. Premier fournisseur mondial de vaccins aux pays en développement, l’UNICEF soutient la santé et la nutrition des enfants, l’accès à de l’eau potable et à des moyens d’assainissement, une éducation de base de qualité pour tous les garçons et toutes les filles et la protection des enfants contre la violence, l’exploitation sous toutes ses formes et le SIDA. L’UNICEF est entièrement financé par des contributions volontaires de particuliers, d’entreprises, de fondations et de gouvernements. Pour plus d’informations sur l’UNICEF et son action, veuillez consulter le site : www.unicef.org/french

En juin 2012, les Gouvernements de l’Éthiopie, de l’Inde et des États-Unis ont lancé avec l’UNICEF un plan d’action mondial visant à éliminer les décès d’enfants de moins de cinq ans pouvant être évités. Depuis, plus de 170 pays se sont mobilisés autour du slogan « S’engager en faveur de la survie de l’enfant : Une promesse renouvelée » et ont réaffirmé leur volonté de garantir la survie de l’enfant. Rejoignez-nous sur Twitter et Facebook.

Pour plus d’informations, veuillez contacter :
Anthony Mwangi, responsable des relations publiques, Bureau de liaison de l’UNICEF avec l’UA et la CENUA
Tél. + 251-11-518-4223, Mobile : + 251-911-513-058,
courriel : amwangi@unicef.org

Shantha Bloemen, Chef de la communication, Service UNICEF Afrique,
Mobile : +27 (0) 79 495 5938,
courriel : sbloemen@unicef.org


 

 

 

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