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Le gouvernement et les Nations Unies formés pour améliorer la vie des peuples autochtones au Congo

Brazzaville, République du Congo – 21 novembre 2011 – Des représentants du gouvernement, les chefs des agences du Système des Nations Unies et les représentants des populations autochtones participent à un atelier de formation d’une semaine visant la prise de conscience et le respect des droits des peuples autochtones.

« Même s’ils représentent 350 millions d’habitants dans le monde, les populations autochtones demeurent un peuple marginalisé, en situation de grande pauvreté et rarement reconnu dans leur propre pays », a indiqué lors de l’ouverture de l’atelier, Mme Sonia Smallacombe, Chargée des affaires sociales au Secrétariat de l’Instance permanente des Nations Unies sur les questions autochtones (UNPFII) à New York. Mme Smallacombe est elle-même une femme autochtone, originaire de la communauté des Marimanindji et vivant dans le Nord de l’Australie.

La République du Congo est le premier pays africain à abriter une formation aussi stratégique et de cette envergure pour faire avancer les droits des populations autochtones.

La Représentante de l’UNICEF Congo Brazzaville, Mme Marianne Flach a déclaré que l’UNICEF a initié cet atelier de formation dans le cadre de l’engagement de l’agence en faveur de l’équité et de la protection des droits des peuples autochtones, qui sont au Congo les populations les plus vulnérables, le plus souvent privées de leurs droits et d’un accès aux services sociaux de base.

Cet atelier permettra aux Chefs des Agences des Nations Unies d’approfondir leur compréhension de la loi et de les doter d’outils en faveur de l’intégration des questions autochtones dans les processus de développement.

D’autre part, une vingtaine de représentants de la partie gouvernementale vont réfléchir sur les défis de l’application de la loi congolaise et les stratégies de mise en oeuvre du Plan d’action national qui impliquent la participation des populations autochtones elles-mêmes, telles que les Babongo, Baaka, Mikaya, Bagombe et les Babi. 

Dans cette optique, 25 représentants des populations autochtones parmi lesquels les membres du RENAPAC (Réseau national des populations autochtones du Congo) et les représentants des communautés autochtones de base venus des différents départements, seront également formés sur les moyens de mise en oeuvre de leurs droits.

La dernière session du vendredi rassemblera tous les participants afin de définir les perspectives d’application de la loi  tout en garantissant le respect des préoccupations exprimées par les populations autochtones elles-mêmes.

Le 25 février 2011, la République du Congo a promulgué une loi nationale sur la protection et la promotion des droits des populations autochtones qui définit leurs droits civils et politiques, sociaux, culturels et droits à la propriété. Même si l’adoption de la loi est un grand pas pour la reconnaissance de la question autochtone en général, seule son application permettra un réel changement pour ces populations les plus démunies du Congo.

Estimées à entre 2 à 10 pour cent de la population congolaise, les populations autochtones ont un accès très limité aux services sociaux de base notamment de santé et d’éducation par rapport aux autres citoyens du Congo et souffrent de discrimination et de marginalisation inacceptables.

L’atelier est organisé par le système des Nations Unies en partenariat avec l’Instance permanente des Nations Unies sur les questions autochtones (UNPFII).

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